jeudi 12 juillet 2012

Sénégal: décaissement de la première tranche de l'aide budgétaire de la France

(Xinhuanet 12/07/2012)

Le gouvernement français a décaissé mardi 52,5 milliards de francs CFA en faveur du Sénégal, représentant la première tranche de l'aide budgétaire française de 130 millions euros (85 milliards FCFA), promise au nouveau président Macky Sall, rapporte mercredi le ministère de l'Economie et des Finances du Sénégal.
Dans un communiqué transmis à Xinhua, le ministère précise que cette tranche sera affectée, pour environ la moitié au paiement par l'Etat ou ses agences d'arriérés vis-à-vis d'entreprises privées, ce qui permettra la reprise de chantiers et contribuera à la relance de l'économie.
Selon le communiqué, l'autre moitié sera affectée au Fonds de soutien au secteur de l'énergie (FSE), ce qui correspond à environ trois mois de ses besoins de financement, notamment pour l'achat de combustibles pour les centrales de la Société national d'Electricité.
Deux autres tranches de 30 et 20 millions d'euros suivront et seront décaissées en octobre et en décembre 2012 ou début 2013, indique le texte.
Le décaissement de l'aide française a été annoncé au lendemain de la deuxième visite en France du président sénégalais en l'espace de deux mois.

© Copyright Xinhuanet

Madagascar: suspension de l'exportation de boeufs sur pieds

(Xinhuanet 12/07/2012)

L'exportation de boeufs sur pieds vers les îles voisines décidée en début de cette année par le gouvernement malgache, va être suspendue suivant la décision du conseil des ministres du gouvernement malgache de mercredi dernier à Antananarivo, la capitale malgache.
Un arrêté interministériel a été pris par le gouvernement malgache pour la suspension de l'exportation de boeufs sur pieds afin de mettre un terme à la prolifération des vols de bovidés, a-t-on indiqué dans le communiqué officiel du gouvernement.
D'après le communiqué, cette exportation aurait conduit à la prolifération des vols de bovidés, la recrudescence de l'insécurité enrobée de mort d'hommes dont le cas récent se produisait dans les régions d'Anosy et Atsimo Atsinanana (sud et sud-est du pays) où des militaires ont été tués par des bandits voleurs de boeufs, ainsi que la prolifération des fraudes diverses dont le blanchiment de papiers administratifs et la corruption.
Le gouvernement de la transition nationale a décidé ainsi que cette suspension ne saurait être levée avant que les mesures d'assainissement de la filière du zébu ne soient dûment constatées.
Rappelons que l'exportation de boeufs sur pieds a été prohibée en 2002 et est de nouveau autorisée officiellement cette année 2012 avec un quota de 50 000 têtes de zébus à exporter tous les 18 mois. La grande île dispose d'environ 9 millions de zébus avec un taux de croissance annuelle de 0,8%, c'est-à-dire, près de 700 000 têtes par an.

© Copyright Xinhuanet

Sahel: les chefs des armées examinent à Nouakchott les moyens de recouvrer la souveraineté du Mali sur tout son territoire

(Xinhuanet 12/07/2012)

Les chefs d'états-majors des armées des pays du champ (Mauritanie, d'Algérie, du Mali et du Niger) ont examiné, mercredi, à Nouakchott, les moyens permettant de recouvrer la souveraineté du Mali sur l'ensemble de son territoire, a appris Xinhua de source officielle.
Réunis en session ordinaire, les chefs d'états-majors se sont penchés sur "l'évaluation de la situation sécuritaire dans le nord du Mali", indique-t-on de même source.
Ils ont également pu examiner "les mesures permettant d'appuyer les capacités opérationnelles de l'état-major commun des pays du champ pour faire face aux menaces sécuritaires communes et limiter la propagation du crime organisé dans l'espace de ces pays", rapporte l'Agence Mauritanienne d'Information.
Le nord du Mali, occupé depuis plus de trois mois par des islamistes armés affiliés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique constitue, aujourd'hui, la principale préoccupation sécuritaire pour les pays du champ et pour la communauté internationale tout entière.
Des pays, dont la France, multiplie leurs efforts diplomatiques, pour faire voter par le Conseil de sécurité une résolution autorisant une intervention militaire dans le nord du Mali.

© Copyright Xinhuanet

L'Afrique du Sud soutient sa candidate à la présidence de la Commission de l'UA

(Xinhuanet 12/07/2012)

Le gouvernement sud-africain a réitéré mercredi son soutien à sa ministre de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma, qui brigue la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA).
Cette confirmation du soutien gouvernemental survient alors que Mme Dlamini-Zuma doit s'envoler plus tard dans la journée pour la capitale éthiopienne Addis-Abeba, où elle participera au 19e sommet de l'UA, lors duquel le prochain président de la Commission de l'UA devrait être élu.
Seuls deux candidats sont encore en lice pour le poste. Dlamini-Zuma affronte le Gabonais Jean Ping, qui est le président sortant, dans un face-à-face qui fait apparaître une ligne de clivage entre les pays francophones d'un côté et les autres pays africains de l'autre.
"Le gouvernement réitère son soutien inébranlable, appuyé par la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), à la candidature de la ministre Dlamini-Zuma à la présidence de la Commission de l'UA, et se déclare convaincu qu'elle possède à la fois la capacité et la volonté d'aider le continent dans les efforts qu'il mène pour améliorer la vie de tous les Africains tout en prenant sa place légitime parmi les nations du monde comme un égal et un partenaire pour le développement durable", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
La semaine dernière, Mme Dlamini-Zuma a appelé à un changement à la tête de l'UA, promettant d'augmenter l'efficacité de l'organisation, et elle s'est dite prête à assumer cette fonction.
Le gouvernement sud-africain fait valoir le point de vue de la SADC, qui estime que conformément au principe de rotation, toutes les régions devraient avoir la possibilité de diriger la Commission de l'UA.
Depuis la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), qui a plus tard fait place à l'UA, aucun dirigeant issu des régions du sud ou du nord du continent n'a accédé à des fonctions de direction de l'organisation panafricaine.
En janvier, les dirigeants africains ont reporté l'élection du président de la Commission de l'UA au mois de juillet, car ni Dlamini-Zuma ni Jean Ping n'avait obtenu la majorité des deux tiers de voix nécessaires pour être élu à la tête de la Commission.

© Copyright Xinhuanet

Guinée - La libération retardée des 15 présumés auteurs de l'attaque contre la résidence du président guinéen

(Xinhuanet 12/07/2012)

Le ministère public a interjeté appel contre la décision de non-lieu prononcé le 2 juillet dernier en faveur de 15 présumés auteurs de l'attaque contre la résidence du chef de l'Etat guinéen survenue le 19 juillet 2010, bloquant ainsi l'exécution de cette mesure, a-t-on appris de sources concordantes ce mercredi.
La défense de ces bénéficiaires de cette décision du parquet préconisent d'entreprendre "la riposte" le plus tôt que possible contre ce revirement qui empêche la relaxe de leurs clients.
Déjà ces avocats avaient haussé le ton contre ce qu'ils avaient qualifié de "retard" dans l'exécution de la décision du parquet concernant ce non-lieu prononcé il ya une semaine par la Chambre de mise en accusation dirigée par William Fernandez.
Mais le Bureau du procureur général avait fait savoir qu'il n'y avait pas eu de "violation de la loi" en la matière, car l'accusation et l'Etat guinéen disposaient de 6 jours pour se pourvoir en cassation.
Et c'est à cela qu'on assiste maintenant avec ce nouveau rebondissement suite au pourvoi en cassation du ministère public et de l'Etat guinéen.
Ce sont 14 personnes qui avaient bénéficié au départ du non lieu pour "délit non constitué". Chiffre qui a été rehaussé à 15 plus tard, selon des sources judiciaires. Parmi les bénéficiaires de cette mesure figure 13 militaires dont l'ex-chef d'état-major de l'armée guinéenne le général Nouhou Thiam et 2 civils.

© Copyright Xinhuanet

Le Nigeria nomme son premier juge en chef féminin

(Xinhuanet 12/07/2012)

Le premier juge en chef féminin de l'histoire du Nigeria a émergé mercredi lorsque le sénat de la nation ouest-africaine a confirmé la nomination de Aloma Mukhtar comme le nouveau juge en chef pour remplacer le juge en chef sortant du Nigeria (JCN) Musdapher Dahiru.
Mme Mukhtar le 13e juge en chef du pays et la première femme à occuper le poste élevé.
Le juge en chef sortant, Dahiru Musdapher, est prévu de quitter son poste le 15 juillet, à l'âge obligatoire de 70 ans.
Né dans l'Etat de Kano au nord-ouest du Nigeria, le 20 novembre 1944, Mme Mukhtar a fait ses études au Nigeria et en Angleterre avant de devenir avocate.
Elle a également été la première avocate de la partie nord du Nigeria à être admise au Barreau du Nigeria.
Le 24 septembre 1987, elle est devenue la première femme à être nommée juge à la cour d'appel du Nigeria. Cela a été suivi par sa nomination le 8 juin 2005, comme la première femme nigériane d'être promue au poste de juge à la Cour suprême du pays.

© Copyright Xinhuanet

mercredi 4 juillet 2012

Mali - Les islamistes sèment le chaos à Tombouctou

(Le Figaro 04/07/2012)

Les destructions de l'inestimable patrimoine de Tombouctou ont repris à l'aube. Lundi, devant un petit groupe d'habitants effarés, cinq combattants d'Ansar Dine, le mouvement salafiste qui contrôle la ville depuis le 1er avril, ont rasé l'une des entrées de la mosquée Sidi Yeyia. La porte de ce bâtiment du XVe siècle n'a tenu que quelques minutes.
Les jours précédents, les soldats des Partisans de la religion s'en étaient pris à sept des seize mausolées que compte «la cité des 333 saints», même si ni ce nombre ni l'ampleur exacte des destructions n'avaient pu être confirmés. Ces lieux sont sacrés aux yeux des Maliens de rite malékite, mais Ansar Dine, tenant d'une lecture ultra-rigoriste de l'islam, les juge impies. Un proche de l'iman de la mosquée Sidi Yeyia affirme que les profanateurs auraient été motivés par l'envie d'éradiquer une croyance locale voulant que l'ouverture de cette porte conduise à la fin du monde.
Dans Tombouctou, privé d'eau courante et d'électricité plus de quinze heures par jour, les habitants terrorisés se cloîtrent chez eux. «C'est terrible. On a peur, mais on ne peut rien faire. On n'a pas d'arme et s'opposer aux vues d'Ansar Dine est pour ses combattants un signe d'impiété qui est très sévèrement puni», souligne, anonymement un ancien employé d'une ONG en rappelant la proximité d'Ansar Dine avec al-Qaida au Maghreb islamiste (Aqmi). Un autre résident, revenu depuis peu à Bamako, s'est réfugié dans la prière: «Comment peuvent-ils faire cela? Ils piétinent Allah et nous serons maudits». Ces attaques ont suscité une émotion énorme à travers le monde. L'Unesco, qui venait de classer Tombouctou au Patrimoine mondial de l'humanité, s'est dite «horrifiée». L'Association des leaders religieux du Mali a condamné «le crime de Tombouctou» comme le gouvernement malien. Jusqu'à la Cour pénale internationale, qui, par la voix du procureur Fatou Bensouda a déclaré envisager des poursuites pour crime de guerre.
Ce tollé n'a pas ébranlé Sanda Ould Bouamama, qui se dit porte-parole d'Ansar Dine à Tombouctou. Selon lui, les destructions sont même une réponse à l'Unesco et elles continueront «au nom de Dieu». Une détermination qui étonne. Il y a deux mois, après une première profanation, Iyad ag Ghaly, chef d'Ansar Dine et Touareg comme la plupart de ses hommes, avait laissé entendre qu'il ne s'agissait que d'un dérapage. «Ces raids sont une stratégie dangereuse. En cassant ces lieux saints, Ansar Dine et Aqmi prennent le risque de s'opposer aux habitants bercés par un islam populaire. C'est exactement le contraire de leur conduite passé», analyse Dominique Thomas, chercheur à l'EHESS.
Opération de propagande
Présent depuis plus de dix ans au Sahel, Aqmi avait jusqu'alors tout fait pour s'infiltrer en douceur dans le tissu local, en prêtant de l'argent aux nécessiteux, en montant de petits programmes humanitaires voire en contractant des mariages comme Mokhtar Belmokhtar, l'un des principaux chefs d'Aqmi. Pour Ahmedou Ould Abdallah, président du Centre de stratégie et de sécurité pour le Sahel et le Sahara, le revirement est le signe qu'Ansar Dine et Aqmi se «sentent très forts». «Ils envoient ainsi un message de peur aux cheikhs locaux: “nous sommes les nouveaux maîtres”. En ce sens, ce sont de vrais révolutionnaires qui cherchent à détruire les structures traditionnelles pour séduire les plus pauvres, les opprimés, qui forment 80 % de leurs affidés, comme le faisaient les communistes en leur temps.» Ce spécialiste insiste aussi sur les vertus de propagande d'une telle opération. «Grâce aux médias qui ont parlé de Tombouctou plus personne au monde n'ignore que de “vrais” croyants sont dans la ville».
Ansar Dine, qui entend imposer la charia à tout le Mali et, au-delà, à la région, cherche à gagner une image internationale. «Ils ont déjà dans leurs rangs de nombreux Sénégalais, des Nigériens ou des Nigérians», souligne un proche du dossier. Outre Aqmi, Ansar Dine a lié des liens avec la secte nigériane Boko Haram ainsi qu'avec des Somaliens. La présence d'Afghans ou d'anciens d'Irak dans le nord du Mali a aussi souvent été évoquée sans jamais avoir été prouvée. «Il n'y a qu'une chose certaine, les salafistes recrutent beaucoup.»
Les errements stratégiques dénotent aussi des rivalités qui opposent les différents chefs au sein des mouvements qui occupent l'Azawad. Sur fond de rivalités tribales, Iyad ag Ghaly, qui tient à rester un interlocuteur pour les pays de la région, serait défié tout à la fois par les tenants d'une ligne plus dure et par des Touaregs désireux de calmer cette fuite en avant.
En visite lundi à Paris, le président guinéen Alpha Condé s'est prononcé pour une «solution militaire» menée par des «troupes africaines». «Il est évident que la solution avec le mouvement islamiste n'est pas de négocier. Il faut une solution militaire», a-t-il affirmé espérant «rapidement une résolution du Conseil de sécurité» de l'ONU dans ce sens. Le Maroc a également appelé lundi dans un communiqué à «une action déterminante» pour mettre fin aux destructions.

© Copyright Le Figaro

R.D.C., Rwanda - Soutien du Rwanda au M23 : Washington accule le régime de Paul KAGAME

(KongoTimes 04/07/2012)

Le soutien au M23 ne cesse d’attirer des poux sur la tête des autorités rwandaises. Après le Conseil de sécurité des Nations Unies qui les avait dernièrement clouées au mur, Washington vient d’intimer des ordres imprécis à Kigali. La première puissance mondiale exige au pays de mille collines de faire cesser et prévenir l’apport d’un tel appui à partir de son territoire, sans plus. Convaincus que l’attitude de Kigali menace d’ébranler encore la sécurité et d’alimenter les déplacements dans la région, les USA devraient cependant proposer une sortie heureuse de la crise que de se limiter à souffler le chaud et le froid avec de simples déclarations sur fond de préoccupation.
Après les Nations Unies, Human Rights Watch, … les Etats unis d’Amérique prennent le relai. Washington semble acculer le régime de Paul Kagame qui fournit allègrement des hommes, des armes et des munitions à la bande à Bosco Ntaganda.
Des sources indépendantes accusent
« L’organisation de défense des droits de l’Homme américaine accuse l’armée rwandaise d’avoir fourni des centaines d’hommes ainsi que des armes et des munitions aux rebelles du M23 en République démocratique du Congo, et de servir de refuge à leur chef présumé Bosco Ntaganda malgré un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale », rapportait BBC, le lundi 4 juin ; et d’ajouter que « l’armée rwandaise est directement impliquée dans la fourniture de 200 à 300 nouvelles recrues ainsi que d’armes lourdes et de munitions aux rebelles ». Curieusement, la ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo, a démenti à domicile comme à New York, l’implication de son pays dans le conflit armé dans l’Est de la RDC, bien avant la publication du rapport de HRW dont elle a qualifié les travaux de « simplistes », « irresponsables » et d’« aussi dangereux que des balles ou des machettes ».
De leur côté, le général Ntaganda et les dirigeants du M23 ont aussi rejeté les rapports les accusant de collaborer entre eux ou avec le Rwanda, alors que le gouvernement congolais assure que les informations données par les combattants capturés « confirment le recrutement forcé de jeunes mineurs d’âge par les mutins tant au pays même qu’à l’étranger ». La divulgation par la presse d’un rapport confidentiel de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) sur la présence de Rwandais dans les rangs du M23 a poussé la RDC et le Rwanda à dépêcher une commission de vérification conjointe à Goma (Nord-Kivu). « Des citoyens rwandais étaient recrutés, formés dans leur pays et envoyés en renfort au M23 en RDC », dit le document.
La mission des enquêteurs congolais et rwandais a consisté à « établir toute la vérité sur l’éventuel appui du Rwanda au mouvement rebelle M23 », créé début avril 2012 par des mutins issus des Forces armées de la RDC (FARDC) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Selon OCHA, les violents affrontements entre ce mouvement et l’armée régulière ont provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes, dont environ 74 000 dans les territoires de Lubero (Masisi et Rutshuru).
Quand les Usa s’en mêlent
De son côté, par la bouche du porte – parole du gouvernement congolais, Kinshasa s’est mis devant ses responsabilités. Sortant de sa tour d’ivoire, une position claire a été prise et annoncée. Le Rwanda doit quitter la manœuvre de déstabilisation de l’Est, si pas de toute la Rdc tant l’histoire démontre que la fumée ne sort généralement que par là. Mais au – delà de cet écho favorable à cet engagement ferme pris dans les délais raisonnables, il sied de mener des actions militaires, judiciaires et diplomatiques pour un dénouement définitif de cette énigme de l’Est qui n’a que trop duré et causé trop de désastres. Le gouvernement américain vient d’apporter sa pierre longtemps attendue dans l’échafaudage de la paix dans le grand Kivu. Mais lorsqu’on sait que le sacro-saint Paul Kagame, plaque tournante dans cette affaire avait parlé aux oreilles du monde de certaines puissances qui cherchent noise et mort à Joseph Kabila, plusieurs autres interrogations valent leur peine.
Passer à l’action
Maintenant que la liste des preuves contre Kigali affiche complet, la balle est désormais dans le camp des Nations Unies de passer à l’action. Après s’être prononcé, Kinshasa devra poursuivre clairement sur cette affaire dont le fond a été mis à nu par les révélations des Nations Unies, de HWR ainsi que les témoignages de nombreux membres du M23 qui ont fait défection de leur mouvement. Ensuite, après avoir déclenché des mécanismes prévus en pareil cas pour que le régime de Kigali arrête son double jeu dans la sous-région des Grands Lacs, Kinshasa devra braver la procédure dite interminable et avoir gain de cause face à ses ennemis de jour et de nuit. En s’alignant derrière le M23, Kigali a prouvé à suffisance qu’il n’a jamais œuvré pour la paix avec Kinshasa, comme l’affirmait, à Kinshasa, sa chef en charge de diplomatie.
Ce qu’il faut faire
Si l’ingérence rwandaise dans la guerre de l’Est est un secret de polichinelle depuis 1994, la Rdc a besoin d’être bien épaulée par la communauté internationale pour en découdre avec cette malencontreuse situation. Le régime rwandais bénéficie de beaucoup de soutien, bien plus que la Rdc, doit – on reconnaître.
Aussi, la Monusco devra-t-elle, pour sa part, prendre une initiative pour stopper cette ingérence qui met en péril la paix qu’elle essaie difficilement de préserver depuis plus de dix ans. Et l’apport des puissances étrangères, les Etats Unis à la une, est le bienvenu et le plus souhaité, au – delà de ménager le bâton et la carotte. Si d’aucuns ont affirmé que la guerre du Kivu est une guerre africaine, d’autres reconnaissent qu’on se massacre pas exclusivement entre Africains, en tuant de préférence des civils. Alors, il ne faut pas perdre de vue qu’aucun des belligérants ne possède d’usine d’armement et que la guerre par conséquent est alimentée par le commerce mondialisé et généralement illicite des armes, munitions et autres équipements militaires. Les systèmes de télécommunication, en particulier le téléphone portable, qui jouent un rôle essentiel dans des guerres de mouvement sont contrôlés par des groupes internationaux. Point n’est besoin de le répéter. Et le Rwanda constitue un proche et efficace relais logistique pour les rebelles tutsis. Tout en voyant le Rwanda, les Usa devront aussi voir loin du Rwanda. Et ce n’est pas Paul Kagame qui dirait le contraire, du moins cette fois-ci où il a derrière lui toute la bande des présumés ennemis de la Rdc.

[L’Avenir]
© Copyright KongoTimes

Mali: les députés pour l'usage de la force

(BBC Afrique 04/07/2012)

Cette requête des députés fait suite à l’assassinat d’un élu local à Gao, à la destruction de patrimoines culturels à Tombouctou et à Gao, ainsi qu’au climat de peur qui s’est installé chez les populations de ces localités après les affrontements entre les islamistes et le MNLA, la semaine dernière.
Pour Abdoul Abdoulaye Sidibé, président de la commission Défense, sécurité et protection civile de l’Assemblée Nationale, le gouvernement est dans l’impossibilité de faire face à ses devoirs et il doit recourir à la CEDEAO.
Les députés demandent également que les résultats de l’enquête sur l’agression du président de transition, Dioncounda Traoré soient rendus publics et que les auteurs soient punis.
Dioncounda Traoré était le président de l’hémicycle où son parti, l’ADEMA, est majoritaire. Il a été sollicité pour assurer l’intérim de la présidence après le renversement du pouvoir d’Amadou Toumani Touré par un coup d’Etat.
Le président Traoré a ensuite été désigné à la tête de la transition pour une année par la CEDEAO et l’ex-junte. Mais avant de commencer ce mandat, il a été agressé par des manifestants à son palais le 21 Mai. Transféré en France quelques jours après les faits, il est toujours sous traitement à Paris.

© Copyright BBC Afrique

RDC : le rapport de l’ONU qui accuse le Rwanda rendu public

Par Karim Lebhour

Le rapport annuel du Comité des sanctions de l’ONU sur la République démocratique du Congo aurait pu passer totalement inaperçu, si ce n’était cette annexe de 48 pages accusant le Rwanda de soutenir la mutinerie armée dans l’est de la RDC. Le groupe d’experts de l’ONU affirme que les forces armées rwandaises « fournissent du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles du M23 » et octroient soutien et protection au général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre
Ce réquisitoire estampillé du sceau des Nations unies a fourni à Kinshasa l’occasion de faire éclater au grand jour une ingérence rwandaise déjà dénoncée par l’organisation Human Rights Watch, dans un rapport daté du 4 juin 2012.

Dès cette annexe connue, les diplomates congolais ont alerté les médias sur son existence et accusé les Etats-Unis d’en empêcher la publication pour protéger son allié rwandais. La mission américaine auprès de l’ONU a démenti et demandé « la publication rapide du rapport et de ses annexes ». Le département d’Etat a franchi samedi 30 juin 2012 un pas supplémentaire en demandant au Rwanda « d’arrêter et d’empêcher tout soutien à la rébellion congolaise depuis son territoire ».
« Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac »
Les accusations du groupe d’experts reposent sur les témoignages anonymes de 80 mutins déserteurs dont 31 Rwandais du M23. Les auteurs fournissent des photos d’armes et d’équipements militaires décrites comme venant du Rwanda et décrivent le processus de recrutement de soldats par des officiers rwandais pour le compte des rebelles du M23.
Parmi les noms d’officiels rwandais cités dans cette annexe (page 17) figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, de son chef d'état-major, le général Charles Kayonga, et des généraux Jack Nziza, Emmanuel Ruvusha et Alexis Kagame. « Le Rwanda s’est fait prendre la main dans le sac », analyse un diplomate onusien. « La réalité est que le Rwanda s’est accordé un droit de regard sur ce qui se passe dans la région des Kivus. La RDC est en train de réaffirmer sa souveraineté et veut briser ce statu quo », poursuit-il.
« Traquer les Rwandais »
Dépêchée à New York, la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, a dénoncé un rapport « déséquilibré » et démenti tout soutien de Kigali à des groupes armés en RDC. « Personne ne peut dire qui est Rwandais et qui ne l’est pas d’un côté ou de l’autre de la frontière. La langue du Rwanda est parlée des deux côtés. C’est tout à fait normal de trouver des gens qui s’expriment dans cette langue dans cette partie du Congo », a-t-elle expliqué avant de dénoncer une campagne d’incitation contre les Rwandais. « Certains médias proches du gouvernement congolais parlent de traquer les Rwandais et tuer les Tutsis. Cela nous rappelle la rhétorique de 1994 avant le génocide ».
« Pousser le Rwanda et la RDC à négocier »
Le Rwanda a promis de répondre au groupe d’experts. En l’état, ces accusations constituent une violation flagrante de l’embargo sur les armes à destination de la RDC. Selon nos informations, Kinshasa va déposer dans la semaine une requête au Conseil de sécurité pour inscrire les officiels rwandais cités dans le rapport sur la liste des sanctions de l’ONU. Cette requête a-t-elle une chance d’être entendue ? « J’en doute, répond un diplomate du Conseil. Il n’y a aucun appétit au sein du Conseil pour sanctionner des officiels rwandais. L’idée est plutôt de pousser le Rwanda et la RDC à négocier ».
Dans la résolution sur le renouvellement de la Monusco, adoptée mercredi 27 juin, le Conseil de sécurité a tout de même condamné « le soutien extérieur à tous les groupes armés ». « C’est un signal envoyé au Rwanda », décrypte un autre diplomate. « Cela montre que le Conseil accorde du crédit à la thèse d’une déstabilisation extérieure de la RDC ». Un avertissement alors que le Rwanda est candidat à un siège au Conseil de sécurité à la fin de cette année.

Par RFI

Gabon - Croissance économique du PIB de 6,6 pc au Gabon

(Afrique en ligne 04/07/2012)
Le ministre gabonais de l’Economie annonce une croissance annuelle du PIB de 6,6% en 2012 - Le ministre gabonais de l’Economie, de l’Emploi et du Développement, Luc Oyoubi, a annoncé mardi à la radio nationale que la croissance annuelle du Produit intérieur brut (PIB) est estimée à 6,6 pour cent pour 2012 contre 6,8 pour cent en 2011.
M. Oyoubi, qui a présidé la veille la traditionnelle réunion du Comité monétaire et financier national à Libreville, a souligné que le taux d’endettement du Gabon s’est situé à des proportions raisonnables, soit 17pour cent du PIB à la fin du mois de mars 2012.
«Dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), l’activité économique devrait rester vigoureuse et s’établir à 5,7 pour cent de croissance en 2012 contre 5 pour cent en 2011”, a déclaré M. Oyoubi, ajoutant que le taux d’inflation au Gabon devrait se situer à 2,2 pour cent pour 2012.

Pana 04/07/2012
© Copyright Afrique en ligne

Sénégal: Karim Wade, fils de l'ancien président, entendu par la gendarmerie

(Xinhuanet 04/07/2012)

L'ex-puissant ministre d'Etat sénégalais, Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, a été entendu mardi par la Gendarmerie à Dakar, dans le cadre des enquêtes sur la gestion des responsables de l'ancien régime dont certains sont accusés d'enrichissement illicite.
Selon plusieurs sources, Karim Wade, ex-ministre d'Etat, chargé des Infrastructures, de la Coopération internationale, de l'Aménagement du Territoire et des Transports, a été entendu pendant plus de deux heures par les enquêteurs. Il est ressorti sans faire de déclaration.
Les mêmes sources indiquent que les minutes des auditions seront transmises au procureur de la République, seul à même de décider des suites à donner à cet interrogatoire.
Par le passé, Karim Wade a été le président du Conseil de surveillance de l'Agence nationale pour l'Organisation de la Conférence islamique (ANOCI), chargée de la préparation du sommet que la Ummah islamique à Dakar en mars 2008.
Il lui a souvent été prêté l'ambition de succéder à son père, qui a été battu au second tour de la dernière présidentielle, le 25 mars par Macky Sall, qui fut son Premier ministre et proche collaborateur, avant leur rupture survenues en 2008.
Plusieurs autres hauts responsables de l'ex-régime, président du Sénat, anciens ministres et directeurs de sociétés publiques, ont été déjà entendus par la police ou la gendarmerie.

© Copyright Xinhuanet

Côte d'Ivoire: tout est fin prêt pour le démarrage effectif du recensement des ex-combattants (ministre)

(Xinhuanet 04/07/2012)

Le ministre ivoirien auprès du président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a indiqué mardi à Abidjan que "tout est fin prêt" pour le démarrage effectif de l'opération de recensement des ex-combattants prévu pour le 5 juillet.
Le ministre qui se référait au responsable de l'institut national des statistiques a noté dans une intervention sur les antennes de la télévision nationale la nécessité d'avoir une idée précise des effectifs des personnes qui ont manié les armes pendant les affrontements armés, en vue de faciliter leur insertion dans le tissu social.
"L'opération est prévue pour prendre fin dans un mois", a relevé Paul Koffi Koffi, révélant la mise en place de 56 sites d'identification sur l'ensemble du territoire.
"Nous invitons tous les jeunes qui ont connu le maniement des armes à se présenter à cette opération", a énoncé le ministre, assurant qu'il n'y aura aucune action de représailles à l'encontre des anciens combattants qui se présenteront aux séances d'identification.
De l'avis de celui-ci, le recensement des jeunes ex-combattants constitue un point de départ pour la dynamisation du processus de Désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR).
La Côte d'Ivoire tente de sortir d'une crise post-électorale aigüe qui a secoué le pays cinq mois durant, faisant au moins 3 000 morts et un million de déplacés.
Plusieurs milliers de jeunes avaient pris part aux affrontements armés qui avaient opposé les soldats pro-Ouattara aux pro-Gbagbo au plus fort du conflit.
L'encasernement, le désarmement et la réinsertion des ex-combattants dans divers secteurs d'activité constituent une préoccupation pour le gouvernement qui entend tout mettre en oeuvre pour réussir la pacification du pays après les crises successives.

© Copyright Xinhuanet

Le Bénin annonce une augmentation de 10 FCFA par kilo sur le prix d'achat du coton graine aux producteurs

(Xinhuanet 04/07/2012)

Le gouvernement béninois a annoncé mardi une augmentation de 10 FCFA par kilogramme sur le prix d'achat du coton graine aux producteurs, pour la campagne agricole 2012-2013, indique un communiqué gouvernemental publié à Cotonou.
"Dans le cadre de la campagne cotonnière 2012-2013, le conseil des ministres a examiné plusieurs communications du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche dont une relative à la fixation du prix d'achat du coton graine aux producteurs et à la fixation du montant des fonctions critiques", indiqué le communiqué.
Ainsi, selon le document, les prix d'achat du coton graine aux producteurs pour la campagne 2012-2013 ont connu une augmentation de 10 FCFA par kilogramme par rapport aux prix d'achat du même produit lors de la campagne précédente.
"Ces prix sont à 260 FCFA le kilogramme de coton classé premier choix contre 250 FCFA la campagne 2011-2012 et à 210 FCFA le kilogramme de coton classé deuxième choix contre 200 FCFA la campagne écoulée", souligne la source.
Par ailleurs, le communiqué précise que le montant de la fonction critique est fixé à 20 FCFA le kilogramme de coton graine au lieu de 30 FCFA le kilogramme la campagne dernière.
"Cette politique d'augmentation du prix d'achat du coton graine aux producteurs vise à galvaniser les cultivateurs à accroître la production du coton, de 300 000 tonnes pour la campagne 2011-2012 à plus de 600.000 tonnes pour la campagne 2012-2013", a-t-on indiqué.

© Copyright Xinhuanet

Nigeria - Pétrole: Vers la construction de six raffineries

(Afrique en ligne 04/07/2012)

Le Nigeria signe un protocole d'entente pour la construction de six raffineries de pétrole - Le gouvernement du Nigeria a signé un protocole d'entente pour un partenariat américano-nigerian avec Vulcan Ressources Petroleum Limited et Petroleum Refining and Strategic Reserve Limited pour la construction de six raffineries modulaires avec une capacité totale de 180.000 barils/jour.
Selon la presse locale publiée mardi, le ministre du Commerce et des Investissements, Olusegun Aganga, a signé le protocole pour le compte du gouvernement nigérian, tandis que le vice-président/directeur des Ressources de Vulcan Petroleum Limited, Jim Mansfield et le président de Petroleum Refining and Strategic Reserve Limited, Chief Edozie Njoku ont paraphé le document pour les deux sociétés.
Dans le cadre du projet d'un coût global de 4,5 milliards de dollars américains, deux des raffineries devraient être prêtes d'ici un an et chacune d'elles va raffiner jusqu'à 30.000 barils de pétrole brut par jour et produire jusqu'à cinq millions de litres d'essence, de diesel et kérosène LPFO.
Bien que le Nigeria possède quatre raffineries, aucune d'entre elles ne fonctionne à plein régime, ce qui oblige le pays à importer la plupart du carburant nécessaire pour sa consommation locale.

Pana 04/07/2012
© Copyright Afrique en ligne

Guinée-Bissau: suspension d'une session parlementaire à cause du boycott de députés

(Xinhuanet 04/07/2012)

Les travaux de la 3e session du Parlement de Guinée-Bissau ont été suspendus ce mardi en raison du boycott des 67 députés du PAIGC (ancien parti au pouvoir), ont indiqué des sources proches du parlement bissau-guinéen.
Selon Rui Diã de Sousa, président du groupe parlementaire du PAIGC, ce parti "exige le renouvellement des instances dirigeantes du parlement qui doit impérativement passer par l'élection d'un nouveau président".
Selon lui, "le PAIGC qui a la majorité avec 67 députés sur cent en appelle au retour à la normalité constitutionnelle".
Depuis le coup d'Etat du 12 avril, les loyalistes du PAIGC de Carlos Gomes Junior (ancien Premier ministre) continuent d'exiger le retour à la légalité constitutionnelle, avec notamment le rétablissement de Raimundo Pereira comme président de transition et la tenue du second tour du scrutin présidentiel du 18 mars.

© Copyright Xinhuanet

Maurice: hausse de 3,9% des exportations du secteur manufacturier au premier trimestre

(Xinhuanet 04/07/2012)

Les exportations des entreprises mauriciennes engagées dans l'exportation ont connu une hausse de 3,9 % pour le premier trimestre 2012 comparativement à celui de 2011, selon le dernier rapport trimestriel du bureau central des statistiques mauricien.
Le montant des exportations du premier trimestre 2012 s'élève à 363 millions USD, ce qui représente une hausse de 13,8 millions USD par rapport à la même période de 2011, mais une baisse de 7,77 millions USD en comparaison avec le trimestre précédent.
Statistics Mauritius fait remarquer une baisse des exportations des produits de l'habillement et du textile, des jouets, jeux et produits sportifs de même qu'au niveau de produits à base de papier au cours du premier trimestre de 2012.
S'agissant de l'habillement et du textile, la valeur de la baisse est de 14,37 millions USD soit 7,3 %. Celle enregistrée au niveau des produits à base de papier a été de 1,13 million USD soit une baisse de 55,7 %. Une baisse de 41,5 % a été enregistrée dans le secteur de la production et de l'exportation de jouets, de jeux et de produits sportifs.
Le secteur des produits alimentaires de la mer et celui de la bijouterie ont aidé à contrecarrer cette mauvaise performance. Le premier a engrangé quelque 10,13 millions USD, soit 13,8 % de la totalité de ses exportations.

© Copyright Xinhuanet

Zimbabwe - Les exportations du Zimbabwe vers le Royaume-Uni chutent en spirale

(Xinhuanet 04/07/2012)

Les exportations du Zimbabwe vers le Royaume-Uni ont continué de chuter ces cinq dernières années alors que les tensions entre les deux pays persistent.
Les chiffres fournis par l'organisme national de promotion du commerce, ZimTrade, montrent que les exportations vers le Royaume- Uni, qui atteignaient 245 393 dollars en 2007, ont chuté à 95 446 dollars en 2011.
Dans son bulletin d'information de juin, ZimTrade a noté que les importations britanniques depuis le Zimbabwe étaient dominées par les produits agricoles, appelant en conséquence les entreprises à saisir les opportunités commerciales en augmentant l'offre de ces produits.
D'après ZimTrade, les principaux produits agricoles importés du Zimbabwe par la Grande-Bretagne l'année dernière comprenaient la canne à sucre brute, le tabac non-manufacturé, le thé noir fermenté, le filet et autres viandes de poisson, frais ou réfrigérés, les pois, les déchets de tabac, les fleurs coupées et bourgeons et les oranges fraiches ou séchées.
"Le Zimbabwe est naturellement riche en terres fertiles, en eau et en conditions climatiques adaptées à la production par exemple de sucre de canne, de tabac, de fleurs, de thé, de café et de légumes, qui comptent parmi les principales importations du Royaume-Uni", a-t-il dit.
"Le Zimbabwe peut par conséquent améliorer l'offre de ces produits importés par le Royaume-Uni", a déclaré ZimTrade.
Cet organe de promotion du commerce a déclaré que puisque le Royaume-Uni est soumis à la législation de l'UE, le Zimbabwe pourrait avantageusement commercer avec le Royaume-Uni dans le cadre de l'Accord de partenariat économique (APE).
L'UE a imposé en 2002 des sanctions à l'encontre du Zimbabwe suite à des divergences concernant le programme de réforme agraire du pays et des allégations de violations des droits de l'Homme.
Les APE ont pour objectif de créer une zone de libre-échange entre l'UE et les pays du Groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique ( ACP).
Le Zimbabwe, avec cinq autres pays qui sont la Zambie, les Comores, Madagascar, les Seychelles et Maurice, ont signé en 2009 avec la Commission européenne un APE provisoire dans le cadre du bloc d'Afrique orientale et australe, tandis que les négociations pour un APE complet sont toujours en cours.

© Copyright Xinhuanet

Liberia - Le gouvernement libérien demande à l'ONU de lever l'interdiction de voyager sur les associés de l'ancien président

(Xinhuanet 04/07/2012)

Le gouvernement libérien a appelé mardi le Conseil de sécurité de l'ONU de lever l'interdiction de voyager imposée à certains associés de l'ancien président Charles Taylor.
La présidente Ellen Johnson Sirleaf a déclaré avoir demandé à l'ONU de lever l'interdiction de voyager imposée à certains associés de M. Taylor parce qu'ils ne présentent plus une menace pour la paix dans le pays.
« Les gens à qui l'interdiction de voyager a été imposée ne constituent plus une menace pour la paix au Libéria, et devraient donc être autorisés à voyager », a déclaré la dirigeante libérienne, ajoutant qu'il n'est pas sain pour les gens qui ne posent pas de menace pour la paix d'être interdit de voyager.
Elle a précisé que ce n'était pas le gouvernement libérien qui avait imposé l'interdiction, mais plutôt le Conseil de sécurité, et a assuré qu'elle sera bientôt levée.
Les fonctionnaires à qui l'interdiction de voyager a été imposée comprennent notamment l'ancienne première dame Jewel Howard Taylor, maintenant membre de la chambre haute du parlement bicaméral du Liberia, l'actuel ministre de l'Information Lewis Brown, qui a servi comme ministre des Affaires étrangères et conseiller à la sécurité de l'ancien président Taylor.
En 2003, le Conseil de sécurité a imposé une interdiction de voyager sur les associés de Charles Taylor, qui ont été considérés comme une menace potentielle pour le processus de paix au Libéria.
L'ONU a également imposé une interdiction sur l'importation d'armes vers le Libéria, mais l'interdiction sur les armes a été levée.

© Copyright Xinhuanet

Niger: lancement officiel des travaux de construction de la "Route du pétrole"

(Xinhuanet 04/07/2012)

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a procédé mardi à Diffa (environ 1 300 km, est de Niamey) au lancement des travaux de construction de la route Diffa-N'guigmi-frontière tchadienne dite "Route du pétrole", longue de plus de 300 km.
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence notamment de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des institutions internationales et du corps diplomatique au Niger, dont l'ambassadeur de Chine au Niger, M. Xia Huang.
Cette route dont la réalisation est entièrement financée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), le consortium qui exploite le pétrole nigérien du bloc d'Agadem, permet, d'une part, de désenclaver tout l'extrême est du pays, et d'autre part, relier le Niger au Tchad voisin.
Par ailleurs, elle vient insuffler davantage une dynamique à la coopération entre Pékin et Niamey, vieille de plus d'un demi- siècle.
En rappel, le Niger et le Tchad ont convenu le 30 juin dernier à Niamey d'un accord sur le raccordement de leurs pipelines pour l'exportation du pétrole brut nigérien vers le marché international.
Le Niger a rejoint depuis le 28 novembre 2011, le rang des pays producteurs et exportateurs de pétrole. Il dispose dans l'immédiat d'une industrie pétrolière complète, produisant un pétrole de haute qualité, selon les techniciens chinois.

© Copyright Xinhuanet

Congo/législatives: le président du Sénat préconise le respect du code de bonne conduite

(Xinhuanet 04/07/2012)

A une dizaine de jours des élections législatives au Congo, prévues le 15 juillet, le président du Sénat du pays André Obami Itou a invité mardi les acteurs politiques à respecter le code de bonne conduite pour garantir une élection transparente et apaisée.
Il a décrit ce code de bonne conduite, signé par les partis politiques, comme "un cadre juridique et morale qui définit les droits et obligations de chaque acteur politique ou civil engagé dans le processus électoral", et qui consacre la volonté des signataires à promouvoir le climat de confiance en période électorale.
"J'exhorte les acteurs politiques, les candidats, les observateurs électoraux à se hisser à la hauteur de ce rendez-vous avec l'histoire de la démocratie. Je formule le voeu de voir les prochaines consultations électorales être apaisées, libres et transparentes et que cette culture intègre désormais les réalités congolaises", a-t-il ajouté.
Le Code de bonne conduite a été paraphé par une trentaine d' acteurs politiques de l'opposition et de la majorité.

© Copyright Xinhuanet

Tchad - Le CILSS reporte son sommet au Tchad, initialement prévu les 4 et 5 juillet

(Xinhuanet 04/07/2012)

La XVIe Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), prévue initialement du 4 au 5 juillet 2012 dans la capitale tchadienne est reportée à une date ultérieure, a rapporté mardi soir la Radio télévision nationale tchadienne.
Les causes de ce report de dernière minute ne sont pas mentionnées dans un communiqué signé du Directeur de la production de la présidence de la République du Tchad, et publié à l'issue de la 47ème session du conseil des ministres du CILSS qui s'est achevée tard mardi soir à N'Djaména.
Le CILSS compte désormais dix pays membres permanents: le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et la Guinée, dernier pays à adopter la Charte sur la prévention et la gestion des crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest en novembre 2011.
Les pays du CILSS font face à une crise alimentaire aiguë, provoquée par une mauvaise pluviométrie.
"Depuis 20 ans, le dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires mis en place dans les pays à l'échelle régionale permet d'assurer un suivi rapproché de la campagne agricole. Grâce à ce outil, l'Afrique subsaharienne est en mesure de prendre des décisions appropriées sur la sécurité alimentaire fondées sur des informations fiables", a déclaré le ministre tchadien de l'Agriculture et de l'irrigation, Dr Djimet Adoum, en ouvrant la session ministérielle.
La conférence avortée de N'Djaména devrait être la troisième en terre tchadienne, après celles de 1998 et de 2010.

© Copyright Xinhuanet

Cameroun: verdict du procès de 4 étudiants militant contre la corruption le 17 juillet

(Le Nouvel Observateur 04/07/2012)

Le procès pour manifestation illégale de quatre étudiants camerounais arrêtés vendredi alors qu'ils entendaient protester contre la corruption dans les universités s'est tenu mardi et le jugement a été mis en délibéré au 17 juillet, a constaté un journaliste de l'AFP à l'audience.
Le juge du tribunal de Première instance de Mfou (banlieue de Yaoundé) a précisé que les prévenus, libérés lundi et qui comparaissaient libres, étaient poursuivis pour "avoir participé (le 29 juin) à l'organisation d'une réunion ou manifestation sans avoir fait la déclaration" préalable.
Les quatre étudiants, dont Hervé Nzouabet, président de l'Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), et Denis Atangana, président d'un mouvement dénommé "Sauvons l'Université de Yaoundé II", ont tous plaidé "non coupable", refusant de faire toute autre déclaration pendant le procès.
M. Atangana avait été arrêté sur le campus de son université de Yaoundé II tôt le 29 juin, jour où son collectif entendait organiser une marche pacifique contre la "mauvaise gestion" de cette institution .
Les trois autres étudiants, venus d'une autre université de la ville pour soutenir le collectif, avaient été arrêtés quelques heures après.
"Il n'y a ni fait ni preuve", a soutenu un des quatre avocats des étudiants, Me Hippolyte Meli. "L'infraction n'a pas été commise" puisque les quatre étudiants ont été arrêtés bien avant l'heure de la manifestation, a dit Me Arbogast Minkoulou pour qui la législation camerounaise ne punit pas l'intention (de manifester).
Ils ont aussi soutenu que les universités étaient soumises à "une loi spéciale", selon laquelle tout projet de manifestation au sein du campus doit être porté à l'attention du recteur, ce qui avait été fait selon eux.
Le procureur a quant à lui souligné que la manifestation n'avait pas été déclarée à l'administration.
Le 29 juin, le recteur de l'université de Yaoundé, Jean Tabi Manga, a été révoqué quelques heures après leur arrestation.

© Copyright Le Nouvel Observateur

mardi 3 juillet 2012

Les voisins du Mali veulent en finir avec l'impuissance du pouvoir à Bamako

(Le Monde 03/07/2012)

Alors que sept mausolées de saints musulmans et l'entrée d'une des plus grandes mosquées de Tombouctou ont été démolis, ces derniers jours, par le groupe islamiste Ansar Eddine, la médiation ouest-africaine a dénoncé mardi 3 juillet ces actes de destruction.
Le ministre des affaires étrangères burkinabé, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation, a déploré la "destruction de monuments historiques" qui "déchire le cœur des Maliens et de tous ceux qui ont connu ces lieux saints". Les affrontements récents à Gao et "la destruction des mausolées sont pour nous de graves incidents qui, de toute façon, ne vont pas dans le sens de l'apaisement", a-t-il ajouté.
GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE
Depuis un coup d'Etat qui a renversé, le 22 mars, le président Amadou Toumani Touré, les autorités de transition mises en place après le retrait des militaires n'ont pas pu empêcher la fulgurante progression dans le Nord des groupes islamistes alliés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) – Ansar Eddine (Défenseur de l'islam) et le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). De nombreuses exactions sont, depuis, commises dans cette région aride où l'administration centrale a disparu, de même que l'armée, humiliée, démoralisée et sous-équipée.
Le président guinéen, Alpha Condé, a donc jugé prioritaire de former un "gouvernement d'union nationale", qui aura seul "la légitimité pour demander l'intervention d'une force africaine". Il faut, selon lui, régler en premier lieu "le problème de Bamako". Un mini-sommet de chefs d'Etat ouest-africains, avec des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali, aura lieu samedi à Ouagadougou afin de mettre en place ce gouvernement.
Ce gouvernement de "large consensus" devra créer les "conditions" pour "la tenue d'élections présidentielles pour sortir de la transition", selon la médiation. Le défi de la crise au Nord du Mali sera sa seconde priorité, tout aussi urgente : "Plus on perd du temps, plus AQMI s'installe", a ajouté le président guinéen.
INTERVENTION MILITAIRE
"Il faut aider l'armée malienne à se reconstituer. Une intervention se fera nécessairement avec l'armée malienne", a aussi souligné Alpha Condé, ajoutant que l'appui des puissances occidentales était souhaité, mais qu'il n'y aurait "sur le terrain que des troupes africaines".
A Paris, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius s'est dit optimiste, mardi, sur l'adoption prochaine d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU permettant le déploiement d'une force africaine dans le nord du pays.
RECONQUÊTE DES TERRITOIRES OCCUPÉS
"Tout ce qui peut être fait dans le sens pour nous d'une reconquête des territoires occupés, nous l'acceptons volontiers, que ces efforts viennent de l'Algérie ou, je ne sais pas, de la Suède ou de Monaco ou de la France, quand ces efforts vont dans ce sens-là, nous sommes d'accord", a déclaré le ministre des affaires étrangères malien, Sadio Lamine Sow.
Interrogé sur un possible engagement d'Alger dans l'option militaire, le ministre s'est refusé à toute réponse. L'Algérie est pour l'instant impliquée dans la recherche d'une "solution politique", que les deux parties croient toujours possible, a notamment rappelé, lundi, le ministre délégué aux affaires africaines et maghrébines algérien, Abdelkader Messahel.
Les islamistes libèrent 25 rebelles touareg à Gao
Les islamistes qui ont pris la semaine dernière le contrôle de la ville de Gao, dans le nord-est du Mali, à l'issue de violents combats avec les rebelles touareg, en ont libéré vingt-cinq, selon un de leurs porte-parole. "Il y avait des blessés" parmi eux, a précisé Abou Walid Sahraoui, porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). "C'est pour montrer que nous sommes pour la paix", a-t-il ajouté.
Ces libérations ont été faites, selon lui, à la demande d'Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Eddine, autre groupe armé islamiste présent dans le nord du Mali. Le Mujao et Ansar Eddine sont alliés entre eux, ainsi qu'avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Mardi, le président guinéen, Alpha Condé, a établi une claire distinction entre ces groupes islamistes et les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui a "une revendication identitaire" et avec qui "il n'est pas question de faire la guerre". Le MNLA, après de violents combats avec les islamistes, a été contraint d'abandonner toutes les grandes agglomérations du nord du Mali –

Gao, Kidal et Tombouctou.
© Copyright Le Monde

R.D.C., Rwanda - Est du Congo: Didier Reynders appelle Kinshasa et Kigali au dialogue

(RTBF 03/07/2012)

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a renouvelé lundi soir son appel au dialogue accru entre Kinshasa et Kigali pour résoudre les problèmes de violences récurrents dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dont le plus récent épisode est la mutinerie d'éléments de l'armée congolaise, soutenue par le Rwanda selon des rapports de l'ONU.
"Il faut vraiment que l'on arrive à ce type de dialogue. Je souhaite que les deux présidents (congolais et rwandais Joseph Kabila et Paul Kagame) se parlent encore plus à l'avenir", a-t-il affirmé à l'issue d'un entretien avec Joseph Kabila à Bujumbura, en marge de la célébration de l'indépendance du Burundi.
"Si le Rwanda dit ne pas être une partie du problème, il lui appartient maintenant d'être une partie de la solution, de faire en sorte que l'on mettre fin sur le terrain à la rébellion et puis travailler à l'avenir", a ajouté Didier Reynders.
Il a rappelé que le Rwanda niait tout soutien à la mutinerie de militaires tutsis congolais récemment intégrés dans les Forces armées de la RDC (FARDC) dont ils ont fait défection pour rejoindre le Mouvement du 23 mars (M23) - en dépit de rapports des Nations Unies."Il y a là des soutiens extérieurs (aux mutins) qui doivent s'arrêter. Et s'ils ne sont rwandais, je m'en réjouis, il faut faire la démarche inverse: aider à trouver la solution", a poursuivi le chef de la diplomatie belge, en assurant que la Belgique était prête à aider à organiser ce dialogue.
Mettre fin à la mutinerie
"Ce que je demande aux autorités rwandaises, c'est de soutenir une solution pour mettre fin à la mutinerie immédiate, pour permettre d'arrêter des criminels de guerre comme Bosco Ntanganda (le chef présumé du M23 et recherché par la Cour pénale internationale pour le recrutement d'enfants soldats dans les années 2000 dans le district d'Ituri) mais aussi participer à une meilleure gestion de la frontière" commune entre les deux pays avec l'aide de la force de maintien de la paix de l'ONU en RDC (Monusco).
Didier Reynders devait également rencontrer lundi soir à Bujumbura le Premier ministre rwandais Pierre-Damien Habumuremyi, qui représentait son pays au cinquantenaire de l'indépendance du Burundi, en l'absence de Paul Kagame.
Des experts de l'ONU ont affirmé dans un récent rapport que des hauts gradés de l'armée rwandaise, "dans l'exercice de leurs fonctions officielles", ont apporté une "aide directe" à la création du M23, en fournissant aux mutins "des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues".
Document "partial"
Parmi les noms cités par ces experts figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, du chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, et aussi du général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron du DMI (Department of Military Intelligence), les services de renseignements militaires.
Kigali, qui a toujours nié tout soutien à la mutinerie, a rejeté ce rapport par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui l'a qualifié de "document préliminaire partial fondé sur des conclusions partielles" qui "doit encore être vérifié".
Ingérence
Alors que Joseph Kabila s'est toujours refusé à citer publiquement le Rwanda pour son ingérence présumée en RDC - contrairement à son gouvernement -, un de ses anciens conseillers, devenu gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcellin Tshisambo, a assuré lundi soir devant quelques journalistes belges que "tout le monde a des éléments de preuves de l'implication de pays voisins dans ce qui nous arrive" (à la RDC). "Ils doivent savoir ce qui se passe", a ajouté M. Tshisambo, qui se déplace toujours avec des béquilles après avoir survécu à un grave accident d'avion survenu le 12 février dernier à Bukavu.
"Nous ne comprenons pas cette attitude", a ajouté le gouverneur, tout en espérant que cette crise va "bientôt se terminer".

Belga
© Copyright RTBF

Mali : la destruction de Tombouctou, "la cité des 333 Saints", continue

(Afrik.com 03/07/2012)

Le saccage du patrimoine culturel de Tombouctou se poursuit ce lundi. Le groupe islamiste Ançar Dine, après avoir démoli sept des seize mausolées de la ville au cours du week-end, vient de détruire la porte d’entrée de la mosquée Sidi Yeyia, datant du XVe siècle. Ces dégradations interviennent après que le Comité pour le patrimoine mondial de l’Unesco a décidé d’inscrire "la cité des 333 Saints" sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Les destructions de mausolées à la pioche, à la houe et au burin entreprises ce week-end à Tombouctou par les islamistes d’Ançar Dine rappellent étrangement celles des bouddhas de Bamyan par les talibans afghans. La dynamite en moins. Les islamistes auraient également volé et revendu des livres et manuscrits anciens. Ces actes de vandalisme laissent craindre une radicalisation plus importante des islamistes dans le Nord-Mali.
Après une courte pause, ce lundi, sans doute provoquée par des désaccords internes face au tollé international suite aux saccages, les islamistes se sont attaqués à la porte de la mosquée Sidi Yeyia. Cette porte située au sud de la ville était fermée depuis des décennies. Selon les habitants de la ville, son ouverture éventuelle porterait malheur. Les islamistes veulent ainsi faire table rase des vestiges culturels et des croyances jugées illicites et déviantes, selon la charia qu’ils prônent.
Colère et émotion
C’est avec consternation et parfois même les larmes aux yeux que les populations de Tombouctou assistent avec impuissance à la destruction des mausolées des Saints de la "perle du désert". L’ensemble des Maliens est sous le choc. « C’est incompréhensible ce qui vient de se passer à Tombouctou. Je condamne fermement cet acte qui est contraire aux principes de tolérance de l’islam pratiqué dans notre pays », dénonce Aliou Koné, enseignant dans un lycée de Bamako. Ibrahima Diallo, chauffeur de minibus, souhaite une intervention de la communauté internationale pour libérer les régions du Nord-Mali. « La profanation des tombes a Tombouctou doit amener les autorités maliennes à se mobiliser, à agir afin de chasser les extrémistes », renchérit son ami Moussa Kanté.
Pour les fondamentalistes religieux, la vénération de ces Saints n’est pas conforme à la charia. Cependant, la démolition de ces monuments historiques est aussi une mesure de représailles après la décision de l’Unesco de classer cette ville mythique au patrimoine mondial en péril le jeudi 28 juin dernier, à Saint-Pétersbourg. Le gouvernement malien dénonce des « crimes de guerres » et annonce sa volonté de poursuivre les auteurs de ces actes. Le conseil des ministres a déjà approuvé le principe de la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) et un groupe de travail est à pied d’œuvre à cet effet.
La CPI au secours de"la cité des 333 saints"
Fatou Bensouda, procureure de la CPI, a déclaré ce dimanche à Dakar, au Sénégal, que la destruction de biens religieux à Tombouctou pouvait être considérée comme des « crimes de guerres » passibles de poursuites. Cette déclaration laisse présager un durcissement de ton entre les islamistes et la communauté internationale, indignée dans son ensemble.
Dans "la cité des 333 Saints", Ançar Dine s’est attaquée à de précieux vestiges de l’Histoire africaine et mondiale. Depuis 1988, Tombouctou est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. En 2007, la ville était également bien placée pour obtenir le titre de "merveille du monde moderne". La "perle du désert", jadis grand centre d’enseignement islamique, en plus de ses mausolées et mosquées, conserve un véritable trésor : un ensemble de près de cent mille manuscrits est encore détenu par les grandes familles de la ville.
L’Unesco parle de « nouvelle tragique » s’agissant de la démolition des tombeaux de plusieurs Saints à Tombouctou dont les seize cimetières et mausolées étaient des composantes essentielles au système religieux. Selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers.

par Harouna Fomba, Renaud Towe
© Copyright Afrik.com

La France et la Guinée renforcent leur coopération dans l'économie et la sécurité au Sahel

(Xinhuanet 03/07/2012)

Le président français François Hollande a reçu lundi après-midi au palais de l'Elysée le président guinéen Alpha Condé, en visite en France, selon un communiqué de la présidence française.
Lors de leur entretien, le président français a exprimé son attachement aux relations bilatérales avec la Guinée et affirmé la volonté de la France de soutenir les réformes économiques et sociales engagées dans ce pays.
"Afin de concrétiser ce soutien, la France a décidé d'annuler, au mois de juin dernier, la totalité des créances commerciales antérieures au début du processus d'annulation de la dette, pour un montant de 53,7 millions d'euros", précise le communiqué.
Le président français a également souligné les attentes de la communauté internationale dans la perspective des prochaines élections législatives en Guinée qui confirmeront l'ancrage démocratique du pays et le doteront d'un Parlement élu. Il a confirmé le soutien de la France à l'action de l'Organisation internationale de la francophonie pour contribuer à instaurer la confiance entre toutes les forces politiques guinéennes.
La situation au Mali et au Sahel a également fait l'objet d'un échange approfondi. Les deux chefs d'Etat ont exprimé leur condamnation la plus ferme des violences dans le nord du Mali et des destructions barbares commises à Tombouctou contre le patrimoine issu de l'histoire et des civilisations du Mali, souligne le communiqué.
D'après les chefs de l'Etat, ces actes intolérables sont une nouvelle preuve de l'absence totale de respect de la vie et de la dignité humaine des groupes terroristes qui ont envahi le nord du Mali.
Dans ce contexte, les présidents français et guinéen ont rappelé les principes fondamentaux de résolution de la crise au Mali : feuille de route pour le gouvernement de transition; retour de l'armée dans les casernes et réforme de celle-ci; intégrité territoriale et lutte nécessaire de la part du Mali et de tous les Etats de la région contre le terrorisme.
Les deux dirigeants ont exprimé leur soutien aux efforts engagés pour résoudre cette crise par les organisations régionales et internationales, Communauté économique des Etats d'Afrique de l' Ouest, Union africaine et Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

© Copyright Xinhuanet

RDC: le gouverneur de la banque centrale témoin du lancement des nouvelles coupures

(Xinhuanet 03/07/2012)

Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu, a assisté lundi au lancement officiel des billets à valeur faciale adaptée (1 000 FC, 5 000 FC et 10 000 FC) par le circuit bancaire, à la Banque commerciale du Congo, à Kinshasa.
"Vérifier sur le terrain, voir et toucher ces billets à valeur faciale adaptée à partir des guichets d'une banque commerciale. C'est l'exercice auquel je voulais me livrer ce lundi", a-t-il déclaré.
" En ma qualité de gouverneur je voulais vérifier sur le terrain comment les billets à valeur faciale adaptée sont servis au niveau du guichet. Voir si les instructions transmises par la BCC sont respectées. D'autant plus que le seul canal de lancement de ces coupures est le circuit bancaire. En ce qui concerne les instructions transmises via les trésoriers des banques, les coupures à valeur faciale adaptée doivent être couplées avec les billets à faible valeur faciale.", a affirmé M. Masangu.
A propos du lancement des coupures à valeur faciale adaptée, le gouverneur a confirmé que les banques commerciales ont été approvisionnées comme programmé ce lundi.
La BCC a mis à contribution ses directions provinciales et ses agences autonomes reparties à travers le pays pour servir les banques commerciales.
"Chaque semaine, la BCC va faire une évaluation avec les banques pour garantir le succès de l'opération. Les banques réputées indisciplinées dans l'application des instructions ne seront plus approvisionnées en billets à valeur faciale adaptée", a précisé M. Masangu.
Interrogé sur l'importance de l'épargne, Jean-Claude Masangu a lancé un appel à la population pour épargner à travers les banques commerciales et institutions financières de proximité.
En mettant l'argent en compte dans une institution financière plutôt qu'à la maison, cet argent peut servir à l'économie du pays et le propriétaire du compte peut concrétiser ses projets ou investir plus tard.
Le gouvernement et la BCC ont pris des dispositions pour que ces émissions des coupures ne provoquent pas une hausse des prix.
La BCC veille à ce que la masse monétaire en circulation soit compatible avec la croissance économique et l'objectif de stabilité des prix.
Tout est fait pour garder un équilibre entre l'offre et la demande de monnaie au sein de l'économie. Pour ce faire, la BCC a à sa disposition une panoplie d'instruments de politique monétaire et de change.
D'ores et déjà, pour éviter d'avoir un volume plus important des moyens de paiement en circulation, la BCC prévoit d'incinérer en juillet 15 milliards de FC de billets impropres à la circulation, alors que les émissions monétaires prévues en juillet ne seront que d'une hauteur de 8 milliards FC. Une bonne partie des émissions va comporter des petites coupures (50 FC, 100 FC et 200 FC) pour éviter les risques d'ajustements des prix à la coupure disponible . Autant dire que la prudence reste de mise.

© Copyright Xinhuanet

Cameroun: extraction prévue dès 2018 d'un minerai de bauxite de 554 millions de tonnes

(Xinhuanet 03/07/2012)

L'extraction d'un minerai de bauxite estimé à 554 millions de tonnes dans le Nord du Cameroun pourra débuter en 2018 pour une durée d'exploitation de 75 ans de la mine et un investissement de 4,3 milliards USD global par Cameroon Alumina Limited (Cal), un consortium de compagnies étrangères, a appris Xinhua lundi de la direction générale de cette entreprise.
Destiné à deux gisements de bauxite à Minim-Martap et Ngaoundal, dans la région camerounaise de l'Adamaoua (Nord).
C'est le premier projet du genre dans ce pays d'Afrique centrale. Il comporte des projections de production initiales de trois millions de tonnes par an, soit la future plus grande usine d'alumine d'Afrique, devant la seule que le continent compte pour le moment en Guinée-Conakry.
Selon le directeur général adjoint de Cameroon Alumina Limited, Joël Sinquin, contacté par Xinhua, les premiers travaux, d'une durée de trois ans, de l'installation de la mine et de la raffinerie démarreront en 2015 et la production débutera en 2018 avec 1,5 million de tonnes l'an, une production devant doubler cinq ans plus tard, au terme de la construction de la deuxième partie de l'usine dès 2020. "Aujourd'hui, nous sommes en négociation avec les instances gouvernementales pour convenir d'une convention minière et obtenir le permis minier. Ces négociations vont durer cette année 2012. Une fois le permis minier obtenu, nous déclencherons l'étude de détail de la mine, de l'usine de traitement des minerais et des infrastructures. Cette étude va durer environ deux ans (2013-2014) ", a-t-il indiqué. Qualifiée de "qualité moyenne", la bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal génère un investissement global de 4,3 milliards USD (2. 100 milliards de francs CFA) consacré à la raffinerie d'alumine et la construction d'un chemin de fer et un quai minéralier au futur port en eau profonde de Kribi (Sud). De droit camerounais, Cameroon Alumina Limited est un consortium détenu à 45% respectivement par Dubaï Aluminium (Dubal) et Hindalco, deux compagnies émiratie et indienne auxquelles s'associent pour 10% d'actionnariat l'américaine Hydromine.
Dans une ambition d'émergence économique à l'horizon 2035, le Cameroun, après avoir longtemps mis en veilleuse la valorisation des ses ressources minérales, s'affirme peu à peu comme un pays minier, en plus de l'exploitation pétrolière qui date des années 80. Deux permis miniers ont déjà été délivrés par les autorités, pour un projet de cobalt-nickel-manganèse en 2003 et un projet de diamant en 2010.
Sans compter plus de cent permis de recherche également dénombrés, aucun de ces projets industriels n'a encore cependant commencé sa construction.

© Copyright Xinhuanet

Mali - L'UA condamne vivement la destruction de mausolées sacrés au Mali

(Xinhuanet 03/07/2012)

L'Union africaine (UA) a vivement condamné lundi la destruction de mausolées sacrés dans la ville de Tombouctou au Mali.
, l'institution panafricaine a indiqué que le président de la Commission de l'UA Jean Ping avait appris avec tristesse la destruction délibérée par des éléments armés, proclamant allégeance au groupe Ansar Dine, de plusieurs mausolées musulmans sacrés à Tombouctou, ville inscrite au Patrimoine de l'Humanité par l'Organisation des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
Ce communiqué ajoute que le président condamne vivement cet acte, survenu plusieurs jours après la décision par l'UNESCO de placer Tombouctou sur la liste des sites du Patrimoine Mondial en danger.
Le président a réitéré la vive préoccupation de l'UA face aux violations persistantes des droits de l'Homme et autres abus des groupes terroristes armés qui continuent d'occuper le nord du Mali.
L'UA est également préoccupée de l'aggravation de la situation humanitaire sur le terrain, a indiqué M. Ping.
Il a également réaffirmé l'engagement de l'UA à collaborer avec le gouvernement malien, la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les pays de la région, l'ONU et les autres partenaires internationaux pour contribuer à la mise en oeuvre de mesures appropriées restaurer rapidement l'autorité du Mali sur cette partie de son territoire, et pour préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale du pays, selon ce communiqué.

© Copyright Xinhuanet

Côte d'Ivoire - Bouygues trace sa route en Côte d'Ivoire

(La Tribune 03/07/2012)

Bouygues Tra­vaux Pu­blics a signé les ac­co­rds de fi­na­n­ce­ment pour la co­n­ception, la co­nstru­ction, l'ex­ploi­ta­tion et la ma­i­nte­na­nce pe­ndant 30 ans d'un axe routier de 6,4 km en Côte d'I­voire. Ce projet, dont les tra­vaux représe­ntent un mo­ntant to­tal de 232 mi­l­li­ons d'euros, est une des toutes premières co­n­ce­ssi­ons d'A­fri­que de l'Ouest de Bouygues.
L'axe co­n­cerné co­m­prend no­ta­m­ment le troisième pont d'A­bi­djan (pont He­nri Ko­nan Bedié), d'une lo­ngueur de 1,5 km, et l'écha­n­geur Valéry Gi­s­card d'E­sta­ing. A te­rme, 100 000 véhi­cules pourront em­pru­nter cha­que jour ce nouvel axe routier, ex­pli­que Bouygues.Les tra­vaux débute­ront en septe­m­bre et s'achève­ront deux ans plus tard. Son mode de fi­na­n­ce­ment uti­lise les te­ch­ni­ques les plus réce­ntes et so­phi­stiquées en matière de fi­na­n­ce­ment de projet, indi­que le groupe de BTP.
Ce nouveau projet inte­rvi­ent après la li­vra­i­son réce­nte du plus haut pont à ha­u­bans du mo­nde à Ba­lu­a­rte (Mexi­que) et la si­g­na­ture d'un co­n­trat pour la réali­sa­tion d'une se­ction de 9,4 km du pont en­tre Hong Kong et Ma­cao d'un mo­ntant de 1,25 mi­l­li­ard d'euros. Il y a moins d'une se­ma­ine le co­n­so­rtium em­mené par le groupe Bouygues avait co­n­clu un co­n­trat de pa­rte­na­riat pu­blic privé d'un mo­ntant de 1,5 mi­l­li­ard d'euros avec Réseau Ferré de Fra­nce, pour la co­nstru­ction d'une ligne à gra­nde vi­te­sse de co­ntour­ne­ment des vi­lles de Nîmes et Mo­ntpe­llier.
Co­nfi­ant dans l'a­ve­nir
Le co­n­glomérat Bouygues se po­rte donc co­mme un cha­rme... et ce, ma­lgré l'a­rrivée fra­ca­ssa­nte de Free dans le pa­ysage de la télépho­nie mo­bile. Mi-mai, Bouygues a re­ha­ussé son obj­e­ctif de chi­f­fre d'a­f­fa­i­res 2012 après un bon pre­mier tri­me­s­tre. Le groupe s'est pe­rmis de re­le­ver ses am­bi­ti­ons à la ha­usse alors que dans son métier hi­sto­ri­que, Bouygues Co­nstru­ction a enre­gi­stré une pro­gre­ssion de 10 % (+ 3 % à périmètre et taux de cha­nge co­nsta­nts) de son acti­vité avec une croi­ssa­nce de plus de 20 % à l'i­nte­r­na­ti­o­nal. A no­ter éga­le­ment que le ca­r­net de co­mma­n­des atte­i­g­nait à la fin du mois de mars le ni­veau re­cord de 27 mi­l­li­a­rds d'euros (+ 13 % sur une péri­ode de 12 mois), ta­ndis que les pri­ses de co­mma­n­des de 3,7 mi­l­li­a­rds ont bo­ndi de 31%. De bon au­gure pour la suite... Alors, ma­lgré un co­nte­xte éco­no­mi­que dégradé, le co­n­glomérat est co­nfi­ant dans l'a­ve­nir et envi­sage ai­nsi un chi­f­fre d'a­f­fa­i­res en ha­usse de 4% à 32.7 mi­l­li­a­rds d'euros alors qu'il anti­ci­pait un re­pli de 1% au­pa­ra­vant.
Achat de Da­rty Te­le­com
Co­n­cer­nant la télépho­nie, les ma­u­va­i­ses nouve­lles sont déso­rmais intégrées dans les cours. L'a­cti­vité avait ma­rqué le pas sur le pre­mier ti­ers de l'année. Le fa­utif est tout trouvé : Free, le der­nier né des opéra­te­urs mo­bi­les. Bouygues Te­le­com a vu 379 000 cli­e­nts s'exi­ler vers la co­n­curre­nce sur les trois pre­mi­ers mois de l'année, soit près de 3,5% de son parc actuel. Mais c'est moins que ses co­n­curre­nts di­re­cts, Fra­nce Télécom et SFR ont, eux, res­pe­cti­ve­ment pe­rdu 615.000 et 620.000 cli­e­nts dans le mo­bile.. Bouygues Te­le­com n'a pas tardé à ri­poster avec le la­n­ce­ment de B&You, son of­fre mo­bile « low cost ». Et elle a payé ! L'opéra­teur, a re­gagné 9.000 cli­e­nts sous co­n­trat en avril ta­ndis que B B&You a gagné 247.000 cli­e­nts de­puis ja­nvier pour atte­i­ndre le chi­f­fre de 329 000 à la fin du mois der­nier. Le ra­chat de Da­rty Te­le­com va pe­r­met­tre au groupe d'a­cquérir une nouve­lle cli­entèle et lui of­fre sur un pla­teau d'a­r­gent de nouve­aux poi­nts de ve­ntes. Aussi, pour li­mi­ter la ca­sse sur ce pôle, un plan de rédu­ction des coûts de 300 mi­l­li­ons d'euros va être lancé. Ls pre­mi­ers effets sont atte­n­dus dès 2013.
Va­leur de re­n­de­ment
Sur le te­r­rain boursier. Bouygues est une va­leur cy­cli­que par ex­celle­nce, en première ligne des ba­i­sses quand l'i­ndice ve­dette pa­ri­sien est en di­ffi­culté. Ai­nsi, la va­lo­ri­sa­tion du groupe est déco­n­necté de son modèle éco­no­mi­que, qu'on pour­rait qua­li­fier d'équi­libré avec une bo­nne répa­rti­tion des ri­sques avec d'une part un pôle co­nstru­ction touj­ours aussi dy­n­a­mi­que et une acti­vité télécoms quelque peu cha­hutée ces der­ni­ers te­mps. Au cours actu­els, le ti­tre se tra­ite à ses ni­ve­aux d'a­vant crise esti­vale et évolue à quelques en­ca­blures de ses plus bas hi­sto­ri­ques de mars 2003. Ai­nsi, le dossier se paie près de 7,5 ses bénéfi­ces es­co­mptés et seule­ment 0,34x les ve­ntes espérées pour 2012... A no­ter que Bouygues revêt une pa­rti­cula­rité, qui est touj­ours appréciée des inve­sti­sseurs : c'est une va­leur de re­n­de­ment avec un ti­tre qui of­fre un coupon de 7,40%...

© Copyright La Tribune

Afrique du Sud, Gabon - La bataille pour la tête de l’Union africaine fait rage

(Afrik.com 03/07/2012)

La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma et le Gabonais Jean Ping se disputent la présidence.
A la veille de la commission de l’Union africaine, qui se tiendra les 15 et 16 juillet, on ne connait toujours pas la personne qui présidera cette fédération forte de cinquante quatre pays membres. La bataille fait rage entre Nkosazana Dlamini-Zuma, candidate de l’Afrique du Sud, et le Gabonais Jean Ping, le président sortant.
Un dilemme de taille. A la veille de la commission de l’Union africaine (UA), qui se tiendra les 15 et 16 juillet, le nouveau président de cette formation composée de cinquante quatre pays membres (excepté le Maroc) n’a pas encore été élu. Et pour cause : la bataille fait rage entre la candidate de l’Afrique du Sud Nkosazana Dlamini-Zuma et le président sortant Jean Ping, représentant du Gabon. Qui choisir ? Une femme de l’Afrique australe, ce qui serait une première, ou un homme expérimenté ?
Les partisans de chaque camp ont d’ores et déjà commencé à faire du lobbying pour leur favori respectif. Les arguments ne manquent pas non plus pour attaquer la candidature adverse.
L’expérience ou l’exemple ?
Le président sortant de l’UA, commission créée en 2002 à Durban en Afrique du Sud pour remplacer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a fait ses preuves durant son premier mandat. Comme le rappellent ses lieutenants, le Gabonais maitrise les dossiers concernant la politique africaine. L’année 2011 a « mis à rude épreuve sa capacité de gestion et de résolution des crises (notamment la crise libyenne, ndlr). Mais l’Union peut se prévaloir d’une approche globale (des crises africaines, ndlr) », font savoir ses soutiens. Jean-Ping « milite » depuis longtemps pour une organisation africaine indépendante de l’ONU et pour une grande Afrique à même de gérer et résoudre ses propres problèmes sans passer par les organisations internationales. Ainsi, lors de sa conférence à la Cade (Coordination pour l’Afrique de demain), le candidat à sa réélection regrettait que le continent noir n’occupe qu’un « strapontin » au Conseil de sécurité, au G8 et au G20. « L’Afrique s’apparentant, pour certains, à un objet de préoccupation plus qu’à un acteur dans la conduite des affaires mondiales, y compris celles qui la concernent ! », avait-il dénoncé. Tout porte, donc, à croire qu’il dispose de la carrure pour briguer un nouveau mandat.
La candidate Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, bien que novice, a elle aussi des arguments à mettre sur la table pour promouvoir son profil. Tout d’abord, c’est une femme. Ce serait historique qu’une femme dirige l’Union africaine. De plus, ce serait aussi une première qu’un candidat de l’Afrique du Sud l’emporte. Puisque jamais une femme n’a occupé ce poste, jamais la fonction n’est allée à l’Afrique australe. Sans rappeler qu’il s’agit d’une femme d’expérience. Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ancienne épouse de Jacob Zuma, a été plusieurs fois ministre de 1999 à 2009 : ministre des Affaires étrangères, ministre de la Santé. Elle occupe actuellement la fonction de ministre de l’intérieur. Autrement dit, cette femme ne manque pas d’expérience en politique.
Contre toute attente, le match pourrait être serré entre Jean Ping et Nkosazana Dlamini-Zuma. Même si le premier semble favori et la seconde, challenger. Quoiqu’il en soit, le choix devrait être fait d’ici les 15 et 16 juillet, lors de la nouvelle commission de l’UA.

par Sébastien Badibanga
© Copyright Afrik.com

Kenya - L'ONU condamne les attaques terroristes contre deux églises au Kenya

(Xinhuanet 03/07/2012)

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fermement condamné lundi les attaques terroristes perpétrées contre deux églises dans la ville de Garissa, au Kenya, au cours desquelles au moins 17 personnes ont trouvé la mort.
"Ces attaques, qui ont ciblé délibérément des lieux de culte, sont répréhensibles et criminelles", a déclaré M. Ban dans un communiqué lu par son porte-parole.
"Aucune cause ne saurait justifier le fait de prendre, sans discernement, des civils pour cible. Les auteurs de ces attaques et ceux des derniers actes terroristes commis au Kenya, doivent être comptables de ces actes", ajoute le texte.
Le secrétaire général de l'ONU a également présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu'au gouvernement et au peuple du Kenya.

© Copyright Xinhuanet

L’interconnexion Burkina Togo Ghana permettra un Internet plus rapide

(Agence Ecofin 03/07/2012)

(Agence Ecofin) - L'interconnexion à fibre optique entre le Ghana, le Togo et le Burkina Faso a été inaugurée le 28 juin 2012 à Cinsanké, au Togo. C'est le fruit d'un partenariat entre les opérateurs Vodafone du Ghana, Onatel du Burkina Faso et Togo Telecom. Avec cette interconnexion d'une capacité de 350 gigabits, la bande passante Internet des trois pays va augmenter.
Pour le Burkina Faso précisément, l'accès à Internet sera largement amélioré, ainsi que la qualité des services offerts aux abonnés d'Onatel. Le Burkina Faso dispose en outre, avec les services de cette nouvelle infrastructure, d'un accès supplémentaire aux câbles sous-marins d'Accra, après l'accès à ceux d'Abidjan, de Dakar via le Mali et de Cotonou via le Togo. Dès à présent, les communications entre le Burkina Faso et le Ghana, jusqu'ici très difficiles, vont s'en trouver largement facilitées et améliorées.
Alors qu'auparavant la connexion Internet du Burkina Faso provenait à 60% d'Abidjan, avec de fortes perturbations au temps de la crise ivoirienne, le nouveau triangle d'interconnexion Ghana-Togo-Burkina va, selon Jacques Arsène Louari, directeur réseaux d'Onatel, «securiser l'accès du Burkina au réseau Internet».
Lors de l'inauguration de l'infrastructure, Lucie Ouangraoua, représentant le ministre des Transports, des Postes et de l'Economie numérique du Burkina Faso, a invité les populations à «accorder un intérêt particulier à la protection des infrastructures de télécommunication et particulièrement les réseaux à fibres optiques qui parcourent leurs territoires, et qui constituent aujourd’hui des composantes essentielles pour l’économie mondiale». Elle a aussi lancé «un appel pressant à travailler de façon à ce que le bénéfice de la réalisation de ces interconnexions soit ressenti par nos populations en termes d’amélioration de la qualité et des tarifs de leurs prestations».

© Copyright Agence Ecofin

Burundi: les hoquets de la démocratie

(Le Vif 03/07/2012)

Etat pauvre et oublié, le Burundi accueille Philippe et Mathilde à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance. Miné par plusieurs affaires, le pays n'est pas à l'abri des dérapages.
« Au Burundi, la peur est encore trop présente dans les esprits », déclarait récemment l'ambassadeur de l'Union européenne à Bujumbura, le Belge Stéphane De Loecker. À quoi faisait allusion cet homme qui a déjà servi comme ambassadeur de Belgique à la fin des années 1990 ?
Notamment à la société civile, « qui doit pouvoir s'exprimer sans crainte », aux leaders politiques en exil (dont des dissidents du parti au pouvoir) qui n'osent pas rentrer au pays ou encore à ces femmes et ces enfants qui « doivent pouvoir rentrer à la maison le soir sans la peur d'être battus par un homme ivre ou, pire encore, sauvagement assassinés ».
Dans son rapport 2011, Amnesty avait déjà épinglé les exécutions extrajudiciaires, impliquant souvent des agents de la sécurité de l'Etat, l'impunité, le manque de liberté d'expression, la torture...
Telle est la réalité du pays que Philippe et Mathilde visiteront le 2 juillet, à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance. « Le bilan du régime Nkurunziza en termes de respect des droits de l'homme est catastrophique, n'hésite pas à dire Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group (ICG).
La campagne de répression a commencé dès le lendemain des élections de 2010 et n'est pas terminée. Elle a atteint son point culminant en 2011 mais des assassinats visent encore les militants de l'opposition. » Selon Amnesty, « la justice pénale demeurait politisée et manquait de moyens », tandis que les autorités « ont continué de restreindre le droit de rassemblement pacifique des citoyens ».
Sur le plan politique, c'est également la régression. En 2010, les élections communales avaient été marquées par la victoire écrasante du CNDD-FDD, le parti du président Pierre Nkurunziza, un Hutu. Six des sept candidats pour la présidence se sont alors retirés du processus, offrant un boulevard au président sortant.
Pourtant les « fraudes massives » alléguées par l'opposition n'ont pas été vérifiées. Il n'empêche : le parti au pouvoir domine aujourd'hui toute la politique. Comme au Rwanda ? Pour Thierry Vircoulon, « il y a une relation de grande proximité entre les présidents du Burundi et du Rwanda. Le premier reprend souvent les idées du second, notamment en termes de développement : villagisation, nouvelles technologies, etc. »
Avec cette grande différence : le Burundi ne peut pas se permettre la voie autoritaire imposée par son ombrageux voisin (voir pages suivantes). « Le modèle rwandais top down est impossible au Burundi, car le régime n'a pas le même degré de contrôle social et politique », explique Thierry Vircoulon. Le dernier rapport d'ICG souligne ainsi qu'en dépit de l'engagement personnel du président, la lutte contre la corruption est inopérante, car sabotée à divers niveaux. « Elle ne peut atteindre ses objectifs, car elle donne lieu à des règlements de comptes politiques et commerciaux et finalement les grandes affaires de corruption ne sont jamais jugées », estime l'analyste.
Mauvais signal
Ainsi, la société civile locale a été fort ébranlée par l'assassinat en 2009 d'Ernest Manirumva, n° 2 de l'Olucome, qui lutte contre la corruption au Burundi. Les coupables courent toujours, ce qui a envoyé un mauvais signal aux bailleurs de fonds. La coopération britannique vient d'ailleurs de se retirer. La Belgique ? Elle reste un des derniers pays à soutenir le Burundi. Mais il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin : « Nos opinions européennes sont certes prêtes à faire montre de solidarité, mais ne pourraient accepter des détournements de fonds ou des pratiques de corruption qui restent courantes au Burundi, encore moins lorsque nos propres citoyens sont appelés à se serrer la ceinture », a tenu à rappeler Stéphane De Loecker.
Autre différence avec le Rwanda, l'atmosphère politique est plus ouverte au Burundi. On n'imagine guère à Kigali une levée de boucliers des journalistes contre l'arrestation d'un des leurs, tant l'opération s'avérerait risquée. Or c'est ce qui vient de se passer à Bujumbura : les médias ont menacé de boycotter les cérémonies du cinquantenaire pour protester contre la condamnation à la prison à vie de Hassan Ruvakuki, correspondant de Radio France Internationale. Le journaliste est accusé d'« acte de terrorisme » pour avoir assisté, dans le cadre de son métier, à la naissance d'une nouvelle rébellion burundaise en Tanzanie. Même la radio Rema FM, proche du pouvoir, a donné la parole à des organisations très critiques à l'égard de la justice burundaise.
Reste la question la plus importante : pourrait-on assister à une résurgence des conflits ethniques ? « Depuis l'accord d'Arusha de 2000 et l'adoption de mécanismes de quotas, que je considère comme un facteur de stabilité remarquable dans un pays déchiré par une décennie de guerre civile, je ne vois plus aucun parti mobiliser ses militants autour des questions ethniques, répond Stef Vandeginste, professeur à l'université d'Anvers. S'il y a un blocage politique aujourd'hui, il est d'abord politique, et uniquement au sein du groupe hutu. » Toutefois, l'élément ethnique refait surface sporadiquement, notamment dans des conflits liés aux terres.
Le grand test sera la révision de la Constitution. « Va-t-on simplifier la complexité des institutions héritée de l'accord d'Arusha ? interroge le professeur. Ce faisant, on risquerait de réduire les garanties politiques pour la minorité tutsi, avec tous les dangers qui en découlent. » Le spectre de l'ethnisme pourrait également resurgir à la faveur de la commission Vérité et Réconciliation, qui peine à ouvrir ses travaux douze ans après la décision de sa mise en place. Calquée sur le modèle sud-africain, elle est chargée d'examiner les cas de centaines de personnes accusées de crimes de guerre. « Certains n'ont pas vraiment d'intérêt dans cette commission, qu'ils agitent comme un épouvantail, à commencer par les groupes autour du président et de Pierre Buyoya (son prédécesseur tutsi). »
Entre-temps, une affaire fait grand bruit à Bujumbura. Un activiste des droits de l'homme, Pierre-Claver Mbonimpa, a découvert par surprise que le chef de l'Etat a été récemment disculpé en catimini d'une condamnation à mort pour crimes de guerre. Elle avait été prononcée par contumace en 1998, alors qu'il dirigeait la rébellion hutu des FDD dans la province de Bujumbura rural. Celle-ci était alors accusée d'avoir mené une campagne de terreur, notamment en posant des mines sur les routes qui mènent à la capitale. En 2004, Nkurunziza était revenu au Burundi à la faveur du cessez-le-feu assorti d'une immunité provisoire. Il avait ainsi pu se présenter à la présidentielle de 2005. L'immunité avait été tacitement reconduite jusqu'en 2010. À présent qu'il est innocenté, il ne devra plus faire jouer cette clause, ce qui lui enlève une sérieuse épine du pied en vue d'un troisième mandat en 2015.

François Janne d'Othée
© Copyright Le Vif

Niger/Chine : Une coopération dynamique

(Le Griot 03/07/2012)

La République Populaire de Chine a fait un don de 70 forages au Niger. Cela entre « dans le cadre du forum sur la coopération entre la Chine et l’Afrique », d’après les précisions de l’ambassadeur de Chine accrédité au Niger, M. Xia Huang. C’était lors d’une cérémonie haute en couleur que le ministre nigérien de l’Hydraulique et de l’Environnement, M. Issoufou Issaka, a procédé à la réception de ce don.
Ces forages ont été conçus, sans surprise, par une entreprise chinoise, la China Geo Engingeering Corporation (CGC-Niger). Ce, pour une valeur de 2 millions de dollars américains. Ces réalisations vont énormément contribuer à la fourniture en eau potable à Garbey-Tombo, localité dans laquelle s’est déroulée la cérémonie.
Cette aire fait partie des trois départements ciblés par l’initiative chinoise, à savoir, Kollo, Tillabéry et Fillingué. Les mêmes départements faisaient aussi l’objet d’une attention particulière dans le cadre du Plan de Renaissance du Niger. Celui-ci prévoit, entre autres, la mise en place de 14 000 points d’eau dans le pays. Par ailleurs, le Niger poursuit les OMD, lesquels sont, pour le volet assainissement, de réduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau potable. Ainsi, lors du dernier forum sur la coopération sino – africaine, Niamey a su pousser Pékin à épouser ces visées.
C’était également l’occasion pour l’ambassadeur chinois d’annoncer des réalisations à venir, dont l’hôpital de référence de la capitale nigérienne. Un joyau de modernité selon la présentation faite. Pour l’heure, les études de faisabilité de ce projet sont en cours.

Écrit par Steven Addamah
© Copyright Le Griot