mardi 7 août 2012

Egypte : le niqab s’invite à la télé

(Afrik.com 07/08/2012)

Lancée le 20 juillet, MaryaTv est une chaîne exclusivement réservée aux femmes portant le niqab (voile intégral). Vous ne trouverez aucun homme sur le plateau télévisé. Une initiative qui ne fait pas l’unanimité. Certains craignent une montée de l’islamisme.
Couvertes de noir de la tête au pied. Seuls les yeux sont visibles à travers une fente. Le niqab (voile intégral) est la tenue exigée des présentatrices de MaryaTv. Lancée le 20 juillet, premier jour du Ramadan, la chaîne ne compte que des animatrices voilées. Aucun homme n’est toléré sur le plateau, à l’exception du créateur de la chaîne, le salafiste Cheikh Abu Islam Ahmad Abd Allah.
MaryaTv est un média féminin et la religion est l’un des principaux thèmes abordés. Les présentatrices ne sont pas les seules à arborer le voile. Toute l’équipe doit également adopter cette tenue vestimentaire. Même les femmes interviewées sur le plateau obéissent à cette règle. Si la personne invitée ne porte pas le voile, son visage est flouté, ou on lui demande de l’arborer durant son passage à l’antenne. La chaîne diffuse son programme six heures par jour via Umma Islamic Channel, une chaîne déjà ultraconservatrice.
Au programme, émissions pour enfants, émissions de couture, débats sur les relations, comédie politique. « Nous avons tout ce dont une femme peut avoir besoin », selon Abeer Shaheer, principale présentatrice de la chaîne. « Le principal but de la chaîne est de prouver à la société qu’il y a des femmes en niqab qui sont actives, qui peuvent jouer un rôle dans la société et réussir, devenir docteur, ingénieur ou une personnalité médiatique reconnue », renchérit-elle. La chaîne veut avant tout éduquer sur l’islam. Elle s’adresse particulièrement aux jeunes égyptiennes pour « les pousser à devenir vertueuses », selon el-Cheikha Safaa Refai, l’une des dirigeantes.
Une initiative critiquée
Cette initiative est loin de faire l’unanimité. Certains spectateurs se plaignent de ne pas voir le visage ou le langage corporel des présentatrices. Peu importe ces critiques. MaryaTv campe sur ses positions. « L’apparence d’une femme n’a pas d’importance sous le niqab. Ce qui compte, c’est un esprit qui peut transmettre du sens et des sentiments. » Si certains affirment que MaryaTv est un exemple de liberté d’expression que réclamaient les Egyptiens durant la révolte contre Hosni Moubarak. D’autres craignent que la chaîne soit un signe avant-coureur d’une montée de l’islamisme, d’autant plus que le président égyptien Mohamed Morsi est issu du parti politique des Frères musulmans.
Les Egyptiennes en quête de leurs droits
La plupart des Egyptiennes porte un voile qui couvre leurs cheveux. Mais celles qui portent le niqab sont encore rares sauf dans les rues du Caire. Le niqab a longtemps été boudé. Il a émergé en Egypte il y a une quinzaine d’années lorsque les travailleurs égyptiens de retour d’Arabie Saoudite ont diffusé les valeurs du wahhabisme. L’essor des chaînes de télévision salafistes financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite a également permis au niqab d’être plus présent dans la société égyptienne. Mais sous Hosni Moubarak, les femmes voilées étaient exclues des plateaux télé.
Les conditions des femmes en Egypte sont encore très difficiles. Elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel. Après la révolution, de nombreuses égyptiennes espéraient voir leurs conditions de vie s’améliorer. Mais il n’y a pas eu de changement, pour Shahinaz Abdel Salam, militante des droits de la femme en Egypte. Pour l’auteur de Egypte, les débuts de la liberté (aux éditions Michel Lafon), « la condition féminine en Égypte est un problème lié à la société et non à la politique. C’est le peuple égyptien qui a un problème. L’égalité homme-femme n’existe pas ». Selon elle, « sous Hosni Moubarak, il n’y avait qu’une seule femme dans le Gouvernement. Il faut que le pouvoir engage des réformes pour changer les choses. La révolution est une opportunité pour que les femmes obtiennent une reconnaissance. »

par Assanatou Baldé
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La Mauritanie n'interviendra pas au Mali contre les groupes islamistes (Le Monde 07/08/2012)

(Le Monde 07/08/2012)

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi 6 août à Atar, dans le Nord, que son pays "n'interviendra pas militairement au Mali", estimant que "le problème malien est complexe" et que son pays n'en possède pas la solution.
Le président Ould Abdel Aziz a toutefois estimé que son pays "fait partie de la communauté internationale" qui "doit aider" Bamako à trouver une solution à l'occupation de "65 % de son territoire par des terroristes". Tout le nord du Mali est occupé depuis fin mars par des groupes islamistes liés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui possède des bases dans ce vaste territoire d'où elle agit dans plusieurs pays du Sahel, dont la Mauritanie.
En 2010 et 2011, l'armée mauritanienne a mené à plusieurs reprises des raids militaires au Mali contre des bases d'AQMI, notamment dans la région de Tombouctou, ville aujourd'hui entièrement contrôlée par un de ces groupes, Ansar Eddine (défenseurs de l'islam) et AQMI.
Selon Ould Abdel Aziz, la "solution doit passer d'abord par la mise en place au Mali d'un gouvernement fort et représentatif" de toutes ses forces politiques avant d'engager une action contre "le risque terroriste qui va grandissant et qui peut constituer une catastrophe pour le monde entier". "Nous avons vu venir ce problème, nous l'avons alors dit et l'histoire nous a donné raison", a-t-il affirmé en soulignant la portée de l'intervention de son armée ces dernières années contre les "bandes criminelles qui nous menaçaient depuis le nord de ce pays voisin".
LA FRANCE NE PRENDRA PAS L'INITIATIVE D'UNE INTERVENTION
La France soutiendra une intervention armée de forces africaines au Mali, mais elle n'en prendra pas l'initiative, a affirmé samedi à Lorient le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui juge une telle intervention "inéluctable". Le président François Hollande avait déjà estimé le 14 juillet qu'il revenait aux Africains de "déterminer" quand et comment intervenir militairement dans le nord du Mali, tout en promettant la "solidarité" aux pays concernés.
La Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) est disposée à envoyer une force de quelque 3 300 soldats pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord. Mais elle attend un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et demande un appui logistique, notamment à la France et aux Etats-Unis.
A Bamako, des centaines de manifestants défient le président Traoré
La police a dispersé lundi dans la capitale malienne une manifestation de quelques centaines de personnes réclamant la démission du président intérimaire du pays, Dioncounda Traoré. Deux manifestants ont été interpellés.
"Avant son départ en France, le président Dioncounda [Traoré] en nous recevant avait affirmé qu'il allait démissionner. Il est maintenant revenu. Nous avons marché pour lui dire de respecter sa parole", a affirmé Boubacar Boré, président de Yérè Wolo Ton, l'association à l'origine du rassemblement.
Le président Diouncouda Traoré est rentré le 27 juillet à Bamako, après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une agression commise dans son bureau à la présidence par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir.

Le Monde.fr avec AFP
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lundi 6 août 2012

Mali - Le Drian juge une intervention africaine au Mali "inéluctable"

(Le Monde 06/08/2012)

La France soutiendra une intervention armée de forces africaines au Mali mais elle n'en prendra pas l'initiative, a affirmé samedi 4 août à Lorient le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, qui juge une telle intervention "inéluctable".
Tombé fin mars aux mains de groupes armés, le nord du Mali est désormais contrôlé par des mouvements islamistes armés alliés à Al-Qaida au Maghreb islamique. Le président François Hollande avait déjà estimé le 14 juillet qu'il revenait aux Africains de "déterminer" quand et comment intervenir militairement dans le nord du Mali, tout en promettant la "solidarité" aux pays concernés. La Cédéao est disposée à envoyer une force de quelque 3 300 soldats pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord. Mais elle attend un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et demande un appui logistique, notamment à la France et aux Etats-Unis.
UNE SITUATION "TRÈS PRÉOCCUPANTE"
"La France n'a pas à prendre une initiative militaire au Mali", dont le nord est aux mains des islamistes armés, a déclaré à quelques journalistes M. Le Drian, en marge d'une visite au festival interceltique de Lorient. "Elle souhaite que ce soient les forces africaines, en particulier celles de la Cédéao [Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] et éventuellement de l'Union africaine, qui prennent l'initiative, c'est le sens de la résolution qui a été votée par le Conseil de sécurité". Une intervention militaire africaine est "souhaitable et inéluctable", a-t-il insisté. "La France la soutiendra et je l'espère, l'Union européenne aussi".
L'objectif de la résolution est "d'assurer la stabilité politique à Bamako, qui n'est pas encore assurée même si le président Traoré est revenu de Paris à Bamako cette semaine, d'assurer un gouvernement d'union nationale, lui donner la souveraineté nécessaire et étendre cette souveraineté au Nord-Mali avec inévitablement une intervention armée que la France pourra soutenir mais dont elle ne prendra pas l'initiative".
La situation dans le nord du Mali est "très préoccupante", a jugé M. Le Drian. "Il faut éviter par tous les moyens que cette partie du Mali devienne un 'Sahélistan', et les ingrédients sont en train de se rassembler pour qu'elle le devienne", a-t-il dit, faisant un parallèle avec l'évolution de l'Afghanistan.

Le Monde.fr avec AFP
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RDC - CIRGL : Les contradictions de la réunion de Kampala

(Le Potentiel 06/08/2012)

Président en exercice la CIRGL, l’Ouganda abrite la réunion devant décider des contours de la force neutre à déployer aux frontières entre la RDC et le Rwanda. Quelles chances peut-on accorder à la délégation congolaise dans la capitale ougandaise ? Peut-elle faire passer ses thèses quand on sait que Kampala est, à l’instar de Kigali, impliqué dans la déstabilisation de la RDC ? Il ressort que la réunion de la capitale ougandaise va briller par des contradictions entre la recherche de la paix en RDC et les ambitions expansionnistes de certains pays des Grands Lacs, notamment le Rwanda et l’Ouganda.
La République démocratique du Congo a accepté de se rendre à Kampala où va se tenir les 6 et 7 août 2012 une rencontre de la CIRGL. Il y sera discuté de la mise en place de la force neutre décidée à Addis-Abeba le 15 juillet dernier par les chefs d’Etat de la CIRGL afin d’assurer la sécurité aux frontières congolaises et rwandaises.
A tout prendre, Kinshasa voudrait envoyer des signaux d’une diplomatie disposée à tout accepter, pourvu que la paix revienne. Cette posture passe dans l’opinion congolaise comme un dîner d’une victime avec ses agresseurs. Dans la mesure où l’Ouganda n’est pas moins agresseur que le Rwanda. Leurs gouvernements respectifs n’ont jamais caché leurs ambitions sur le territoire congolais.
Lors de sa dernière interview accordée à des journalistes congolais, Joseph Kabila a laissé entendre, parlant d’un éventuel soutien de Kampala au M23, ce qui suit : «On a déjà officiellement demandé aux Ougandais de nous expliquer exactement ce qui se passe et la réponse à cette demande est que l’Ouganda n’a rien à voir». Le chef de l’Etat a tenu à se conformer aux règles en matière diplomatique.
Les chefs d’Etat du CIRGL n’ont-ils pas prié «les officiels des Etats membres de s’assurer que leurs discours, leurs attitudes, leurs prises de position publiques, leurs écrits ainsi que toute autre intervention de leur part s’inscrivent dans la logique de la promotion de la paix, la sécurité et la stabilité, et qu’ils se comportent comme des artisans et des promoteurs de la paix» ? Joseph Kabila voudrait jouer à la perfection sa partition, évitant de faire planer l’ombre d’un doute sur sa détermination de travailler sur le front diplomatique. Il se réserverait d’aller vite en besogne avant que des enquêtes fournissent des preuves irréfutables établissant l’implication de Kampala dans l’insécurité entretenue par le M23.
Force neutre : Kampala juge et partie
Toutefois, les Congolais ne se font pas d’illusions. Autant le soutien du Rwanda est un «secret de polichinelle», autant il en est pour l’Ouganda. Ils n’ont pas la mémoire courte.Le passé relativement récent est jalonné de souvenirs encore frais. Selon eux, la délégation congolaise ne serait pas en posture de faire triompher ses positions.
Il est vrai qu’une négociation est un rendez-vous «du donner et du recevoir». Dans le cas d’espèce, les interlocuteurs de la RDC détiennent, par devers eux, des revendications qu’ils ont toujours fait valoir au niveau de la communauté internationale. C’est, essentiellement, l’existence sur le territoire congolais des groupes armés rebelles à leurs régimes respectifs. En abattant de telles cartes sur la table des négociations, la partie congolaise sera mise en difficulté. Mais également en minorité.
Sur la défensive, la RDC va encaisser plus de coups qu’elle ne va en rendre. Tout simplement parce que les agresseurs ont levé l’option de tout nier en bloc, exigeant même des contre-enquêtes. Lesquelles ne sont, somme toute, que des manœuvres dilatoires destinées à garder le pied sur le sol congolais avec ce que cela représente en termes de pillage des ressources naturelles.
Les négociations se passant sur son terrain, l’Ouganda s’arrangera pour obtenir un non-lieu. Démarche que le Rwanda s’évertue à faire passer dans l’opinion internationale sans beaucoup de succès. Cela après un forcing à tous crins réalisé à Kinshasa en juin dernier. Ensuite, il pourrait obtenir le commandement de la Force internationale que l’on voudrait neutre mais qui sera composée essentiellement de contingents en provenance des pays soupçonnés, à raison, d’être des agresseurs.
Dans l’opinion nationale, l’Ouganda passerait dans ce contexte, pour juge et partie. Nombreux sont ceux qui considèrent que Kigali et Kampala sont logés à la même enseigne. D’aucuns estiment qu’une capitale plus neutre aurait pu abriter les discussions qui débutent ce lundi à Kampala. Il y aurait moins de pression sur la délégation congolaise, d’une part, et d’autre part, les victimes de cette guerre seraient moins heurtées.
La guerre de Kisangani -appelée aussi «Guerre de 6 jours»- entre les armées régulières ougandaise et rwandaise en 2000, est une preuve éloquente de la complicité entre le duo Kagame-Museveni. Dans le même ordre d’idées, l’Ouganda n’a pas encore versé les dommages et intérêts décidés par la Cour internationale de justice suite à tous les crimes commis en RDC et contre l’écosystème.
Cette guerre aurait dû pousser les autorités congolaises à refuser des négociations de paix dans l’Est de la RDC en terre ougandaise.
Garder la tête haute
En diplomatie, il faut savoir se faire entendre, en tenant une ligne claire dans toutes ses démarches. Israël l’a compris. Le Rwanda l’applique à la perfection en rapport avec le génocide de 1994. Avec un génocide de plus de 6 millions de morts, la RDC doit donner de la voix et exiger des comptes de la part des agresseurs. En toute circonstance, il est du devoir des Congolais de rappeler cette lourde responsabilité. A ce jour, tout le monde tente de mettre un terme à la mutinerie-rébellion-agression du M23. C’est une bonne chose.
La fermeté de la partie congolaise devrait se traduire par la cohérence dans la démarche. Elle doit la garder haute et non alterner fermeté et mollesse. Car, il est à craindre que ceux qui sont à la base de la déstabilisation continuent à jouir de l’impunité la plus totale.

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Egypte - Un commando attaque un poste frontière israélien dans le Sinaï

(La Croix 06/08/2012)

Les cinq membres du commando qui ont attaqué dimanche 5 août un poste-frontière entre l'Egypte et Israël ont été tués, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne.
Le commando avait tué 16 gardes-frontière égyptiens avant de pénétrer avec un blindé en territoire israélien.
Une dizaine d'hommes armés de grenades, de mitraillettes et de lance-roquettes se sont emparés dimanche de deux blindés à un barrage près de la frontière israélo-égyptienne avant de tirer sur le poste-frontière, selon un responsable de la sécurité égyptienne.
Seize gardes-frontière égyptien ont été tués, d'après le ministère de la Santé.
Les assaillants ont ensuite réussi à pénétrer en territoire israélien avec l'un des blindés, près du poste-frontière de Karm Abou Salem (Kerem Shalom, en hébreu), avant d'être neutralisés.
L'armée israélienne prévenue par les services secrets
Le véhicule blindé dont le commando s'était emparé a "tiré dans toutes les directions après avoir pénétré en territoire israélien avant d'être attaqué par des blindés et l'aviation", a indiqué lundi 6 août à la radio militaire le général Yoav Mordehai, porte-parole en chef de l'armée. "Nous étions prêts car nous disposions d'informations préalables du Shin Beth (service de sécurité) et des services du renseignement militaire ce qui a permis de faire échec à un attentat sanglant", a ajouté le porte-parole.
Le général a qualifié les membres du commando "d'éléments du jihad mondial basés dans le Sinaï, devenu une serre pour le terrorisme mondial en raison de la faiblesse du contrôle exercé" par l'Egypte.
L'armée égyptienne n'est que très faiblement présente dans la péninsule désertique en raison de la démilitarisation de ce secteur prévue par les accords de paix israélo-égyptiens de 1979.
"L'attentat a été commis par des éléments résidant dans le Sinaï et on suppose qu'ils avaient des liens avec des éléments de la bande de Gaza", a ajouté le général.
Déclarations de Mohammed Morsi
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak avait estimé dimanche soir que l'assaut soulignait "la nécessité pour les autorités égyptiennes d'agir fermement pour rétablir la sécurité et lutter contre le terrorisme dans le Sinaï".
L'ancien ambassadeur d'Israël en Egypte Yitzhak Levanon a pour sa part relevé sur la radio militaire que cette attaque avait "porté atteinte aux institutions égyptiennes, aussi bien au président Mohamed Morsi qu'à l'armée et qu'aux services de renseignements qui, au moment de l'attaque, discutaient avec des représentants de tribus bédouines du Sinaï des moyens d'améliorer la sécurité dans cette région".
Mohammed Morsi s'est engagé dans la nuit à reprendre en main le Sinaï, où la situation s'est dégradée depuis la révolte qui a renversé début 2011 son prédécesseur Hosni Moubarak.
Fermeture du passage de Rafah
Un haut responsable égyptien de la sécurité a accusé des "jihadistes" venus de la bande de Gaza voisine d'être derrière l'attaque et l'Egypte a fermé "sine die" le terminal de Rafah, à sa frontière avec Gaza, selon les médias officiels.
Rafah est l'unique point de passage entre le territoire palestinien, contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, et le monde extérieur à ne pas être contrôlé par Israël.
La police du Hamas a également annoncé avoir fermé tous les tunnels de contrebande pour éviter toute fuite des membres du commando de l'Egypte vers Gaza.

6/8/12 - 09 H 24 mis à jour le 6/8/12 - 09 H 52
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Congo/législatives : les électeurs peu enthousiastes pour le 2ème tour (PAPIER GENERAL)

(Xinhuanet 06/08/2012)

BRAZZAVILLE -- Les congolais se sont rendus très timidement dimanche aux urnes pour le deuxième tour comptant pour l'élection des représentants de la future assemblée nationale, a constaté Xinhua.
Comme lors du premier tour, le 15 juillet, le 2ème tour des élections législatives dans les grandes villes du pays à suscité peu d'engouement dans les bureaux de vote où l'on a noté, jusqu' aux premières heures de la soirée une présence timide des électeurs.
"Le scrutin a commencé a temps dans l'ensemble des bureaux que nous avons visités. On note peu d'affluence dans les bureaux de vote", a indiqué à Xinhua un observateur de la Cemac (communauté économique et monétaire d'Afrique centrale), Guy- Ndognou.
Quelques cas de fraudes ont été dénoncés dans le cinquième arrondissement (Ouenzé) où le vote a été suspendu pendant près d' une heure à cause d'un incident mineur causé le responsable d'un bureau surpris avec un important lot de bulletins de vote du candidat du parti congolais du travail.
Le 2ème tour des législatives concerne 67 sièges à pourvoir sur les 136 que comptera l'Assemblée nationale congolaise. Le PCT (au pouvoir) a engrangé 57 des 69 candidats élus au premier tour et compte une quarantaine de candidats pour ce second tour.
Le manque d'engouement des populations pour ce deuxième tour est manifeste dans la plupart des grandes villes du Congo, selon des sources contactées au téléphone par un correspondant de Xinhua.
"Le vote se déroule sans incident majeur. Il n'y a pas d' engouement dans les bureaux depuis ce matin", a précisé un observateur du Fosocel, Thomas Mbakala, qui déplore le démarrage tardif du scrutin pour des raisons techniques.
Selon lui, comparativement au premier tour, l'on a constaté un intérêt pour le scrutin chez les personnes adultes (troisième âge), notamment les femmes. "Les jeunes se montrent peu intéressés et manquent de motivation pour le scrutin", a-t-il souligné, ajoutant qu'il y a plus du monde dans les rues que dans les bureaux de vote.
Face au manque d'enthousiasme constaté pour les deux tours des législatives de cette année, le président de la République, Denis Sassou Nguesso a déclaré:
"Nous ne devions pas nous lasser. Il y a des raisons multiples qui peuvent justifier l'abstention. Je crois qu'il faut attendre la fin de l'élection elle-même, pour tirer tous les enseignements de façon globale. Je pense que c'est un processus que nous lançons et nous devrons forcement expliquer et continuer d'éduquer les populations".
"Je crois qu'il ne faut pas s'affoler autour du taux d' abstention. Il y a des peuples qui ont lancé leur processus il y a plus de deux siècles et l'on observe ici et là des imperfections. Et même parfois des taux élevés d'abstention", a indique le chef d' Etat congolais.
Avec à son actif 57 candidats sur les 69 élus au premier tour, le PCT est assuré d'une majorité absolue. La majorité présidentielle dispose d'une réserve de voix avec le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, 9 candidats en ballottage) et une trentaine d'indépendants proches en lice pour ce second tour dont les résultats pourraient être publié avant le 10 août.
L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d'opposition avec 11 députés sortants, et 16 candidats pour ce second tour avait relevé plusieurs irrégularités au premier tour et a menacé de bloquer le scrutin en cas de nouvelles "fraudes".
Le dépouillement des bulletins a commencé aussitôt après la fermeture des bureaux de vote. Et les résultats officiels ne seront pas connus avant 48 heures.
Au Congo, les députés sont élus au suffrage universel direct, pour un mandat de cinq ans renouvelable.

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Côte d'Ivoire - Fusillade à Abidjan près d'un camp militaire

(Liberation 06/08/2012)

Les tirs, qui ont duré environ deux heures à l'aube dans le quartier de Cocody, ont eu lieu au lendemain d'attaques contre un commissariat et un poste militaire de Yopougon.
Des tirs nourris ont été entendus tôt lundi à proximité d’un camp militaire d’Abidjan, ont déclaré plusieurs habitants à l’AFP, sans pouvoir en préciser l’origine.
«Vers 4 heures du matin (6 heures en France), j’ai commencé à entendre des tirs de pistolet, et ensuite de kalachnikov» vers le camp d’Akouédo, dans le quartier de Cocody, a raconté une habitante du secteur, ajoutant que les tirs ont cessé au bout de deux heures.
Il y a eu «des échanges de tirs nourris, les tirs étaient très forts», a indiqué un autre résident.
militaire a confirmé ces tirs, sans pouvoir dans l’immédiat en préciser l’origine : «on ne sait pas de quoi il s’agit», a-t-elle affirmé.
«On a peur, tout le monde est enfermé chez soi», a témoigné un habitant.
Ces tirs surviennent au lendemain de la mort de cinq militaires des Forces républicaines (FRCI) tués dans l’attaque d’un commissariat et d’un poste de contrôle de l’armée par des hommes lourdement armés à Yopougon, quartier ouest d’Abidjan.
L’insécurité a reculé dans le pays depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 ayant fait 3 000 morts, mais la circulation d’armes en tous genres, des ex-combattants mécontents de leur sort et des tensions ethniques toujours vives, en particulier dans l’Ouest, nourrissent des incidents parfois meurtriers.

(AFP)
6 août 2012 à 09:54
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Mauritanie - Des partis de l'opposition adoptent une charte demandant le départ du régime du président mauritanien Aziz

(Xinhuanet 06/08/2012)

NOUAKCHOTT -- Une dizaine de partis politiques de la Coordination de l'opposition démocratique (COD) ont adopté, samedi, à Nouakchott, une charte demandant "le départ du président Mohamed Ould Abdel Aziz" comme "condition sine qua non à toute solution à la crise politique en Mauritanie", a constaté un correspondant de Xinhua sur place.
La COD rejette "toutes les solutions partielles ne prévoyant pas le départ du pouvoir de Ould Abdel Aziz", indique la charte qui ajoute que les partis d'opposition refusent "de participer à toute élection dont la transparence n'est pas garantie".
La texte renouvelle l'engagement des partis de la COD à " poursuivre leur combat démocratique et pacifique" jusqu'à obtenir l'éviction du président Ould Andek Aziz.
La publication de la charte intervient à un moment où aucune date n'a encore été retenue pour le déroulement des élections législatives reportées depuis 2011.
Ces élections qui, selon le gouvernement mauritanien, devraient avoir lieu avant la fin 2012, avaient été reportées pour "des raisons techniques et logistiques".
La charte de la COD prévoit la mise en place d'un gouvernement de transition chargé de la gestion du pays après le départ du président Ould Abdel Aziz, en attendant la mise en place d'un programme politique, économique et social à même de résorber le chômage et de mettre un terme à l'esclavage et aux atteintes aux droits de l'homme dans le pays.
L'opposition accuse le pouvoir de mener "une guerre par procuration dans le nord du Mali engageant les soldats dans une guerre perdue d'avance qui a permis à Al-Qaida au Maghreb islamique de passer du stade de milices armées à celui d'un Etat qui constitue une menace réelle pour le pays".
L'opposition politique mauritanienne, qui estime que le pays connait une crise "multidimensionnelle", multiplie, depuis plusieurs mois, ses activités de protestation pour obtenir le départ du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.

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Mali - Journée de tension à Gao

(BBC Afrique 06/08/2012)

Le calme est revenu à Gao dans le nord du Mali après une journée de tension dimanche. Des jeunes ont tenu tête aux islamistes du mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (MUJAO), qui voulaient amputer un voleur présumé. Cependant un animateur ayant appelé à la mobilisation sur une radio a passé la nuit à l'hôpital après qu'il a été sévèrement battu par les islamistes.
Pour avoir appelé à la résistance sur les ondes de sa radio, l'animateur Malick Aliou Maiga a été enlevé et tabassé dimanche soir sur ordre du commissaire de police du mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest, le MUJAO.
L'incident qui s'est déroulé aux environs de 21 heures a donné lieu à une manifestation improvisée. Les islamistes ont tiré en l'air pour disperser les protestataires. Certains jeunes ont brûlé des pneus.
Plus d'une heure après, l'animateur de la radio Adar Koïma est retrouvé à l'hôpital de Gao où il passera la nuit avec plusieurs blessures à la tête selon un journaliste qui s'est rendu à son chevet. Un manifestant est également atteint d'une balle à la jambe.
La ville a retrouvé la quiétude après l'appel au calme à la radio du chef du MUJAO Abdoul Hakim, accompagné du directeur de la radio dont Malick est employé.
L'animateur est accusé d'avoir incité les jeunes à manifester contre la décision de islamistes de couper le bras à un présumé voleur dimanche matin. Celui-ci aurait volé des armes de ces mêmes islamistes.
Pour les uns c'est sous la pression populaire, les jeunes étant sortis très nombreux, pour les autres c'est grâce aux négociations des notables de la ville que l'amputation prévue sur l'espace public a été remise à plus tard.
La semaine dernière un couple non marié a été lapidé à mort à Aguelhok au nom de la charia.

Dernière mise à jour: 6 août, 2012 - 05:40 GMT
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Mauritanie : un rapport de l'ordre des avocats déplore "un grand recul" des libertés dans le pays

(Xinhuanet 06/08/2012)

NOUAKCHOTT -- Un rapport de l'ordre national des avocats mauritaniens, rendu public, dimanche, constate un "grand recul" des libertés et des droits de l'homme en Mauritanie.
Le rapport publié par le bâtonnier de l'ordre, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, cite à l'appui de ses affirmation : les " tortures, traitements cruels, inhumains et dégradants, violentes répressions des manifestations, limites à la liberté de la presse, limites à la liberté syndicale, limites à l'indépendance des juges, limites à l'indépendance des avocats".
"Oui, en effet, on peut parler de recul des libertés dans le pays, je l'atteste", a-t-souligné, rappelant que le rapport d'Amnesty international 2012 "déplore que la Mauritanie est malheureusement parmi les pays où les forces de l'ordre ont tiré des balles réelles sur les manifestants, faisant des blessés et des morts".
"Il s'agit incontestablement d'une preuve du recul des libertés dans le pays", a ajouté le bâtonnier qui a estimé qu'il est de son devoir "d'informer le président de la République sur la situation des droits de l'homme et de la justice en Mauritanie".

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Le Soudan et le Soudan du Sud trouvent un accord sur le partage de leurs ressources pétrolières (Mbeki)

(Xinhuanet 06/08/2012)

ADDIS ABEBA -- Le Soudan et le Soudan du Sud ont conclu un accord sur le partage de leurs ressources pétrolières avant de décider d'ajourner leurs négociations sur les autres questions en suspens à 22 août, a déclaré samedi à Addis Abeba, Thabo Mbeki, ancien président sud-africain et médiateur de l'Union africaine.
Les deux pays ont trouvé un accord sur l'aspect financier de l'exportation du pétrole sud-soudanais à travers le territoire soudanais, a dit M. Mbeki.
Les deux parties ont décidé par ailleurs de se retrouver le 22 août pour poursuivre leurs négociations sur d'autres questions en suspens, dont la démarcation des frontières et les questions de sécurité, a indiqué M. Mbeki.
Les présidents soudanais Hassan Al-Béchir et son homologue sud-soudanais Salav Kiir se réuniraient ensuite pour signer des accords sur la démarcation de frontières entre les deux pays et le statut final de la région frontalière d'Abyei, riche en pétrole, a ajouté M. Mbeki.

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Afrique du Sud - La tournée en Afrique de Hillary Clinton ne va pas affecter les relations sino-africaines, selon un expert sud-africain

(CRI 06/08/2012)

(Interview) La tournée en Afrique de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ne va pas affecter les relations sino-africaines, a indiqué un expert sud-africain à l'agence Xinhua.
La visite de Mme Clinton en Afrique du Sud fait partie d'une tournée africaine de 11 jours couvrant le Sénégal, le Soudan du Sud, l'Ouganda, le Kenya, le Malawi et l'Afrique du Sud, selon un communiqué publié par le département d'Etat américain.
Les Etats-Unis cherchent à réaffirmer les statégies de sa politique africaine lors de cette visite, a noté le professeur sud-africain des relations politique et internationales Sabelo Ndlovu Gatsheni dimanche.
L'Afrique du Sud, à l'instar d'autres pays africains, souhaite tirer le meilleur parti de ses relations avec les Etats-Unis et la Chine, a déclaré M. Gatsheni.
Cependant, la Chine a plus de chances en Afrique que les Etats-Unis, a souligné M. Gatsheni.
"L'avantage de la Chine, c'est que son aide à l'Afrique n'a aucune condition et la plupart des pays africains ont tendance à préférer l'aide chinoise, car elle ne vient pas avec des conditions sur les droits de l'homme ou la démocratie, et ne tente pas d'influencer la culture du pays comme le fait l'Occident", a-t-il souligné.
La Chine est un pays d'industrialisation et une puissance mondiale émergeant rapidement, qui a besoin de matières premières en provenance d'Afrique, mais elle investit aussi dans le développement d'infrastructures, dont bénéficient les Africains, a-t-il affirmé.
M. Gatsheni croit que Washington a l'intention manifeste de contrer l'influence de la Chine sur le continent africain.
M. Gatsheni a noté que la Chine et les Etats-Unis rivalisaient pour créer des liens plus étroits avec les Etats africains.
"L'Orient est en hausse, non seulement la Chine mais aussi d'autres pays, et ils sont maintenant une menace pour la domination historique de l'Occident. Il semble que les Etats-Unis ne veulent pas laisser la Chine occuper leur position dominante sur le continent africain," a-t-il dit.
Le professeur a déclaré que Washington pourrait être préoccupé par la récente Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération Chine-Afrique tenue à Beijing, où environ 50 pays africains se sont engagés à développer un nouveau partenariat stratégique avec la Chine.
"Les Etats-Unis sont préoccupés par l'influence de la Chine sur l'Afrique et utilisent la force tranquille, au nom des droits de l'homme et de la démocratie, pour persuader les pays africains d'être de leur côté. Il n'est pas encore clair si les Etats-Unis réussiront à cet égard", a noté M. Gatsheni.
"Ce qui est clair est que les Etats africains veulent se développer et que la Chine offre une aide qui développe les infrastructures et c'est ce que veut l'Afrique," a-t-il ajouté.
L'expert a également noté que la présence de la Chine en Afrique a changé la relation traditionnelle donateur-receveur où le donneur a souvent l'intention de dicter tout.
"La Chine dit je vais obtenir ce que je veux et vous en tirerez également un bénéfice, et je pense que l'Afrique ira avec la Chine plutôt qu'avec les anciennes puissances impérialistes," a déclaré M. Gatsheni.

2012-08-06 14:21:04 xinhua
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Bénin, Togo - Difficile approvisionnement en énergie de la CEB commune au Togo et au Bénin

(Xinhuanet 06/08/2012)

LOME-- La Communauté énergétique du Bénin (CEB) est à l'épreuve de difficultés à s'approvisionner en électricité à « moindres coûts » pour desservir les sociétés de commercialisation et de distribution d'électricité du Togo et du Bénin auxquels elle est une compagnie commune d'énergie électrique, a expliqué vendredi Djibril Salifou, le directeur de la CEB.
« La CEB ayant pour mission l'approvisionnement en électricité de la communauté se trouve confrontée depuis un certain temps aux difficultés d'approvisionnement à moindres coûts », a déclaré Djibril Salifou, le directeur de la CEB qui s'approvisionne dans les pays voisins de la sous-région notamment le Ghana, la Côte d' Ivoire et le Nigéria.
« Toutes nos sources d'importation sont devenues de plus en plus chères, les tarifs n'augmentent pas au même moment pendant que les sources locales que nous avons sont des sources assez onéreuses », a-t-il fait noter. Face à cette situation, la CEB, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et la Société d' énergie électrique du Bénin (SBEE) ont dû tenir, vendredi à Lomé, leur réunion périodique de « réflexion prospective » afin de pouvoir assurer l'équilibre financier de l'ensemble du secteur en assurant un meilleur équilibre de l'offre et de la demande.
Il s'est agi pour ces trois sociétés d'harmoniser leurs points de vue sur le système d'approvisionnement et de rechercher les « meilleurs moyens d'avoir l'énergie moins chère » pour répondre aux besoins des populations des deux pays où le taux d'électrification est l'un des plus bas dans la sous-région et réduire les délestages répétés. Elles ont, ainsi, débattu des difficultés liées à l'approvisionnement en énergie électrique présenté comme le « vrai problème », des différentes possibilités de pouvoir disposer de l'énergie en quantité et en qualité ainsi que de l' inadéquation de l'offre et de la demande dans les deux pays.
Pendant ce temps, il est annoncé pour le Bénin la construction prochaine d'une nouvelle centrale électrique de 80 MégaWatts pour porter à 180 MégaWatts la capacité de fourniture d'énergie de la SBEE. Au Togo, les autorités togolaises indiquent, comme une « priorité », la sécurisation de l'approvisionnement et l' intensification des travaux d'électrification devant permettre au pays de doubler, dans les cinq ans à venir, le taux d' électrification actuel de 25%.
Un projet du gouvernement dans ce sens a obtenu, le 31 juillet, une approbation de financement partiel de 10 millions de dollars au près de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (BIDC). Il porte sur le renforcement de capacité du réseau de distribution électrique dans les grandes villes du Togo.

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Guinée Equatoriale - L’appartement parisien d’Obiang saisi

(Bien Public 06/08/2012)

La justice a saisi l’hôtel particulier parisien de Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema, dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis.
L’hôtel particulier de six étages et plusieurs milliers de mètres carrés situé avenue Foch (Paris XVI e), a une valeur de 100 à 150 millions d’euros, a indiqué cette source, en précisant que le bien avait été saisi le 19 juillet.
En février, les juges Roger Le Loire et René Grouman avaient déjà saisi dans cet hôtel particulier 200 m³ de biens mobiliers, lors d’une perquisition hors normes qui avaient duré plusieurs jours et nécessité l’utilisation de plusieurs camions de déménagement.
Parmi les biens saisis figuraient des objets de très grande valeur. La Guinée équatoriale avait alors exprimé sa « totale indignation » devant ce qu’elle estime être une « illégitime persécution ».
Les juges enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d’État africains – Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba – ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

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Côte d'Ivoire - Ouverture d'un tribunal de commerce pour sécuriser les investissements

(Xinhuanet 06/08/2012)

ABIDJAN -- Les autorités judiciaires ivoiriennes ont ouvert vendredi à Abidjan un tribunal de commerce dans la perspective de sécuriser les investissements dans le pays, a constaté Xinhua.
Selon le président de ce tout premier tribunal de commerce, François Koumoin, il importait pour la Côte d'Ivoire de se doter d'une juridiction rassure les opérateurs économiques.
"Notre pays a connu une grave crise dont il essaie de se relever. L'un des maillons de ce combat pour le développement, c'est d`attirer les investissements extérieurs et de stimuler les investissements intérieurs", a déclaré M. Koumoin.
Pour celui-ci, la loi et les juges devraient constituer une garantie de sûreté pour ces investissements.
Des opérateurs économiques avaient plusieurs fois interpellé les autorités du pays sur des lourdeurs constatées dans des procédures au niveau des juridictions.
Le gouvernement a ainsi pris la résolution de mettre en place des tribunaux de commence en vue d'améliorer l'environnement des affaires dans le pays.
Après Abidjan, ces tribunaux s'étendront de manière progressive dans les autres régions du territoire ivoirien.

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Zambie: un mort et deux blessés dans une dispute dans une mine chinoise (ambassade de Chine)

(Xinhuanet 06/08/2012)

LUSAKA -- Un Chinois a été tué et deux autres ont été blessés samedi dans des affrontements provoqués par des disputes de travail dans une mine chinoise située dans la province méridionale de la Zambie, a confirmé l'ambassade de Chine tard dimanche.
Les affrontements ont eu lieu après des disputes de travail dans la mine chinoise Collum Coal Mining Industries Ltd. dans le distrct de Sinazongwe de la province méridionale.
Aucune victime locale n'a été rapportée jusqu'à présent, et la paix a été restaurée à la mine de charbon.
L'ambassade de Chine est en contact avec la police et les ministères concernés du gouvernement zambien. Elle a envoyé du personnel sur les lieux pour effectuer une enquête et faire face aux conséquences.

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Guinée Bissau - Carlos Gomes Junior plaide pour une force militaire internationale en Guinée-Bissau

(Le Soleil 06/08/2012)

L’ancien Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, a plaidé à Lisbonne où il vit en exil, pour l’envoi d’une force militaire internationale en Guinée-Bissau, apprend-on sur les ondes de la Radiodiffusion portugaise (RDP).
« Cette force qui doit être placée sous l’égide de l’ONU est nécessaire pour éviter les erreurs qui sont en train d’être commises par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la résolution de la crise politico-militaire en Guinée-Bissau », a soutenu M. Gomes, à la sortie d’un entretien avec le Président de la Commission européenne, José Manuel Barros, mercredi.
L’ex-candidat à la présidentielle de 2012 a aussi critiqué la manière dont la CEDEAO est engagée à résoudre la crise politico-militaire en Guinée-Bissau, née du putsch militaire du 12 avril dernier.
« La CEDEAO écarte l’Union africaine (UA) et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) dans la résolution de la crise bissau-guinéenne, alors que ces dernières devraient y contribuer fortement », a déploré Carlos Gomes Junior.
Ancien Premier ministre et candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) à la présidentielle anticipée de mars dernier, Gomes Junior était qualifié pour le second, face à Kumba Yalla, du Parti pour la rénovation sociale (PRS).
Emprisonné à la suite du putsch avec d’autres personnalités de son parti dont Raimondo Pereira, puis libéré, il vit actuellement en exil au Portugal.
Récemment, il a demandé la création d’un tribunal international ad hoc pour la Guinée-Bissau, afin d’y juger les crimes de sang commis dans le pays.

Source: APAnews
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Guinée - Cinq villageois tués et trois blessés lors d'incidents dans une localité de la Guinée forestière

(Xinhuanet 06/08/2012)

La révolte des populations de la localité de Zogota, située dans la préfecture de Lola, en Guinée forestière, a dégénéré en affrontements entre forces de l'ordre et manifestants faisant 5 tués et 3 blessés et une vingtaine d'arrestation, a appris xinhua auprès de l'ONG Avocats sans frontières, ce dimanche.
Un des membres de cette ONG locale présent en ce moment dans la ville de N'zérékoré, chef lieu de la province, abritant cette localité a effectué une mission sur les lieux en compagnie de représentants du Bureau du Haut Commissariat aux droits de l'homme (HCDH), basé en Guinée forestière, hier samedi.
Cette mission de défenseurs des droits humains a constaté les faits découlant de ces incidents, selon nos sources.
Incidents survenus dans la nuit du vendredi lorsque des éléments des forces de l'ordre déployés sur les lieux ont tenté d'interpeller des villageois. Ceux-ci avaient manifesté le mercredi dernier leur ras le bol contre la présence de la société minière brésilienne Vale.
Les villageois exigent des emplois pour leurs enfants et la construction d'infrastructures utilitaires pour les populations locales.
Une mission gouvernementale composée de 5 ministres dont celui des Mines Mohamed Lamine Fofana, son homologue de l'Administration du territoire et de la décentralisation Dr Alhassane Condé séjourne en ce moment dans la région, pour tenter de ramener le calme dans la zone d'exploration minière de Vale, selon des sources officielles.
Le gouvernement guinéen n'a pas encore fait cas du bilan de ces incidents.

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Nigeria - Six soldats et deux civils tués dimanche lors d'un attaque suicide dans le nord

(Xinhuanet 06/08/2012)

DAMATURU (Nigeria) -- Six soldats et deux civils ont été tués lors d'un attentat suicide dimanche à un poste de contrôle à Damaturu, ville nigériane dans l'Etat de Yobe (nord), a fait savoir la police nigériane.
Le commissaire de l'Etat de Yobe Patrick Egbuniwe a déclaré qu'un véhicule conduit par le kamikaze, qui serait membre de la secte Boko Haram, a explosé au poste de contrôle.
Vendredi dernier, un kamikaze avait tenté de faire sauter une mosquée, tuant lui-même et blessant sept autres personnes.

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vendredi 3 août 2012

RDC : l'ONU appelle tous les pays de la région à "coopérer activement" pour stopper le M23

Par Jeune Afrique
Les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné jeudi 2 août "tout appui extérieur apporté" à la rébellion congolaise du M23. Mardi, le représentant spécial de l'ONU pour la RDC, Roger Meece, avait exprimé ses doutes sur la capacité des FARDC à résister à l'avancée des rebelles vers Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

Alors que les troupes du M23 sont aux portes de Goma, les 15 pays membres du conseil de sécurité des Nations unies ont condamné jeudi 2 août dans une déclaration « tout appui extérieur apporté » à la rébellion congolaise qui opère dans le Nord-Kivu. « Ces rebelles sont très bien équipés. Ils bénéficient d’une aide extérieure », a indiqué à Reuters un diplomate sous couvert d’anonymat. Aucun pays n’a été cité. Mais, le Rwanda, et plus récemment l’Ouganda ont été accusés d'aider le M23, ce que Kigali et Kampala démentent.
Le Conseil de sécurité demandent « à tous les pays de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises pour le démantèlement et la démobilisation du M23 ». Saluant les contacts récents entre le président rwandais Paul Kagame et le président congolais Joseph Kabila, l’ONU a dit « encourager la poursuite d'un dialogue de haut niveau à l'échelle bilatérale et régionale ». Une réunion des chefs d’État de la région doit débuter dimanche à Kampala, la capitale de l’Ouganda.
M23 mieux équipé ?
Le Conseil de sécurité demande également au M23 et à tous les groupes armés « de cesser toute forme de violence, notamment les violences sexuelles et le recrutement d'enfants-soldats ». Les Nations unies sont « profondément préoccupées par l'aggravation de la situation humanitaire » au Nord-Kivu et « appellent la communauté internationale à fournir l'appui humanitaire approprié ».
Mais les craintes exprimées par le représentant spécial de l'ONU pour la RDC devant les membres du Conseil vont plus loin. Selon des diplomates Roger Meece a mis en doute la capacité des forces gouvernementales congolaises (FARDC) à résister à l'avancée des rebelles vers Goma. « Le M23 semble beaucoup mieux équipé que l'armée et ses effectifs ont augmenté depuis quelques semaines », a indiqué un haut responsable de l'ONU sous couvert de l'anonymat mardi.


(Avec AFP)
Jeuneafrique.com

mardi 24 juillet 2012

Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin au Congo

Par Matthieu Guillemard-Falconetti Proposé par Matthieu Guillemard-Falconetti Sur Libération 24/07/12 VOYAGE VOYAGE– Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin sont ce mardi à Brazzaville, capitale du Congo, pour le lancement du magazine "Forbes Afrique". Une information, révélée par La Lettre du Continent, publication spécialisée sur les questions africaines jeudi 19 juillet, et confirmée mardi 24, par Libération.
Une visite des deux anciens premiers ministres français dans le pays du président Denis Sassou-Nguesso, impliqué en France dans une affaire de détournement de fonds publics.
Villepin et Raffarin chez Sassou-Nguesso
Comme l’a révélé La Lettre du Continent, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin sont ce mardi 24 juillet à Brazzaville, au Congo, à l’occasion du lancement du magazine "Forbes Afrique", magazine économique qui sera exclusivement consacré aux actualités du continent africain.
Libération indique dans son édition du mardi 24 juillet que les deux anciens Premier ministre "ont pris [lundi 23 juillet] le même avion spécialement affrété depuis Paris pour l’occasion."
Cette visite des deux chiraquiens ravit le président congolais Denis Sassou-Nguesso, mis en cause en France dans une affaire de détournement de fonds publics. La justice française le soupçonne d’avoir détourné massivement des fonds publics pour acquérir des biens en France, ce que la presse a surnommé "L’affaire des biens mals acquis".
(Nicolas Sarkozy qui recevait à l'Elysée Denis Sassou-Nguesso, le 13 juillet 2010.)
L’entourage de l’ancien premier ministre de Jacques Chirac répond laconiquement que :
Jean-Pierre Raffarin est invité par Forbes.
Après leurs discours prononcés dans la soirée ce mardi 24 juillet, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin repartiront le soir même pour la France. Roland Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères de Mitterrand, a annulé sa venue.

lelab.europe1.fr

lundi 23 juillet 2012

Le Rwanda proteste après la suspension de l’aide militaire américaine

Le Rwanda a contesté, dimanche 22 juillet, la décision des États-Unis de suspendre leur aide militaire en raison du soutien de Kigali à un soulèvement armé dans la République démocratique du Congo (RDC) voisine. Le Rwanda a affirmé que la décision américaine reposait sur de mauvaises informations.
Préoccupés par les preuves selon lesquelles le Rwanda serait impliqué dans le soutien de groupes rebelles congolais, notamment le M23, les États-Unis avaient fait savoir qu’ils ne contribueraient plus au financement de l’aide militaire figurant dans l’allocation de l’exercice budgétaire en cours. Les fonds, d’un montant de 200 000 dollars (164 000 €) qui étaient destinés à financer une académie pour des sous-officiers seront réaffectés à un autre pays qui n’a pas été précisé.
Un rapport d’experts de l’ONU a récemment fait le lien entre le M23 et une aide directe sous forme d’armes, munitions, recrues, de hauts responsables rwandais, mettant nommément en cause le ministre de la défense, le général James Kabarebe, et le chef d’état-major des armées, le général Charles Kayonga. Les autorités congolaises ont démenti cette implication, affirmant que « le Rwanda n’est ni la cause, ni le complice de l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo » . Cette semaine à Kigali, des responsables rwandais doivent rencontrer des experts de l’ONU à l’origine du rapport.

la-croix.com

jeudi 12 juillet 2012

Rose Mefalessi : « Si par chance je suis élue, je vais beaucoup œuvrer pour le Congo »

La Belge, d’origine congolaise, est candidate aux municipales

Rose Mefalessi, née au Congo et arrivée en Belgique à l’âge de quatorze ans, est aujourd’hui candidate aux élections municipales belges dans la ville de Bruxelles. Attachée-juriste à la trésorerie du ministère de la région Wallonne, elle pourrait devenir conseillère municipale voire maire-adjointe. Tout dépendra des résultats.

Afrik.com : Pour commencer, pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Rose Mefalessi : Parce que cela allait de soi. Dans ma famille, on s’est toujours engagés en politique. Je viens d’une famille où la politique est une chose courante. Comme je viens de Kisangani, on était entourés des gens qui faisaient de la politique, notamment de la famille de Lumumba. Ma sœur, par exemple, s’est mariée avec le frère de Lumumba. Et j’ai fait de la politique quand j’étais jeune. A huit ans déjà, je distribuais des tracts. Lumumba était notre héros. Je pense que cette fibre là est restée. La politique, c’est dans mon ADN. Lorsque j’ai terminé mes études, je me suis dit pourquoi ne pas m’intéresser à la politique belge, car le Congo, à l’époque ne me plaisait pas, il y avait beaucoup de restrictions de droits car une dictature était au pouvoir. J’ai donc décidé de faire ma vie ici. Je me suis mise à chercher une formation politique qui défendait mes valeurs. C’est-à-dire la défense des droits fondamentaux et des libertés. C’est pourquoi je me suis tournée vers le parti libéral, le Mouvement réformateur.
Afrik.com : Comment se positionne votre parti ?
Rose Mefalessi : C’est un parti optimiste. Le parti libéral n’est pas un parti conservateur. On cherche à pousser les individus à donner le meilleur d’eux-mêmes, et à comprendre que le fatalisme peut être combattu. L’idée c’est de se demander : qu’est-ce que je peux faire pour donner un plus à la société et ne pas nécessairement attendre quelque chose de la société.
Afrik.com : Est-ce un aboutissement d’être candidat aux élections municipales ?
Rose Mefalessi : C’est un début. J’espère que j’irai au-delà. Je veux faire quelque chose pour la société belge. La politique s’intéressait à moi, et maintenant je ne veux plus la quitter. Après les municipales, il y a les régionales. Tout dépendra de l’issue de ma campagne. Je verrai si mes idées font mouche ou pas, si le programme que je vais mettre en place sera apprécié ou non par les Bruxellois.
« Lumumba était notre héros. »
Afrik.com : Quel programme défendez-vous ?
Rose Mefalessi : Il faut plus de sécurité pour les commerces. Il y a un grand souci avec la sécurité des commerçants. Ils manquent cruellement de contact public avec les responsables municipales. Par ailleurs, il y a beaucoup d’incivisme lié au manque de visibilité de la police. Il faudrait que la police fasse un travail préventif et que les commissariats soient ouverts 24/24h. En outre, la prostitution de rue est insoutenable. Enfin, Il faut essayer de rénover le logement public. Si les libéraux passent au mois d’octobre, il y aura un grand changement. Les rues seront plus propres et je mettrai notamment en place une structure d’accueil pour la petite enfance.
Afrik.com : Vous êtes une candidate du changement et pourtant vous êtes conservatrice ?
Rose Mefalessi : C’est ce que les gens disent. Etre libéral ce n’est pas être conservateur. Comme son nom l’indique, le Mouvement réformateur est en mouvement permanent, c’est-à-dire qu’on va vers le futur et on progresse. Alors que les conservateurs s’enferment dans leurs traditions, nous libéraux, on est dynamiques et on se fixe l’avenir comme objectif. On n’est pas du tout conservateurs.
Afrik.com : Si vous n’êtes pas conservatrice, vous n’êtes pas contre l’immigration et l’homosexualité ?
Rose Mefalessi : Il y a certaines valeurs familiales qui sont individuelles. En ce qui me concerne moi, je respecte les autres et j’essaye de les comprendre. Même si je ne partage pas les mêmes opinions qu’eux, ce n’est pas pour autant que je vais me mettre à les agresser gratuitement. En ce qui concerne l’immigration, plus une société évolue, plus elle est amenée à accepter les valeurs des autres. Un pays qui ne reçoit pas d’immigrés est un pays qui est mort. Il faut juste contrôler et réprimer l’immigration de masse. De toute façon, aucun pays ne peut ouvrir ou fermer totalement ses frontières. Depuis que le monde existe, l’immigration a été une grosse richesse et ça le restera. C’est une plus-value. En ce qui concerne l’homosexualité, je n’adhère pas à ce qu’ils revendiquent mais tous les citoyens ont les mêmes droits et devoirs.
« Les obstacles ne doivent pas être un frein et nous devons être des modèles pour la génération à venir. »
Afrik.com : Vous avez échoué il y a six ans. Quel est votre état d’esprit à trois mois du scrutin ?
Rose Mefalessi : Exacte. Si j’échoue, ce n’est pas grave, j’irai de l’avant. Le monde ne va pas s’écrouler si je ne suis pas élue. Je me bats, avec quelques députés libéraux, contre les violences et les viols à l’Est de la République démocratique du Congo. Si on est élus, on aura plus de visibilité pour condamner ce qui se passe dans la région du Nord-Kivu. C’est mon combat, j’avais d’ailleurs publié une pétition en ligne pour dénoncer ces massacres et fustiger les viols qui sont utilisés comme une arme à part entière. Si j’échoue, je continuerai toujours à défendre ces causes. Sinon, il y a d’autres moyens.
Afrik.com : Vous êtes née au Congo. Quel effet cela fait-il d’être devenue une politique belge de premier plan ?
Rose Mefalessi : C’est notre pays d’origine, notre cœur se trouve là-bas. La Belgique aussi c’est mon pays. Quand ça va mal au Congo, on est touchés de toutes nos forces. Le Congo et la Belgique c’est vraiment un couple qui ne peut pas se séparer. Si par chance je suis élue, je vais beaucoup œuvrer pour le Congo. En 1999, les libéraux ont été les premiers à pousser les instances internationales à s’intéresser à la cause congolaise. Avec une congolaise qui est députée belge, partageant des valeurs comme la liberté d’expression et des droits individuels, le Congo ne peut que mieux se porter. Je réunirai les députés qui ont les mêmes valeurs afin d’œuvrer en faveur de mon pays d’origine. On a la possibilité de faire beaucoup de choses. C’est grâce à la bonne volonté des gens, qu’on a mis en place le système d’assurances qui accorde une couverture sociale spéciale aux Congolais restés au pays.
Afrik.com : Comment êtes-vous devenue une femme politique belge ?
Rose Mefalessi : On se bat. Comme je dis toujours, il y avait des obstacles mais la persévérance paye. Je suis issue d’une famille de politiques, donc des battants. Je suis arrivée ici, j’ai fait des études et je n’ai jamais succombé aux obstacles. Grâce à ma foi foncièrement chrétienne, je me suis reposée sur Dieu, avec lui on peut faire de grandes choses. Dans le parti auquel j’appartiens, il y a une grande liberté, j’ai la liberté totale de pratiquer ma religion. Ils le respectent. Moi, je respecte leurs convictions.

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Les islamistes contrôlent tout le nord du Mali

(Le Monde 12/07/2012)

Les islamistes armés contrôlent désormais la totalité du nord du Mali, où ils peuvent imposer leur loi sans rencontrer de résistance après avoir évincé, mercredi 11 juillet, les rebelles touareg de leur dernier bastion d'Ansogo, localité proche de Gao. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont été totalement chassés d'Ansogo par les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui leur avait déjà infligé une cuisante défaite le 27 juin dans l'une des trois grandes villes du Nord, Gao.
Un élu de cette localité a déclaré que "les rebelles touareg ont été chassés par les islamistes de leur dernier bastion, Ansogo, située à cent kilomètres au sud de Gao". "Actuellement toute notre zone est désormais entre les mains des islamistes", a-t-il ajouté. "Nous venons d'avoir un entretien avec les nouveaux maîtres des lieux qui ont dit qu'ils ne sont pas là pour faire du mal aux populations", a ajouté l'élu, sous couvert de l'anonymat. "Avant, le MNLA contrôlait encore une partie de la zone, maintenant, c'est terminé. Ils se sont sauvés dans la brousse".
"LES ISLAMISTES SONT LES MAÎTRES DES LIEUX"
Un médecin malien, Albert Djigué, qui a quitté mercredi par la route la frontière nigérienne pour Gao, a confirmé l'information. "De la frontière nigérienne en passant par Ansogo avant d'arriver à Gao, je n'ai pas vu un seul soldat du MNLA. Ils sont tous partis. Ce sont les islamistes qui sont maîtres des lieux", a-t-il affirmé. A Ansogo, les islamistes ont renforcé leurs positions en s'installant à la préfecture, dans le bâtiment des travaux publics et au centre d'animation pédagogique (CAP), selon ce médecin.
Après leur défaite à Gao le 27 juin face aux combattants du Mujao qui les avaient chassés de la ville lors de violents combats ayant fait au moins 35 morts, les rebelles du MNLA avaient en partie trouvé refuge à Ansogo et ses environs. Selon une source sécuritaire régionale, chassés d'Ansogo, les rebelles touareg auraient trouvé refuge près de la localité de Tassiga. Un ex-officier touareg de l'armée malienne qui avait déserté en décembre 2011 pour rejoindre le MNLA et qui se trouvait à Ansogo, aurait lui trouvé refuge au Niger proche, selon cette source.
Les trois grandes villes et régions du Nord qui représentent plus de la moitié du Mali - Tombouctou, Gao et Kidal - sont occupées depuis plus de trois mois par les islamistes du Mujao et d'un autre groupe armé, Ansar Eddine (Défenseurs de l'islam), alliés d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Ils en ont systématiquement repoussé la rébellion touareg qui avait lancé l'offensive dans le Nord avec eux en janvier. Le MNLA a déclaré unilatéralement en avril l'indépendance de cette région qu'il nomme l'Azawad.
EXACTIONS DES ISLAMISTES
Contrairement aux rebelles touareg laïcs, les islamistes ne recherchent pas l'indépendance du Nord, mais veulent imposer la charia, la loi islamique, dans tout le pays. Ils ont déjà commencé à le faire dans les villes occupées où ils fouettent les buveurs d'alcool, les fumeurs, les couples illégitimes. A Tombouctou, ville mythique du Sahara classée au patrimoine mondial de l'humanité, désormais en péril, ils ont choqué le monde en détruisant des mausolées de saints musulmans vénérés par les populations locales, destructions entamées fin juin, début juillet, interrompues, puis reprises mardi.
Dans un communiqué du département d'Etat, les Etats-Unis, outrés, ont fermement condamné ces destructions. Au plan diplomatique, Washington "soutient les efforts de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union africaine (UA) pour contribuer à un retour à un régime civil au Mali et à une solution de médiation à la rébellion dans le Nord".
Le gouvernement de transition mis en place à Bamako après le retrait de militaires putschistes qui avaient renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré, précipitant la chute du Nord aux mains des islamistes, est totalement impuissant face à ces exactions. Les pays de la Cédéao préparent depuis plusieurs semaines l'envoi éventuel au Mali d'une force militaire dont l'effectif serait de plus de 3 300 hommes. Elle attend un mandat de l'ONU et une demande officielle d'intervention de Bamako.

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RDC : Ban Ki-moon appelle Kabila et Kagame pour tenter de résoudre la crise

(Le Vif 12/07/2012)

Au moins une dizaine de chars de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) ont été positionnés près de la localité de Kibumba, notamment sur la route reliant Goma (à 25 km au sud de Kibumba) à Rutshuru (70 km au nord de la capitale provinciale) et que les mutins avaient pris dimanche avant leur retrait lundi, a constaté un photographe de l'AFP.
Deux chars de l'armée congolaise (FARDC) ont également été vus sur cette route à une dizaine de km au nord de Goma. Aucun mouvement de mutins du Mouvement du 23 mars (M23) n'a toutefois été enregistré dans cette zone, selon l'AFP.
Mercredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les présidents rwandais Paul Kagame et congolais Joseph Kabila pour leur demander de "poursuivre le dialogue afin de réduire les tensions et mettre fin à la crise", selon le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Un rapport d'experts de l'ONU publié le 27 juin a accusé des hauts responsables rwandais, notamment le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, et le chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, d'avoir apporté "une aide directe" à la création du M23, en fournissant des armes, des munitions et des recrues.
M. Ban a exprimé aux deux présidents "sa grande inquiétude" au sujet de ces informations et souligné la "nécessité de tout faire pour dissuader le M23 de continuer à gagner du terrain et pour mettre fin aux combats immédiatement".
Le changement de ton onusien intervient alors que dimanche, sans rencontrer de résistance -ni de la part des FARDC qui s'étaient retirées, ni de la Monusco- les mutins avaient pris Rutshuru et d'autres localités plus au sud, jusqu'à 50 km de Goma, avant de s'en retirer à partir de lundi comme ils l'avaient promis.
En revanche, ils occupent toujours Bunagana, un important poste-frontière avec l'Ouganda, situé à moins de 30 km au sud-est de Rutshuru, pris vendredi après des combats avec les FARDC et une opposition de la Monusco, dont un Casque bleu a été mortellement blessé.
Bunagana se trouve une dizaine de km au nord de plusieurs collines tenues depuis mai par les mutins, dans le parc national des Virunga, frontalier avec l'Ouganda et le Rwanda, malgré des bombardement réguliers des FARDC.
Mardi, des responsables de l'ONU à New York avaient indiqué que des FARDC et des Casques bleus faisaient route vers Goma, dans la crainte d'une attaque des rebelles sur cette ville de 500.000 habitants où la Monusco a plusieurs bases.
"Tout indique que, selon la manière dont les mutins se sont retirés de Ruthsuru, ils n'ont pas l'intention de prendre des grosses localités comme Goma", a cependant estimé un diplomate à Kinshasa, sous couvert d'anonymat.
"On se perd en conjectures sur ce que sera l'étape suivante" pour les mutins, relève une source proche des FARDC.
"Nous ne sommes pas là pour prendre des villes mais pour faire entendre notre voix", avait affirmé dimanche le chef du M23 le colonel Sultani Makenga.
Le M23 est constitué d'ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans les FARDC dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009.
Les mutins, qui réclament la pleine application de ces accords, ont commencé à faire défection en avril au Nord et au Sud-Kivu où plusieurs goupes armés toujours actifs tirent profit du trafic de minerais dont la région regorge, tout comme certains officiers FARDC.
Le regain de violences au Nord-Kivu a provoqué le déplacement de 220.000 personnes entre avril et juin, dont 100.000 dans le territoire de Rutshuru, et quelques 30.000 autres se sont réfugiées en Ouganda et au Rwanda.
L'insécurité "est une source de préoccupation majeure pour les acteurs humanitaires", s'est inquiété mercredi le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) en appelant "toutes les forces combattantes" à laisser "un accès total et sans entrave aux populations".
Des organisations ont suspendu des activités ou réorganisé leurs interventions, notamment dans le Rutshuru, selon OCHA.

Le Vif.be, avec Belga
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L’Afrique doit prendre sa place dans les négociations sur le TCA

Zobel Behalal, chargé du plaidoyer Paix/Conflits au CCFD-Terre Solidaire, participe à la conférence de l’ONU sur le commerce des armes. Du 3 au 27 juillet, « La Croix » lui ouvre cet espace pour publier ses commentaires
A ma grande satisfaction, la matinée du 10 juillet a été riche en déclarations de pays africains. A l’exception de l’Algérie, plus d’une dizaine de pays ont affirmé leur soutien total à un traité fort. Le Burkina Faso a même remercié les ONG pour leur appui dans cette négociation. Admettez que dans le contexte actuel, ça fait du bien de l’entendre. Simple coïncidence ou résultat direct du lobbying des ONG sur les délégués africains ? Toujours est-il que le « réveil africain » est suffisamment important pour qu’on s’y attarde.

L’Afrique est en effet grandement menacée par la circulation irresponsable des armes classiques produites pour la plupart hors du continent.
Dans son intervention lors du séminaire du CCFD-Terre Solidaire du 9 juillet, le chef de la délégation française a par exemple pointé du doigt les armes légères et de petit calibre (ALPC). Selon lui, ces armes « alimentent les conflits, les violations des droits de l'Homme. Elles mettent en péril la paix, la stabilité d'Etats, de régions entières » . Ces propos ont été étayés par les autres intervenants. Delphine Djiraibé, leader de la société civile tchadienne a montré comment le développement du Tchad souffre d’une circulation débridée des armes. Pour Anzian Kouadio de la délégation de Côte d’Ivoire, la disponibilité des armes a aggravé la crise que connaît son pays depuis plus d’une décennie. Le chercheur sud-africain Guy Lamb est, quant à lui, revenu sur la corruption qui entoure le commerce des armes à cause du déficit de transparence. D’autres régions de l’Afrique notamment le Nord du Mali, l’Est de la RDC viennent aujourd’hui compléter ce tableau dramatique pour les populations africaines.
Cependant, la participation africaine à la conférence est caractérisée par plusieurs faiblesses. D’abord la nature des délégations. Pour la plupart composées d’un nombre réduit de délégués cette conférence est pour certains d’entre eux la première implication dans le processus onusien. Cela n’est pas sans conséquence sur l’expertise des délégués et leur capacité à participer aux réunions formelles ou informelles lorsqu’elles se tiennent simultanément.
On peut ensuite s’inquiéter du niveau d’implication des dirigeants politiques eux-mêmes. Certains diplomates m’ont dit en off ne pas avoir reçu d’instructions de leurs gouvernements sur certains aspects de la négociation. Ce qui n’est qu’à moitié surprenant car plusieurs des transferts d’armes vers certains régimes africains aujourd’hui ne résisteraient pas à un traité fort.
Enfin, le continent africain pâtit enfin de l’influence négative de l’Egypte et de l’Algérie, responsables du blocage de la position commune que les Etats africains avaient prévu d’adopter avant la conférence diplomatique. Par ailleurs, même si ces deux pays ont toujours voté les résolutions de l’ONU en faveur du TCA, leurs positions publiques tendent à affaiblir ce traité. C’est par exemple évident dans leur refus actuel de voir toute référence aux droits de l’homme dans le TCA.
Il est essentiel que les délégations africaines continuent à prendre la parole pour exprimer leurs attentes. Personne d’autre, mieux que les représentants africains, ne peut traduire ce qui est utile pour leurs pays et leurs populations. Mais pour y parvenir, la mobilisation des sociétés civiles africaines est indispensable.

Zobel Behalal
la-croix.com

Ouverture du 2e forum populaire sino-africain à Suzhou

Par : Salim Tamani
Les organisations non gouvernementales ont désormais un rôle à jouer dans le renforcement des relations sino-africaines.

La relation sino-africaine n’est pas seulement une affaire de coopération économique. Pékin préfère plutôt parler d'amitié. Une longue amitié forgée à travers les générations et que les Chinois veulent jalousement préserver. En engageant un travail de diplomatie publique à travers le Forum populaire sino-africain qui vient de tenir sa deuxième édition dans la province de Suzhou, les Chinois souhaitent aller plus loin dans leurs liens historiques avec un continent où ils bénéficient de préjugés favorables.
En ouvrant mardi le forum au Centre international des congrès de Taihu auquel des personnalités et d’anciens chefs d’État africains ont été conviés, le vice-président de la République populaire de Chine et membre permanent du Comité central du Parti communiste chinois, H. E. XI Jinping, a dévoilé les axes du programme du gouvernement pour le renforcement de la coopération avec l’Afrique. Tout en rappelant l’héritage de Mao Zetong qui disait que “ce sont nos frères africains qui ont soutenu la Chine à la 26e AG de l’ONU pour le recouvrement de tous ses droits légaux”. Le vice-président a situé la nouvelle feuille de route de ce que sera la trajectoire des relations sino-africaines. “D’abord, nous devons poursuivre les bonnes traditions et sauvegarder les intérêts communs. L’arbre de l'amitié cultivé par nos ancêtres a besoin d’être pris en charge des deux côtés d’une génération à une autre. Par conséquent, sans la paix et le développement en Chine et en Afrique, il est impossible de voir la prospérité et le progrès dans le monde entier. Nous devons continuer à consolider l'unité et la coopération entre la Chine et l'Afrique, faciliter le développement commun et le progrès et aider à construire un ordre international économique plus juste et plus rationnel”, a-t-il déclaré, avant de poursuivre : “Deuxièmement, nous devons nous adapter. Nous devrions créer des conditions favorables et laisser plus de personnes partager le fruit récolté tout en déployant les efforts nécessaires pour faire adhérer l'opinion publique des deux côtés.
Troisièmement, nous devons poursuivre la coopération dans un esprit pragmatique et pour un intérêt mutuel. Dans un monde en pleine mutation, nous sommes obligés d'élever le niveau des relations commerciales et les liens économiques mutuellement bénéfiques entre la Chine et l’Afrique.
Quatrièmement, nous devons renforcer la solidarité et la coopération et construire ensemble un monde harmonieux.
Cinquièmement, nous devons chercher comment rendre la coopération pluridimensionnelle afin de développer les relations Chine-Afrique. Nous devons permettre une interaction efficace entre la diplomatie du gouvernement, la diplomatie parlementaire, la diplomatie des partis, la diplomatie publique et la diplomatie populaire de manière à établir une structure globale de coopération amicale pour le développement équilibré et durable de ce nouveau type de partenariat stratégique. Nous espérons sincèrement que les ONG en Chine et en Afrique viendront avec de nouvelles idées et exploreront de nouveaux domaines de coopération pour améliorer les échanges de citoyens à citoyens entre la Chine et l’Afrique. Le tout dans le cadre de la solidarité visant à élargir la base sociale de la Chine en Afrique.”
La société civile à l’honneur
Pour ce faire, le responsable de l’État chinois a souligné que “le gouvernement et le peuple chinois sont toujours prêts à soutenir les personnes et les échanges entre les peuples”, tout en souhaitant “voir les ONG des deux côtés s’impliquer encore plus activement dans la coopération”.
De son côté, Zhong Weiyun, membre du Conseil du réseau chinois des ONG pour les échanges internationaux (Cnie), a rappelé les objectifs de cette organisation créée en octobre 2005. Il a indiqué que ce réseau d’ONG nationales milite pour le désarmement, le développement social, la promotion de l'éducation, la culture et l’art, la médecine et la santé. Comme il agit pour la protection de l’environnement, la démocratie et des droits de l'Homme, la promotion des droits politiques.
Durant ce forum, où plus de 300 délégations issues d’organisations non gouvernementales, de syndicats, de partis politiques, des médias et des représentants d’institutions et de gouvernements africains, il a été également question de l’apport de la Chine dans le développement sur le continent noir. Plus de 14 milliards de dollars d'investissement en 2011 et le chiffre devrait être revu à la hausse en 2012. Plus de 5 500 visas d’études en Chine sont octroyés annuellement aux étudiants africains sans compter les projets entrepris par les sociétés chinoises dans certains pays. C’est dire que l’Afrique constitue un axe stratégique du développement chinois mais cela ne signifie pas pour les Africains encore que le partenariat est gagnant-gagnant. Il ne l’est pas encore malgré le fait que la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique et que l’Afrique est la 4e destination des investissements chinois dans le monde.
Un représentant d’une organisation égyptienne présent au forum a souhaité que les exportations africaines vers la Chine ne se limitent pas seulement aux matières premières mais qu’elles devraient s’étendre aux produits fabriqués ou transformés dans les pays d’Afrique. “Il faut aider l’Afrique, il faut créer des écoles, former les populations ; la coopération ne doit pas être axée sur les affaires, il faut l’élargir aux aspects sociaux, à l’éducation et à la culture de manière à faire bénéficier tout le monde”, a-t-il conclu. Ce qui a fait dire à certains participants que si la Chine décidait d’ouvrir des centres culturels en Afrique, ce serait le début d’un processus irréversible pour la consolidation d’un investissement qui ne sera plus économique. Mais bien plus encore.

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Divisée, l'Union africaine cherche toujours un nouveau président pour sa Commission

Une fois encore à Addis-Abeba, en Ethiopie, où se tient le 19e sommet des Chefs d'Etat membres de l'Union africaine (UA), les points dominants de l'actualité et l'impasse concernant l'élection du président de la Commission, principale instance de l'Union, dament le pion à l'examen du thème principal à sa voir la relance du commerce intra-africain.
Pourtant, il faudra s'activer, car les échanges commerciaux entre pays africains sont bien loin d'être satisfaisants, sachant que pas plus de 10% des échanges commerciaux du Continent africain se font entre nations africaines, alors même que les vertus de l'intégration régionale dans une économie globalisée ne sont plus à prouver, en Afrique comme ailleurs, soulignent des économistes.
Cette problématique doit d'ailleurs inciter les dirigeants africains à évoquer, encore une fois, les enjeux de l'intégration continentale qui passe inéluctablement par le renforcement de la coopération entre les groupements sous-régionaux, à travers la construction d'infrastructures de communication et la facilitation de la libre circulation des personnes.
D'autres sujets importants et non des moindres sont les crises qui secouent actuellement plusieurs pays et des régions entières du Continent. Le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne, la crise en Somalie qui dure depuis deux décennies, le conflit entre le Soudan et le Sud Soudan, les crises en Guinée-Bissau, au Mali et en République démocratique du Congo restent encore des défis sécuritaires majeurs pour l'Afrique. Alors que des progrès ont été réalisés en Somalie, aussi bien sur le front politique que militaire, des développements préoccupants continuent de se produire dans d'autres régions du continent , a déclaré le Vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha.
Les chefs d'Etats et de gouvernements présents au Sommet devront surtout examiner les tensions entre les frères ennemis du Soudan et du Sud Soudan.
Khartoum et Juba sont, en effet, aux prises à cause du contentieux pétrolier.
C'est dire que le principe de l'intangibilité des frontières, défendu avec acharnement par les Etats membres de l'Union africaine, est donc plus que jamais à l'ordre du jour. D'ailleurs, comment comprendre autrement les activités belliqueuses d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), groupe d'origine algérienne, dans la région Sahélo-saharienne et sa connexion avérée avec la secte Boko Haram ? se demandent les analystes.
Mais tous ces débats sur l'insécurité ambiante vont être éclipsés par le duel pour la présidence de la Commission de l'Union africaine, l'un des temps forts de ce Sommet.
En effet, depuis six mois le président sortant, le gabonais Jean Ping et la ministre sud-africaine de l'Intérieur, Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne épouse de l'actuel chef d'Etat sud-africain, se disputent ce siège. Les chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA ont échoué lors du 18e Sommet de l'Union réuni à Addis-Ababa les 29 et 30 janvier dernier à élire un président de la Commission.
En janvier 2012, plusieurs tours de scrutin ne sont pas arrivés à les départager, d'autant plus que cette élection requiert les deux tiers des suffrages. Les efforts de médiation intra-africains n'ont pas eu de résultat, y compris ceux de l'actuel président de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, qui a réuni un Comité de huit membres, présidé par son pays, le Bénin.
Devant cette impasse, les présidents sud-africain, Jacob Zuma et gabonais, Ali Bongo Ondimba, ont été invités par leurs pairs à engager des consultations bilatérales en vue de parvenir, par la voie du dialogue, à une solution concertée dans l'intérêt supérieur du continent africain.
Rappelons à ce sujet que par la voix de son président Mwai Kibaki, le Kenya avait rejeté la candidature de la ministre sud-africaine de l'Intérieur à la présidence de la Commission de l'UA et demandé à l'Afrique du Sud de revoir sa position. Un refus motivé par la crainte du Kenya de perdre sa position de vice-président actuellement occupé par le Kenyan Erustus Mwencha, candidat à sa propre réélection.
Commentant ce bras de fer entre les candidats des deux pays, un observateur africain a indiqué que le Sommet peut envisager soit de supprimer le vote des deux tiers, ce qui paraît difficile, soit le retrait des deux candidats afin de permettre de nouvelles candidatures .
Outre cette querelle de leadership, même le lieu de rencontre de ce 19è Sommet de l'Union africaine a posé question. Le fait qu'il se tienne au siège de l'organisation panafricaine, à Addis-Abeba, cache une autre pomme de discorde qui traverse l'Union africaine. Il s'agit en fait de l'attitude à adopter vis-à-vis de la Cour pénale internationale (CPI).
Le Sommet, qui normalement devait être tenu au Malawi, a été déplacé à la capitale éthiopienne, car le Malawi avait refusé d'accueillir le président soudanais Omar Hassan el-Bechir, arguant qu'il est sous mandat d'arrêt de la CPI. D'où le changement de dernière minute.
C'est dire aussi qu'à Addis-Abeba, seul peut-être le thème principal du Sommet Relancer le commerce interafricain fera l'objet de consensus. Encore que cela reste à démontrer !

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RDC : le film sur l'assassinat de Chebeya pas diffusé avant la fin du procès

(Le Nouvel Observateur 12/07/2012)

Nouveau rebondissement pour le cinéaste Thierry Michel.
Le film sur l'assassinat du militant congolais Floribert Chebeya, du réalisateur belge Thierry Michel, refoulé dimanche de République Démocratique du Congo (RDC), « ne doit pas être diffusé » en RDC avant la fin du procès en appel de l'affaire, a déclaré mardi le gouvernement congolais. Le procès a débuté le 19 juin devant la Haute cour militaire de justice à Kinshasa.
« Je suis parmi les premiers étonnés que le procès n'ayant pas pris fin, le film soit déjà sur la place publique, avec un verdict avant le verdict. On désigne le coupable, c'est le président de la République (Joseph Kabila), alors que la justice est encore en train de statuer », a expliqué à l'AFP Lambert Mende, ministre des Médias. « Personne ne cite le président dans les procédures, mais lui (le réalisateur) présente le président comme coupable », a ajouté le porte-parole. « J'ai écrit aux personnes qui ont souhaité que ce film soit autorisé à la diffusion sur notre territoire que nous ne pouvions pas, comme Etat, favoriser cette espèce de mépris vis-à-vis de notre institution judiciaire, qu'il valait mieux attendre », a-t-il expliqué.
« L'affaire Chebeya, un crime d'Etat ? » relate le procès en 2011 de huit policiers accusés de l'assassinat de Floribert Chebeya, directeur de l'ONG La Voix des Sans-Voix (VSV), retrouvé mort le 1er juin 2010, après s'être rendu la veille à un rendez-vous à l'inspection générale de la police à Kinshasa. Son chauffeur est depuis porté disparu.
La justice a condamné à mort le principal suspect, le colonel Daniel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que trois policiers jugés par contumace car en fuite. Un autre a été condamné à la prison à perpétuité et trois autres acquittés. Tous sont rejugés en appel.
Les parties civiles estiment que le suspect numéro un est le chef de la police, le général John Numbi, suspendu de ses fonctions depuis l'affaire et considéré avant cela comme un proche du chef de l'Etat. Elles souhaitent qu'il soit aussi jugé.
Le réalisateur Thierry Michel a présenté mardi à Bruxelles le témoignage inédit d'un des policiers jugé par contumace, qui met personnellement en cause le général Numbi. Dans son témoignage, le major Paul Mwilambwe, qui se cache dans un pays africain, a affirmé que M. Chebeya avait été étouffé « avec des sacs plastiques et du scotch » alors qu'il se trouvait dans les locaux de l'Inspection générale de la police.
Les autorités congolaises ont refoulé dimanche Thierry Michel à l'aéroport de Kinshasa en raison d'un « défaut de visa sortie-retour », ce que conteste le cinéaste qui dénonce une « décision politique ». Le réalisateur se rendait en RDC pour la projection de son film pour la première fois dans plusieurs villes du pays à l'invitation d'ONG et avec le soutien d'ambassades européennes. Selon lui, le prétexte invoqué n'était pas valable car il bénéficiait d'un visa d'établissement spécial (résident) valable jusqu'en février 2013, et portant la mention « dispensé de visa de sortie et retour ».
Pour M. Mende, « c'est un problème qui concerne l'administration des migrations, qui juge cette mention là fausse, puisque même lorsqu'elle donne des visas permanents, il y a toujours un visa à l'entrée et un visa à la sortie ».
Mardi, la France a regretté « profondément » la décision de refouler le réalisateur et demandé à Kinshasa de l'annuler.

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En Libye, la coalition libérale promet un "Etat civil et démocratique"

(Le Monde 12/07/2012)

La coalition de l'Alliance des forces nationales (AFN), donnée gagnante à l'issue des élections en Libye, a promis d'œuvrer pour un "Etat civil et démocratique" en cas de victoire définitive.
"Nous avons besoin de rétablir la sécurité et de rédiger la Constitution", a déclaré Faiçal Al-Krekchi, secrétaire général de l'AFN dans une interview à l'AFP. Il promet que parmi les priorités de l'Alliance figurent aussi la réactivation de la justice et la stimulation de l'économie. Il ajoute que "tout le monde était d'accord aussi pour que l'islam soit la référence principale dans la rédaction de la Constitution. Il n'y a pas de différend la-dessus". Ce que l'Alliance rejette, selon lui, est "l'utilisation de la religion a des fins politiques".
"PARLER DE LA RELIGION, C'EST ÉVITER DE DISCUTER DES PROGRAMMES"
Une pique contre leur rivaux islamistes, accusés de politiser la religion. "Nous sommes un peuple à 100 % musulman. Parler de la religion, c'est éviter de discuter des programmes. Nous n'avons pas besoin actuellement de parler de musulmans, de mécréants ou de laïques", a-t-il déclaré. Selon M. Al-Krekchi, la position de l'AFN, qui regroupe une soixantaine de partis ainsi que des personnalités indépendantes et des organisations de la société civile, est que l'islam est un "acquis" dans le pays.
Pour l'AFN, le Parti de la justice et de la construction (PJC), issu des Frères musulmans, avait commis une "erreur" en se revendiquant comme "islamiste" et en tentant de faire passer les autres pour non musulmans. "D'ailleurs, le peuple a compris et les urnes ont donné leur verdict", a ajouté Faiçal Al-Krekchi.
Selon les résultats préliminaires communiqués par la Commission électorale, l'AFN a raflé la plupart des sièges réservés aux mouvements politiques, à l'issue du scrutin. Selon M. Al-Krekchi, l'alliance a gagné 55 sièges sur 80 réservés aux partis dans le futur "Congrès national général", qui comporte 200 sièges. Mais les 120 élus au scrutin uninominal font l'objet d'une rude compétition entre les libéraux et les islamistes, chacun cherchant à faire rallier le maximum de candidats gagnants à leur alliance. "Nous obtenons un total de 95 à 100 sièges dans l'Assemblée, soit 50 % du total, en comptant seulement sur la force propre de l'Alliance et sans entrer en alliance avec quiconque", a assuré Faiçal Al-Krekchi. Pourtant, l'AFN promet, même en cas de majorité au Congrès, de former "un gouvernement d'union qui regroupe tous les courants, avec la compétence comme seule condition".

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L'Afrique du Sud accorde une aide financière à Cuba

(Xinhuanet 12/07/2012)

En raison de l'embargo américain, Cuba tourne vers l'Afrique du Sud pour obtenir de l'aide financière, a-t-on appris mercredi de source officielle sud- africaine.
L'Afrique du Sud avait offert 12,5 millions de dollars à Cuba au cours de l'année financière précédente, a déclaré le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération Maite Nkoane-Mashabane.
L'Afrique du Sud avait fourni de l'aide financière à Cuba pour l'aider à redresser son économie suite à des ouragans de 2008, a indiqué le ministre dans une réponse écrite au Parlement sur l'aide du gouvernement à Cuba.
Au début de cette année, l'Afrique du Sud et Cuba étaient parvenus à un accord sur une aide économique de 28 millions de dollars.
Les deux pays entretiennent de bonnes relations et leurs échanges commerciaux ont atteint 9,5 milliards de dollars en 2010.
L'Afrique du Sud avait effacé par ailleurs en 2010 121 millions de dette de Cuba.

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Côte d'Ivoire: les autorités plaident pour la relance de la production de café

(Xinhuanet 12/07/2012)

du conseil d'administration (PCA) du Conseil national café-cacao Lambert Kouassi Konan a plaidé mercredi à Yamoussoukro (centre) pour la relance de la production du café.
M. Kouassi Konan qui intervenait à l'occasion d'une rencontre avec les producteurs ivoiriens a déploré l'abandon de la caféiculture au profit de la culture du palmier à huile et de l'hévéa.
"La production de café a chuté de manière drastique de 400 000 tonnes à environ 100 00 tonnes", a-t-il révélé.
"N'abandonnons pas cette culture. Nous avons espoir que les prix d'achat vont remonter", a ajouté le PCA du Conseil national café-cacao.
Celui-ci a ainsi recommandé l'utilisation de plants plus productifs pour tripler ou quadrupler la production à l'hectare.
La Côte d'Ivoire dont l'économie repose en grande partie sur l'agriculture, avec en prime le binôme café-cacao, a entrepris depuis plusieurs mois des réformes dans le secteur.
Pour les responsables de la filière, la réussite de la réforme repose sur quatre éléments essentiels, entre autres la qualité des produits, l'aménagement des pistes rurales, la relance de la production de café et la gestion des coopératives.

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Togo: le taux d'inflation passe de 2,0% à 3,3% entre avril et mai

(Xinhuanet 12/07/2012)

Le taux d'inflation en glissement annuel au Togo s'est établi à 3,3% à fin mai 2012 contre 2,0% en avril 2012, un intervalle d'un mois, a relevé la 2e session du Conseil national de crédit de l'année 2012 tenue, mardi dans la capitale togolaises, pour examiner la situation économique, monétaire et financière de ce pays.
Selon le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Ayassor, qui a présidé la session, cette situation fait obligation au gouvernement de poursuivre les actions devant aider à maitrise la progression des prix.
Il a relevé une évolution récente des prix à la consommation qui s'est caractérisée par une accélération de l'inflation.
Alors que l'inflation est en hausse, le ministre de l'Economie togolais prévoit un taux de croissance de 5,6% pour 2012 contre 4, 8% en 2011.
"Les indicateurs conjoncturels laissent entrevoir la possibilité d'atteindre l'objectif de croissance économique de 5,6% " fixé pour l'année 2012, a indiqué le ministre Ayassor.

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