jeudi 18 juin 2015

Centrafrique : l’élection présidentielle aura-t-elle lieu le 18 octobre ?

L'Autorité nationale des élections (ANE) devrait annoncer vendredi la date de la prochaine élection présidentielle. 
La Centrafrique a un nouveau calendrier électoral. Mais sera-t-il respecté ? Mardi 16 juin, lors d’une réunion présidée par le Premier ministre, Mahamat Kamoun, à laquelle participaient plusieurs membres du gouvernement, les principaux partenaires de la RCA (France, Union européenne, États-Unis, Union africaine) ont approuvé le calendrier proposé par le comité stratégique de suivi des élections. Ce dernier a fixé le premier tour de la présidentielle au 18 octobre, le second étant organisé le 22 novembre, soit plus d’un mois après.
Avant cela, un référendum constitutionnel doit se tenir le 4 octobre. Le recensement est censé débuter le 27 juin et s’achever un mois plus tard. Il a été décidé que les réfugiés voteraient eux aussi.
Ce calendrier doit être officialisé vendredi par l’Autorité nationale des élections (ANE) lors d’une conférence de presse. Il laisse en tout cas perplexe un certain nombre d’observateurs qui ne seraient pas étonnés par un nouveau report. « Il est très ambitieux et ne supportera aucun imprévu », estime un diplomate en poste un Bangui. « C’est intenable, le budget n’a été bouclé qu’à 50 % », poursuit un proche conseiller de la Catherine Samba-Panza. La présidente de transition pousse pourtant pour que les élections soient organisées avant la fin de l’année 2015. Certaines sources avancent même qu’elle aimerait que tout soit réglé avant la visite du pape François en Centrafrique. Or, le souverain pontife est attendu le 30 novembre…
Et notre diplomate de conclure : « C’est une décision politique pour sortir en beauté. Mais il y a de gros risques que les élections soient bâclées si elles se tiennent avant 2016. »

© Jeune Afrique

mercredi 17 juin 2015

Le destin de l'Afrique de plus en plus lié à la Chine

Le destin de l'Afrique va de plus en plus dépendre à moyen terme de la Chine, acheteuse de matières premières, premier investisseur sur le continent mais devenue aussi une importante source de financements par l'emprunt, souligne Standard&Poor's dans une récente étude communiquée à l'AFP.
L'agence de notation financière remarque que cette situation est à double tranchant: "Alors même que les liens entre l'Afrique et la Chine ont été une bénédiction pour les pays d'Afrique subsaharienne, ces derniers sont également devenus plus vulnérables à la situation en Chine et aux chocs connexes", notamment le ralentissement chinois et la moindre demande en matières premières.
PUBLICITÉ
S&P donne l'exemple du prix du cuivre, tombé à 6.400 dollars la tonne contre plus de 10.000 dollars en 2011, amputant les recettes d'exportation de la Zambie et la République démocratique du Congo.
"Les prix internationaux du charbon ont également reculé, amoindrissant de ce fait la rentabilité de projets d'envergure au Mozambique", ajoute S&P.
Par ailleurs, "l'Afrique subsaharienne est potentiellement surexposée de part son endettement excessif à l'égard de la Chine", ajoute l'agence. Elle rappelle que ces cinq dernières années, les pays africains ont profité de crédits chinois faciles, là où la Banque mondiale et le Club de Paris posaient des conditions plus restrictives.
"Certains emprunteurs (africains) pourraient avoir plus de difficultés à rembourser à l'échéance" du fait de la fin de l'essor des cours des matières premières, de la dépréciation des devises ou du fléchissement de la croissance, prévient cependant S&P. "A mesure que la Chine renforce son influence sur l'Afrique, les relations entre les deux vont certes changer mais en continuant de se développer", ajoute l'agence.
Elle prédit que la croissance chinoise sera alimentée à l'avenir davantage par les investissements massifs dans les infrastructures à travers le monde, y compris en Afrique, que par les exportations, grâce aux abondantes réserves de change de la Chine (près de 4.000 milliards de dollars).
Les échanges sino-africains ont explosé en quinze ans, rappelle l'étude: 23% des exportations des 18 pays d'Afrique subsaharienne notés par Standard&Poor's étaient destinés à la Chine en 2013, contre 4,6% en 2000 (données Cnuced).
Les investissements directs chinois ont par ailleurs atteint 1,6 milliard de dollars en 2013, contre 145 millions en 2005. 


7sur7.be

Roland Dumas au secours de Laurent Gbagbo?

Roland Dumas se déclare prêt à plaider la cause de Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l'humanité.

A plus de 92 ans, Roland Dumas, avocat de profession, envisage d'apporter son concours à la défense de l'ex-président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, appelé à comparaître à partir du 10 novembre prochain devant la Cour pénale internationale de La Haye, si toutefois l'intéressé en émet le souhait.  
"Je reste en contact avec lui, précise celui qui fut ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand. Je lui ai fait passer mon dernier bouquin; il m'a envoyé le sien." Au côté du défunt Jacques Vergès, Dumas a plaidé la cause de Gbagbo à plusieurs reprises, notamment lors de la crise postélectorale qui fut politiquement fatale à celui-ci en 2011. L'ancien chef de l'Etat est accusé de crimes contre l'humanité commis durant cette période.
 
lexpress.fr

Les expulsés d’Angola reviennent en RDC dans des conditions préoccupantes

Environ 14 000 Congolais ont été expulsés de l’Angola en deux semaines, soit du 16 au 30 mai dernier, a révélé le week-end dernier à Kinshasa, l’ONG italienne CISP qui travaille dans les provinces frontalières avec l’Angola: le Kongo Central, le Bandundu et le Kasaï-Occidental. La coordonnatrice de protection de CISP RDC, se dit préoccupée de la poursuite de ces expulsions depuis plus de 10 ans maintenant. Des expulsions qui s’accompagnent de graves violations des droits de l’homme.
-Comment analyser cette situation?
-Que faire pour y mettre fin ?

Participent au débat de ce soir:
-Me Célestin Tunda Ya Kasende, Vice-ministre honoraire des affaires étrangères. Il est aussi secrétaire général adjoint du Pprd.
-Carin Mbombo, Consultant protection à l’Ong Communauté internationale pour le développement du peuple (CISP).
-Willy Iloma, Coordonnateur de l’Ong Fraternité pour les droits de la population (Fdp) et président de toutes les structures des droits de l’Homme de Muanda au Congo Centrale.

http://radiookapi.net

Sénégal : Aïssata Tall Sall, objectif présidentielle

À Dakar aussi, le PS a ses frondeurs. Aïssata Tall Sall, l'ex-porte-parole du parti, se dit bien décidée à bousculer l'indéboulonnable Ousmane Tanor Dieng. Rencontre avec une femme au caractère bien trempé.

«Mon ambition est de faire élire au Sénégal la première femme présidente de la République de l’espace africain francophone. Tirez-en vos propres conclusions. »
Quand on la questionne sur ses intentions en vue de la prochaine présidentielle, Aïssata Tall Sall opte pour une esquive à peine diplomatique. Sans doute par souci de ne pas alimenter la polémique au sein d’un Parti socialiste (PS) qui n’a pas encore décidé s’il aurait un candidat en 2017, et où l’évocation de son nom fait grimacer l’entourage de l’indéboulonnable Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général depuis 1996. « Nos relations sont fraîches », admet-elle dans un sourire où affleurent les sous-entendus. Est-elle dedans ou dehors ? « Aucun commentaire, répond, laconique, Abdoulaye Wilane, qui l’a remplacée au poste de porte-parole du parti. C’est à elle de répondre. »
Au début de 2014, l’indocile députée et maire de Podor (Nord) avait commis un crime de lèse-majesté en briguant la succession de Tanor à la tête de ce parti autrefois puissant. À peine la primaire entamée, une manœuvre d’appareil avait abouti à écarter sa candidature afin de laisser la voie libre à une réélection de Tanor. Invoquant un risque pour « l’unité du parti », Khalifa Sall, le maire de Dakar, s’était alors dévoué pour assumer la mise sur la touche de sa camarade. « Khalifa Sall a été utilisé par Tanor, il l’a amèrement regretté par la suite », commente un cadre socialiste. Depuis, les deux candidats putatifs du PS à la prochaine présidentielle, aux tempéraments aussi contrastés que l’iceberg et la lave, se sont réconciliés. « Je l’adore tellement ! » confie la députée.
  « C’est une femme de principes, qui dit ce qu’elle pense et ne se laisse pas faire, ce qui lui a valu bien des déboires dans le parti », résume l’ancien secrétaire général de Convergence socialiste, Malick Noël Seck, exclu du PS en 2012 pour avoir défié l’hégémonie d’Ousmane Tanor Dieng.
  Famille maraboutique conservatrice C’est dans les prétoires que cette quinquagénaire fringante a forgé son éloquence. « La vie politique est très proche du métier d’avocat, estime-t-elle. C’est affaire de rhétorique, de convictions et de contradiction. » Aussi, lorsqu’elle a été nommée ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement -d’Abdou Diouf, en 1998, elle a eu l’impression de « passer de la véranda au jardin ». Cette subite ascension ne lui a pas donné le vertige pour autant. Dans le parcours de cette native du Fouta, le saut d’obstacle fondateur est ce qui lui a permis de contourner le sort qui lui était promis. Issue d’une famille maraboutique conservatrice, où les femmes n’étaient pas destinées aux études, Aïssata Tall a bénéficié du soutien d’un père « ouvert », bien décidé à donner à ses neuf filles et à ses deux garçons une chance égale. Aînée de la fratrie, la « petite paysanne de Podor » – comme elle se définit elle-même – atterrit à Dakar après l’école primaire. Moquée par ses coquettes coreligionnaires, elle parle le français et le pular mais ne comprend pas un mot de wolof. « On se moquait de moi, j’ai failli tout abandonner », raconte-t-elle. Elle finira par se faire une place. « Tout s’acquiert par la détermination  » Après le bac, son père la verrait bien intégrer la prestigieuse Inspection générale d’État. Quant au doyen de sa promotion de maîtrise à l’université de Dakar, il la destine à l’enseignement du droit. Mais ce qu’elle veut, elle, c’est enfiler la robe d’avocate. Pour pouvoir prêter serment, elle initie sa première rébellion, en assignant devant la cour d’appel le conseil de l’Ordre – qui renâclait à l’intégrer, ainsi qu’une trentaine de jeunes avocats. Première cause défendue… et première victoire. « Dans la vie, rien n’est donné : tout s’acquiert par la détermination. » Spécialisée en droit des affaires, elle a entre-temps épousé le magistrat Issa Sall et versé progressivement dans les dossiers politiques (lire ci-dessous). Aujourd’hui, elle fourbit ses armes en vue de la prochaine présidentielle. Avec une détermination intacte mais peu d’alliés assumés. Bien que son parti participe à la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar, elle a déjà annoncé qu’elle ne roulerait pas pour Macky Sall, dont elle dresse un bilan en demi-teinte : « Peut mieux faire ! » Celle qui boycotte depuis un an les instances dirigeantes du PS, par défiance envers Tanor, l’indéracinable « baobab » socialiste, entend bien jouer sa carte à la primaire qu’elle appelle de ses vœux. « Ce sont les femmes qui porteront le changement en Afrique », veut-elle croire. Pour l’heure, son principal challenger présumé, Khalifa Sall, entretient le mystère sur son propre agenda. « Ma candidature n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il récemment déclaré. Robe noire et robe de soirée De 2000 à 2012, elle plaida dans les principaux procès politiques face au régime de Wade. Une rivalité qui ne l’empêche pas d’entretenir des relations mutuellement respectueuses avec l’ancien chef de l’État, lequel a appelé ses troupes à voter pour elle à Podor, en 2014, face à une candidature concurrente émanant du parti de Macky Sall.
« Me Wade a beaucoup de respect pour son engagement et ses convictions, assure le directeur de cabinet de l’ancien président, Amadou Tidiane Wone. Quand il la croise, il la taquine ».
Ailleurs en Afrique, elle a plaidé pour les généraux ivoiriens Palenfo et Coulibaly – accusés d’atteinte à la sûreté de l’État -, l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Haidalla, l’ex-premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo ou encore le président malien par intérim Dioncounda Traoré. C’est au procès des deux Ivoiriens que le cinéaste Abderrahmane Sissako la remarque. Quelques années plus tard, il lui proposera de jouer son propre rôle dans son film Bamako, où elle défend la cause de l’Afrique face au FMI et à la Banque mondiale. Cela lui vaudra, en 2006, de monter les marches du Festival de Cannes au bras d’Abdou Diouf, alors secrétaire général de la Francophonie, dont elle avait été la ministre.
Jeune Afrique
pressafrik.com

Cameroun : tentative d'enlèvement

Le Capitaine Bouba Simala, garde du corps du président de l'Assemblée nationale du Cameroun, est recherché depuis lundi.
Il est accusé d'avoir orchestré une tentative d'enlèvement de son patron, Cavayé Yéguié Djibril.
Dans un arrêté daté du 16 juin, le président de la Chambre basse du parlement l'accuse "d'actes de terrorisme, d'incitation au braquage et à l'enlèvement".
Dans le document, Cavayé Yéguié Djibril ne donne pas plus de détails sur les actes dont il a été la cible.
Outre sa décision de remettre le capitaine Bouba Simala à son administration d'origine, qui est le ministère de la Défense, le président de l'Assemblée nationale demande audit ministère de prendre conformément à la loi en vigueur, toutes les dispositions pour que son ancien agent réponde de ses actes.
S'il est reconnu coupable, le concerné encourt la peine capitale comme le stipule la nouvelle loi anti-terroriste adoptée en décembre 2014 au Cameroun.
Avant d'être promu au grade de capitaine et garde du corps de Cavayé Yéguié Djibril, celui qui était encore le lieutenant Bouba Simala avait été nommé chargé d'études dans le cabinet du Président de l'Assemblée nationale en avril 2009.
Au-delà du cadre professionnel, il existe un lien de parenté entre Bouba Simala et Cavayé Yéguié Djibril. Le premier qui est présenté comme le neveu du second, assistait son oncle dans le cadre professionnel depuis deux décennies.
Selon certaines sources, il aurait commandité l'enlèvement lors de la séance de sport par des individus qui devaient se faire passer pour des agents de la Direction de surveillance du territoire (DST).
Mais la conversation a été interceptée et enregistrée par les services de renseignement, qui l'ont ensuite transmise au Président de l'Assemblée nationale.

bbc.com

L ‘ aile dure de l’opposition dépêche une délégation restreinte au prochain dialogue politique en Guinée

L’aile dure de l’opposition guinéenne, après des mois de tractations, a finalement accepté ce mardi de dépêcher une délégation restreinte pour discuter avec le camp présidentiel des conditions de la tenue d’élections « transparentes et apaisées » en Guinée.
Réunis chez l’ancien Premier ministre Sidya Touré, les dirigeants des principaux partis d’opposition ont donné leur accord de prendre part à l’ouverture du prochain dialogue politique.

« Nous avons décidé d’envoyer une délégation mais une délégation restreinte le jeudi 18 juin prochain à l’ouverture du dialogue », a confié leur porte-parole, le député Aboubacar Sylla.
« Cette délégation aura pour unique mandat de discuter d’une question préjudicielle, c’est-à-dire l’annulation du chronogramme relatif aux élections communales. Lorsque cette question sera résolue au niveau de ce cadre de dialogue, en ce moment l’opposition, dans toute sa plénitude, composera une délégation complète qui ira au dialogue », a rajouté M. Sylla.
Depuis le 10 mars, le camp présidentiel et l’aile dure de l’opposition sont à couteaux tirés autour de la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) proposant l’inversion de l’ordre des élections, notamment les élections présidentielles avant les communales.
En avril, l’opposition a multiplié les marches de protestation contre le calendrier électoral. Ces manifestations ont été réprimées par les forces de l’ordre faisant ainsi au moins cinq morts.
Grâce à l’intervention de la communauté internationale, l’opposition a renoncé aux marches mais déclinait toujours les appels du pouvoir d’Alpha Condé l’invitant autour de la table de négociations.

http://fr.starafrica.com

Eclairer le pays le plus peuplé d'Afrique, un des défis du nouveau président nigérian

Lagos - Ileowo Kikiowo est à la tête d'une petite entreprise de communication numérique. Comme partout dans le monde, celle-ci a besoin d'électricité pour fonctionner, mais à Lagos, capitale financière de la première économie d'Afrique, cela relève du casse-tête.
Le pays ne produit qu'1,5% de l'électricité dont auraient besoin ses quelque 173 millions d'habitants : un des plus épineux dossiers qu'affronte le nouveau président Muhammadu Buhari.

Plus de 70% de mes dépenses passent dans l'électricité, explique Ileowo Kikiowo, 28 ans, qui a dû investir dans de coûteux générateurs électriques, dépense des sommes astronomiques en diesel et doit quand même régler sa facture d'électricité à la fin du mois, en échange d'un service quasi nul.
Le secteur de l'électricité a été malmené pendant des décennies au Nigeria, par la corruption, les conflits d'intérêts et une gestion calamiteuse.
La privatisation d'une grande partie de la compagnie nationale d'électricité PHCN en 2013 a soulevé de nombreux espoirs. Mais le projet, qui a absorbé des milliards de dollars et abouti à la création de 17 sociétés privées, n'a pas permis d'améliorer la situation pour l'instant. Pire, le pays produit moins d'électricité aujourd'hui qu'avant la réforme.
Les Nigérians ont donc été contraints d'investir dans des générateurs électriques, qui ronronnent dans le pays entier, jour et nuit.
- Santé publique et sécurité -
A Lagos, les engins crachent leur épaisse fumée noire dans les rues déjà congestionnées par des embouteillages incessants, rendant l'air parfois irrespirable - un véritable problème de santé publique.
Le manque d'électricité a aussi tué de nombreux petits boulots, dans une ville où une grande partie de la population dépend du commerce informel.
Kola Balogun, par exemple, a dû fermer son échoppe de soudure à cause des dettes et conduit désormais un taxi-moto dans les faubourgs de la ville.
Je collectais de l'argent des clients, mais je n'avais pas d'électricité pour mener à bien les commandes, explique-t-il dans un rapport sur le sujet écrit par l'urbaniste Lookman Oshodi.
Je me suis résolu à louer un générateur pour pouvoir travailler, mais malheureusement, l'argent que je recevais des clients n'était pas suffisant pour couvrir la location du générateur, poursuit-il.
Selon l'Association des fabricants du Nigeria, environ 40% des coûts de production sont alloués à l'électricité dans le pays, contre à peine 10% - voire moins - dans les pays développés.
Le manque d'éclairage public contribue aussi à l'insécurité, l'obscurité étant propice à la criminalité.
Dans le quartier populaire d'Oshodi, à Lagos, un homme grimpe sur une échelle pour fixer une lampe en haut d'un pylône, sous le regard intrigué des enfants de la maison voisine.
Cet homme est bénévole pour une association caritative fondée par Bode Edun, un jeune homme originaire du quartier qui a décidé d'installer des lampadaires dans les rues les plus sombres, et de les relier aux générateurs des églises, des mosquées, et des habitants qui ont donné leur accord au préalable.
Là où il y a de la lumière, il y aura plus de sécurité, et moins de cas de viol et de vol à main armée, explique Bode Edun.
- Energies renouvelables ? -
Le président Buhari, investi le 29 mai, a fait du redressement du secteur de l'électricité une des priorité de son mandat de quatre ans. Mais le défi va être difficile à relever.
Selon M. Oshodi, un des grands maux de ce secteur est sa forte dépendance au gaz.
De nombreuses centrales d'électricité ont dû fermer parce qu'il n'y avait pas de gaz pour les faire tourner, dit-il. Si nous avions des énergies renouvelables (...) on ne serait pas aussi dépendant d'un seul produit poursuit-il.
Aussi un fond de stabilisation de plus de 200 milliards de nairas (890 millions d'euros) a été alloué à ce secteur, pour encourager les investissements dans des centrales électriques notamment, mais tout le monde craint que cette nouvelle manne financière ne s'évapore à son tour.
Il va falloir surveiller ce fond de près afin qu'il ne connaisse pas le même sort que les autres, prévient M. Oshodi.
En attendant, les Nigérians continueront à s'appuyer sur le système D pour pallier aux nombreuses pannes d'électricité quotidiennes.
La capacité que nous avons de survivre dans le chaos est assez fascinante, sourit Ileowo Kikiowo.



romandie.com
(©AFP / 17 juin 2015 12h16)  

Tchad: deuil national de 3 jours après le double attentat-suicide

Le Tchad a décrété à compter de mercredi un deuil national de trois jours en hommage aux 33 morts du double attentat-suicide qui frappé N'Djamena lundi, selon un dernier bilan officiel.
"Il est institué trois jours de deuil national en mémoire des victimes du double attentat terroriste survenu le 15 juin 2015 à N'Djamena dans l'enceinte de l'école de police et aux abords du commissariat central", selon un décret signé mardi soir par le président Idriss Déby Itno.
Ces journées de deuil "seront observées sur l'ensemble du territoire national", précise le texte.
Dans un message à la nation, le président tchadien a par ailleurs évoqué un nouveau bilan "encore provisoire" qui s'établit à 33 morts, "victimes tchadiennes", alors qu'un précédent bilan mardi faisait état de 24 morts.
Ces "deux attentats simultanés, commis par les éléments de la secte Boko Haram, survenus pour la première fois, au même moment à N'Djamena, prouve à suffisance que les terroristes et leurs commanditaires sont loin d'abandonner les actes macabres et ignobles et leur plan diabolique de détruire le Tchad", a déclaré M. Déby.
Mais, a prévenu le président, "le Tchad ne se pliera jamais, jamais, jamais devant un chantage terroriste".
"Les forces de défense et de sécurité, dotées et renforcées par des moyens techniques nécessaires, feront tout, pour les traquer et les neutraliser où qu'ils soient", a-t-il poursuivi.
Selon Idriss Déby, les forces armées tchadiennes, "qui ont prouvé leurs actes de bravoure tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Tchad, ne sont en rien intimidées par ces actes et sauront répondre à cet affront de manière appropriée et rapide".
Ce double attentat n'a pas été revendiqué mais les autorités ont rapidement accusé les islamistes nigérians de Boko Haram d'en être les auteurs.
L'armée tchadienne participe en première ligne à une opération militaire régionale visant à chasser le groupe de pans entiers de territoires qu'il avait capturés dans le nord-est du Nigeria.

http://information.tv5monde.com

Mali: L’ONU évoque la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix après le 15 mai

Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
es représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
AFP
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.

Source: Africatime
maliactu.net
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
AFP
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
– See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15#sthash.qMAOOEy7.dpuf
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
– See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15#sthash.qMAOOEy7.dpuf
Source: Africatime
- See more at: http://maliactu.net/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15-mai-2/#sthash.QxDvDrCi.dpuf
La force de l'ONU au Mali (Minusma), qui a subi les plus lourdes pertes parmi les missions de l'ONU, n'a pas l'entraînement, la logistique et les capacités de renseignement nécessaires pour remplir au mieux sa mission, a déploré mercredi son commandant.
"Est-ce que la Minusma est équipée pour opérer dans un environnement asymétrique ?", c'est-à-dire sous la menace de groupes armés, s'est demandé le général de division Michael Lollesgaard.
"Je dirais: non, pas vraiment", a-t-il ajouté dans un débat au Conseil de sécurité. "Nous avons certaines insuffisances majeures qui nous rendent extrêmement vulnérables".
Le général danois a déploré des lacunes dans le renseignement, l'approvisionnement des troupes, leur formation et leur sécurité.
Des 16 missions de l'ONU dans le monde, la Minusma est celle qui a subi le plus de pertes, avec 36 soldats tués et plus de 200 blessés depuis son déploiement en 2013.
Les Casques bleus sont victimes des groupes armés actifs dans le nord du Mali qui utilisent engins explosifs, attaques suicides, embuscades et tirs de mortiers sur leurs bases.
Cette opération est la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie dans les années 1990.
Le général Lollesgaard lui-même se trouvait dans un convoi de l'ONU visé le 28 mai par une attaque revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Pour lui, la Minusma "aurait pu éviter certaines de ces pertes" si ses soldats avaient été mieux formés et entraînés par leurs pays d'origine avant leur déploiement. "Beaucoup de mes soldats ne sont pas assez bons dans les compétences de base" requises, comme repérer des mines ou appeler à l'aide des hélicoptères pour évacuer des blessés.
La Minusma doit aussi avoir des contacts plus étroits avec la population locale et mieux se protéger des attaques, que ce soit en patrouilles ou de retour à la base. "Nos troupes méritent d'être bien protégées dans leurs camps contre les tirs et les véhicules piégés, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas", a expliqué le général.
Les Casques bleus doivent aussi pouvoir compter sur "un degré de confort élémentaire" dans leurs cantonnements, a-t-il ajouté.
Il a enfin critiqué le recours par l'ONU à des transporteurs privés pour approvisionner la Minusma: "ça ne marche pas dans un environnement hostile comme au Mali. C'est irresponsable de continuer à aller (dans le nord du Mali) avec de vieux camions civils fragiles non protégés et conduits par des gens qui ne sont pas des soldats".
- See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/la-force-de-lonu-au-mali-des-lacunes-denonce-son-chef#sthash.JD5HToTF.dpuf
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
AFP
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
– See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15#sthash.qMAOOEy7.dpuf
Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a évoqué mercredi la possibilité pour certains groupes de signer l’accord de paix même après la cérémonie du 15 mai à Bamako, officiellement maintenue malgré les violations du cessez-le-feu.
Par ailleurs, la Minusma a annoncé dans un communiqué que tôt dans la matinée de mercredi, « un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine » à 1 km au nord du camp de la force de l’ONU, à Kidal, dans le nord-est du pays, blessant trois civils, dont deux grièvement.
Selon le texte, peu auparavant, « 6 à 8 obus de mortier ont été tirés » sur le camp de la Minusma dans la même ville, bastion de la rébellion, sans faire ni victime ni dégât.
« On est tous d’accord que l’accord devra être signé le 15 (mai) », a déclaré M. Hamdi à la presse mercredi soir à l’issue d’une rencontre entre des représentants de la communauté internationale et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
« C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite », a-t-il indiqué.
« On est là pour accompagner le Mali pour cette paix juste, durable et crédible que tout le monde attend », a ajouté le responsable de l’ONU.
« S’ils (les rebelles, NDLR) refusent de venir signer le 15, je pense que nous allons leur laisser la possibilité de signer par la suite. Nous souhaitons que l’accord reste ouvert pour les Maliens qui veulent venir signer l’accord », a-t-il précisé, en réponse à une question.
Des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) avaient fait part le 26 avril à M. Hamdi de leur intention de parapher l’accord pour la paix au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.
Mais des groupes progouvernementaux se sont emparés le 27 avril à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, des positions de la rébellion, qui a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre, invoquant la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».
La rébellion a de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako.
– See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15#sthash.qMAOOEy7.dpuf
Source: Africatime
- See more at: http://maliactu.net/mali-lonu-evoque-la-possibilite-pour-certains-groupes-de-signer-laccord-de-paix-apres-le-15-mai-2/#sthash.QxDvDrCi.dpuf
La force de l'ONU au Mali (Minusma), qui a subi les plus lourdes pertes parmi les missions de l'ONU, n'a pas l'entraînement, la logistique et les capacités de renseignement nécessaires pour remplir au mieux sa mission, a déploré mercredi son commandant.
"Est-ce que la Minusma est équipée pour opérer dans un environnement asymétrique ?", c'est-à-dire sous la menace de groupes armés, s'est demandé le général de division Michael Lollesgaard.
"Je dirais: non, pas vraiment", a-t-il ajouté dans un débat au Conseil de sécurité. "Nous avons certaines insuffisances majeures qui nous rendent extrêmement vulnérables".
Le général danois a déploré des lacunes dans le renseignement, l'approvisionnement des troupes, leur formation et leur sécurité.
Des 16 missions de l'ONU dans le monde, la Minusma est celle qui a subi le plus de pertes, avec 36 soldats tués et plus de 200 blessés depuis son déploiement en 2013.
Les Casques bleus sont victimes des groupes armés actifs dans le nord du Mali qui utilisent engins explosifs, attaques suicides, embuscades et tirs de mortiers sur leurs bases.
Cette opération est la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie dans les années 1990.
Le général Lollesgaard lui-même se trouvait dans un convoi de l'ONU visé le 28 mai par une attaque revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Pour lui, la Minusma "aurait pu éviter certaines de ces pertes" si ses soldats avaient été mieux formés et entraînés par leurs pays d'origine avant leur déploiement. "Beaucoup de mes soldats ne sont pas assez bons dans les compétences de base" requises, comme repérer des mines ou appeler à l'aide des hélicoptères pour évacuer des blessés.
La Minusma doit aussi avoir des contacts plus étroits avec la population locale et mieux se protéger des attaques, que ce soit en patrouilles ou de retour à la base. "Nos troupes méritent d'être bien protégées dans leurs camps contre les tirs et les véhicules piégés, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas", a expliqué le général.
Les Casques bleus doivent aussi pouvoir compter sur "un degré de confort élémentaire" dans leurs cantonnements, a-t-il ajouté.
Il a enfin critiqué le recours par l'ONU à des transporteurs privés pour approvisionner la Minusma: "ça ne marche pas dans un environnement hostile comme au Mali. C'est irresponsable de continuer à aller (dans le nord du Mali) avec de vieux camions civils fragiles non protégés et conduits par des gens qui ne sont pas des soldats".
- See more at: http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/la-force-de-lonu-au-mali-des-lacunes-denonce-son-chef#sthash.JD5HToTF.dpuf

mardi 16 juin 2015

« L’Afrique risque d’être surexposée à la Chine

Près d’un quart des exportations d’Afrique subsaharienne part aujourd’hui pour la Chine, contre 4,6 % il y a quinze ans. Quelles sont les conséquences de cette relation Chine-Afrique sur leurs économies respectives ? Entretien avec Ravi Bhatia, auteur d’un rapport, publié le 21 mai, sur les investissements chinois en Afrique pour l’agence de notation Standard & Poors. 
 Comment se traduit le développement des investissements chinois en Afrique ?
Pour les dix-huit pays que nous suivons en Afrique subsaharienne, les échanges sont passés de 60 milliards de dollars en 2008 à 133 milliards de dollars en 2013. La forte demande en provenance de Chine a stimulé les exportations africaines, notamment en ce qui concerne les matières premières. Dans le même temps, l’Afrique a aspiré les produits manufacturés chinois. Ceci concerne aussi bien les investissements directs étrangers (IDE) que le financement de la dette.
Dans votre rapport, vous parlez de relations mutuellement bénéfiques. Sur quoi vous appuyez-vous ?
Grâce à la très forte croissance de l’économie chinoise, l’Afrique a été en mesure d’exporter davantage vers la Chine. Cela se traduit par l’augmentation des recettes en devises qui à leur tour servent à financer des importations. Il s’agit généralement d’importation de biens capitaux qui aident au développement des économies africaines.
La Chine est l’usine du monde et son modèle de croissance et donc axé sur les exportations. Pour cela, la Chine a besoin d’importer une quantité importante de matières premières, et l’Afrique nourrit cette demande. Depuis peu, la Chine aide également au développement de projets d’infrastructure en Afrique en réalisant directement de grands travaux. Cette évolution des matières premières vers les infrastructures contribue aujourd’hui à la croissance des économies africaines et permet d’augmenter le PIB.
Quelles seraient les perspectives pour les entreprises occidentales, et notamment françaises, dans cette nouvelle relation Chine-Afrique ?
Si l’Afrique se développe fortement, les opportunités pour les entreprises européennes et françaises vont aussi se développer. L’Afrique représente un nouveau marché émergent avec une économie globale de plus de 2 000 milliards de dollars et plus de 1 milliard de consommateurs. Les télécommunications, l’énergie et les services financiers sont parmi les secteurs les plus dynamiques sur le continent. C’est là que se trouvent les opportunités d’investissements.
Concernant les prêts, quelle est votre analyse de la stratégie chinoise ?
La Chine prête généralement à l’Afrique par l’intermédiaire de ses grandes banques d’Etat, comme la Banque de développement de Chine, la banque chinoise d’Import-export (Exim Bank), et la Banque agricole de Chine. Ces derniers temps, ces banques ont été plus prudentes dans leurs politiques de prêts.
Du point de vue de Pékin, la nature de sa relation avec l’Afrique subsaharienne est triple. Premièrement, elle fournit un accès aux matières premières pour nourrir sa croissance rapide dominée par les industries lourdes ; deuxièmement, bon nombre de prêts chinois à l’Afrique subsaharienne sont soumis à la conclusion de contrats avec des entreprises chinoises, ce qui contribue directement à l’économie chinoise. Les prêts, en théorie, sont conçus pour faire un profit, soit du bénéfice sur les intérêts du prêt lui-même, soit pour l’entrepreneur chinois qui réalise le projet. Le troisième aspect de la relation implique des considérations stratégiques. La Chine utilise cette politique de prêts et sa puissance financière pour étendre son influence en Afrique et gagner des alliés.
A notre avis, la gestion de cet équilibre en trois points est délicate car cela peut conduire les prêteurs chinois et les entreprises publiques à sous-estimer les risques.
Quels sont, selon vous, les risques pour la Chine et pour l’Afrique ?
D’un point de vue strictement commercial, l’Afrique risque d’être surexposée à la Chine. Le ralentissement récent de la croissance chinoise a entraîné la chute des prix des matières premières, ce qui a affecté fortement plusieurs pays d’Afrique, notamment le Nigeria, l’Angola, le Gabon et le Congo Brazzaville.
L’Afrique risque également de subir le poids de la dette. Les financements chinois qui accompagnent ces investissements se font dans des conditions relativement favorables et conduisent à la hausse de l’endettement. Cependant, la baisse des cours sur les marchés des matières premières, suivi d’un PIB plus faible, de recettes fiscales et d’exportation en baisse, ainsi que la dépréciation des monnaies, 
risquent de réduire les revenus nécessaires au service de la dette..

lemonde.f

Au Palais de la Nation, l’UDPS crache sur les consultations de Kabila

La tentative du mariage Kabila-Tshisekedi concoctée, voulue, planifiée et souhaitée à tout prix par certains avortée. Freddy Pindi, porte-parole de la cellule d’appui à la présidence (l’équivaillent du bureau politique) de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS/ Tshisekedi, expliquait à une équipe de C-News le week-end, les raisons de volte-face de son parti sur le fameux dialogue, qu’envisage Joseph Kabila pour résoudre la crise politique au pays. Pindi s’appuyant entre autres sur l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et à la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations- Unies, note que Joseph Kabila a manqué des tacs dans ses démarches consultatives du Palais de la nation, pour n’avoir pas suivi et appliqué telles qu’elles, les orientations contenues dans ces deux importants documents.
L’ex président de la Ligue de jeunes de l’UDPS –actuellement secrétaire national adjoint à la mobilisation, membre et porte-parole de la cellule d’appui à la président du parti, accuse Joseph Kabila -fin mandat- plutôt de tenter d’aggraver la crise que de la résoudre. Le jeune acteur politique rappelle qu’après le holdup électoral mené et opéré des mains de maître par l’équipe Daniel Ngoy Mulunda –lequel holdup a porté Joseph Kabila de nouveau à la magistrature suprême ; le président de l’UDPS Etienne Tshisekedi, considéré non seulement par le seul Pindi comme le président de la République élu, mais aussi par des millions des R-dcongolais avait plaidé à l’époque auprès de la communauté internationale afin que celle-ci s’implique pour résoudre la crise de légitimité issue des élections non transparentes de 2011. La communauté internationale, selon Pindi avait fait sourde oreille, jusque le jour où la crise s’était amplifiée notamment au Nord-Kivu avec la chute de la ville de Goma et des nombreuses atrocités exercées sur la population par les groupes armés. Et Freddy Pindi de rapporter : «c’est en ce moment-là seulement que la communauté internationale a compris la gravité de la situation et s’est engagée pour résoudre le conflit». Alors que si cette dernière avait suivi l’appel de Tshisekedi on ne serait peut-être pas dans cette situation, explique Pindi. Et de poursuivre que malgré tout, cette communauté internationale a fini par produire les deux documents dans lesquels, elle insiste sur le dialogue chapeauté par son médiateur, comme seule voie pour résoudre la crise. Kabila, argumente Pindi, au lieu de bondir sur cette voie, dit-il : «le président sortant a cherché à se maintenir au pouvoir en convoquant les concertations nationales des tristes mémoires, qui par-dessus tout n’ont été qu’un échec». Celles-ci ont produit près de 800 recommandations dont 100 prioritaires.
Voilà que ces recommandations ne sont pas encore appliquées, que l’homme cherche un autre dialogue. «Pendant que nous nous attendions à ce que Kabila s’inscrive dans l’esprit et la lettre de l’Accord-cadre, des résolutions 2098, 2147 et 2211, pour faciliter les choses en laissant l’initiative de dialogue au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RD-Congo, Martin Kobbler, voilà que Joseph Kabila vient de nouveau de compliquer la situation en initiant des consultations à son bureau avec certains opposants et les membres de sa famille politique», développe le porte-parole de la très stratégique cellule d’appui à la président de l’UDPS, alors que lui-même Kabila, selon Pindi constitue le vrai problème dans la crise.
Pindi annonce par ailleurs qu’à travers ces consultations qui ne vont d’ailleurs pas produire grand-chose, Kabila compte surtout trainer les pas pour espérer prolonger son séjour au Palais de la nation. Et Pindi de vociférer que ça ne passera pas. L’homme s’interroger : «comment dialoguer avec un homme à la tête d’un régime tyran, qui viole les droits de l’homme et la liberté des citoyens. Un régime qui n’a pas froid aux yeux pour jeter les opposants et journalistes en prisons sans infraction ni jugements.
Les cas du président de la DC, Eugène Diomi Ndongala, du secrétaire général de l’UNC, Jean-Bertrand Ewanga, le directeur de CONGONEWS Mike Mukebayi, Christopher Ngoy de droit de l’homme et d’autres politiciens comme Jean-Claude Muyambo, Vano Kiboko, les jeunes gens de Filimbi et des nombreux combattants de l’UDPS parmi lesquels nos présidents de Lubumbashi- Mbuji-Mayi, Bruno Tshibangu et Kabashi et des militants de l’opposition gardés dans des nombreux prisons et cachots de la République, même dans la prison militaire de Ndolo, on y garde des civiles». Cette tyrannie est loin de se terminer, explique Pindi –rapportant que pas plus tard, un autre combattant Nalu Kembo Chadrac, président du Parlement-Débout du marché de Liberté dans la commune de Masina a été appréhendé, et l’UDPS a été informé de la nouvelle par Lubama Boloko Jeanne, membre de la famille Nalu.
Ces traques il y en a tous les jours à l’UDPS, dévoile Pindi, précisant que l’UDPS compte beaucoup de ses fils et filles dans des prisons et que le pouvoir doit arrêter de faire broyer du noir à nos combattants s’il tient à décrisper le climat politique et surtout libérer les prisonniers politiques. Stève Mbikayi a qui Kabila a confié un travail dans ce sens devrait lui faire part de nos exigences, a conclu Freddy Pindi. Qui estime que le dialogue dans la formule Kabila n’a aucun sens. S‘il compte organiser les choses très bien, dit-il : «Kabila n’a qu’à prendre en compte les éléments contenus dans la feuille de route de l’UDPS remise au patron de l’ANR, son émissaire auprès des opposants, que de chercher midi à 14 heures».
CP
direct.cd

Côte d’Ivoire: Ouattara promet une présidentielle "totalement apaisée"

Paris - Le président ivoirien Alassane Ouattara a promis mardi que l’élection présidentielle d’octobre serait "totalement apaisée", à l’issue d’un entretien avec son homologue François Hollande à l’Elysée.
"Les élections seront totalement apaisées, totalement démocratiques et totalement ouvertes", a déclaré sur le perron du palais présidentiel français le chef de l’Etat ivoirien, qui fait figure de grand favori de ce scrutin.
"La Côte d’Ivoire veut être un exemple après (la) crise post-électorale" de 2010, a-t-il souligné devant la presse, estimant que "de bonnes élections permettront de tourner la page".
"Nous nous attelons à cela avec une Commission électorale indépendante et donc des circonstances équitables pour tous les candidats", a poursuivi Alassane Ouattara, qui l’a assuré: "Personne ne devra être exclu des candidatures en Côte d’Ivoire."
L’opposition ivoirienne a critiqué samedi à Abidjan l’organisation de la présidentielle d’octobre, accusant le pouvoir de préparer des "fraudes massives" sur les listes électorales.
"Les deux chefs d’Etat ont évoqué les prochaines échéances en Côte d’Ivoire", a simplement indiqué l’Elysée dans un communiqué, ajoutant sans plus de précisions que François Hollande avait "appelé l’attention de son homologue sur la lutte contre l’impunité".
Les deux dirigeants, toujours selon l’Elysée, "ont constaté que les programmes mis en place pour le contrat de désendettement et de développement fonctionnaient bien, et que la France restait le premier bailleur bilatéral en Côte d’Ivoire et le premier partenaire économique".

640 entreprises françaises sont présentes en Côte d’Ivoire, représentant un tiers du produit intérieur brut", a souligné la présidence française.
Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir en avril 2011 après une crise meurtrière née du refus du chef de l’Etat sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.


ha/glr/mm

abidjan.net

Le Gabon pourrait acquérir un avion français Rafale

France-Salon du Bourget-Economie-Diplomatie-Avion  Rafale


LIBREVILE, 15  juin  (Infosplusgabon) -  Mêlant  diplomatie  et commerce lors du  Salon du Bourget,  le  président François  Hollande  ne  serait pas opposé que la  France   vendre  à Ali  Bongo Ondimba du Gabon  un avion Rafale de Dassault Aviation.
«Ils vont te faire un prix», a assuré le président français à son homologue gabonais...
Selon  20Minutes.fr,   François Hollande aime les entreprises. Il se transforme d'ailleurs parfois en super chef d'entreprise, surtout lorsqu'il cherche à vendre des Rafales, comme cela a été le cas ce lundi matin au salon du Bourget.
 Alors que le groupe Dassault est en train de présenter son avion, qui nécessite « seulement 400 mètres pour décoller », François Hollande se rapproche d'Ali Bongo, président du Gabon, et lui lance, tout sourire : « Comme prévu, ils vont te faire un prix ! », comme le montrent des images captées par BFMTV. Bongo sourit également.
 « Un coup d'État électoral »
 Fils de l'ancien président Omar Bongo Ondimba, Ali Bongo Ondimba  dirige le pays depuis 2009. Son élection, en un tour, a été contestée par les opposants, qui ont évoqué « un coup d'État électoral ». Très proche de la France, Ali Bongo Ondimba posséderait un appartement avenue Foch à Paris et deux Ferrari, comme l'a révélé une enquête menée par la justice française sur les « biens mal acquis ».
 En 2010, Ali Bongo Ondimba a également acquis l'Hôtel de Soyecourt pour 100 millions d'euros. Reçu par le président François Hollande le 5 juillet 2012,  Ali Bongo Ondimba avait participé à la marche républicaine du 11 janvier à Paris,  rappelle-t-on.
Un avion de  combat qui  coûte  cher
Le Rafale de Dassault Aviation est un avion de combat multirôle développé pour la Marine et l'armée de l'air françaises, mis en service le 18 mai 2001 et également commandé par l'Égypte, l'Inde et le Qatar.
À la fin des années 1970, les forces armées françaises expriment un besoin d'un nouvel avion de combat polyvalent qu'il est envisagé de développer avec l'Allemagne de l'Ouest, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie, mais les divergences de besoin, notamment la capacité d'opérer depuis un porte-avions, amènent la France à s'en désolidariser en 1985.
 Le démonstrateur Rafale A vole le 4 juillet 1986 et le programme est lancé le 26 janvier 1988 : le monoplace Rafale C vole le 19 mai 1991, la version marine M le 12 décembre et le biplace B le 30 avril 1993 ; le coût total du programme est de 46.4 Md€.

FIN/INFOSPLUSGABON/BIP/GABON 2015

© Copyright Infosplusgabon

Hollande en Algérie pour parler sécurité

Le président français a cherché des appuis, lundi à Alger, dans la lutte contre le terrorisme.

Lors d'un aller-retour éclair à Alger, lundi, François Hollande s'est entretenu dans la soirée avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika malgré la santé chancelante de ce dernier. Frappé par un AVC en 2013, le président algérien ne peut plus marcher, a une élocution difficile et vit cloîtré dans sa résidence médicalisée de Zéralda. Depuis sa réélection pour un quatrième mandat de cinq ans en avril 2014, il n'a présidé que deux conseils des ministres dont un il y a trois semaines.
Pour autant, à l'issue de l'entretien, François Hollande a souligné «  la grande maîtrise intellectuelle » du président algérien. Selon Paris, qui récuse toute ingérence dans l'éventualité d'une succession, Bouteflika est très informé de la situation en Algérie et au Sahel. «  Nous avons abordé toutes les questions internationales, a déclaré François Hollande à la sortie de la rencontre. Le Sahel, la lutte contre le terrorisme, le Mali, la Libye. » C'est à Alger que le CMA, qui regroupe les principaux mouvements rebelles touareg du nord du Mali, où l'armée française intervient depuis janvier 2013, a signé mi-mai un accord de paix. Le chaos gagne le voisin oriental de l'Algérie, la Libye. Paris et Alger, où François Hollande s'était rendu en décembre 2012, estiment que leurs relations sont au beau fixe, après des années difficiles sous la présidence Sarkozy.

Une courte visite

François Hollande, qui n'était pas accompagné de l'habituel aréopage de chefs d'entreprise, a rappelé que Paris était le premier partenaire économique d'Alger et «  entend le rester et même encore développer sa présence » grâce aux projets de Renault, qui a ouvert une usine à Oran en novembre, Sanofi, Alstom « et bientôt Peugeot ». La France n'est toutefois plus le premier fournisseur du pays depuis deux ans, supplantée par la Chine. A l'inverse, Alger est le quatrième fournisseur de gaz de Paris, derrière la Norvège, les Pays-Bas et la Russie.
Yves Bourdillon, Les Echos 
lesechos.fr

Tanzanie : déjà 36 candidats au sein du parti au pouvoir pour succeder à Kikwete

La dernière candidature en date est celle de la ministre de la Justice Asha-Rose Migiro qui s’est ajoutée au nombreux cadres du Chama Cha Mapinduzi (CCM) .
Les 36 candidats attendent d’être investis pour se présenter au nom du parti à la présidentielle du 25 octobre en lieu et place du président Jakaya Kikwete.
De grosses pointures du partis sont comptés parmi les candidats à l’investiture dont le vice-président de la République Mohamed Bilal, le Premier ministre Mizengo Pinda, le ministre des Affaires étrangères Bernard Membe, ainsi que les anciens Premiers ministres Edward Lowassa et Frederick Sumaye.
La Constitution interdit au président Jakaya Kikwete, qui achève son second mandat à la fin de l'année, de briguer un autre mandat.
Mme Migiro, ancienne secrétaire générale adjointe des Nations unies, a déclaré, à la télévision publique qu’elle voudrait continuer à appliquer son programme politique.
Charles Makongoro Nyerere, le fils du premier président du pays en 1964, Julius Nyerere, ainsi qu'Ali Karume, le fils du premier président de l'archipel semi-autonome de Zanzibar, ont eux aussi décidé de tenter leur chance.
Les dirigeants des principaux partis de l'opposition tanzanienne ont également commencé leur processus de nomination.
Ibrahim Lipumba, chef du Front civique uni (CUF), qui détient 35 sièges sur 357 au Parlement et qui participe à la coalition qui dirige Zanzibar, a annoncé son intention de se présenter à l'investiture unique de l'opposition.
Le Chadema (Parti pour la démocratie et le développement), le CUF, la Convention nationale pour la construction et la réforme (NCCR) et la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) s'étaient accordés en octobre dernier à présenter un seul candidat en octobre 2015.
Les listes des candidats aux législatives et à la présidentielle seront publiées par la Commission nationale électorale (NEC) le 21 août et la campagne électorale démarrera le lendemain pour se terminer le 24 octobre, selon le calendrier établi par la NEC.

lavoixdelamerique.com

L'Afrique du Sud va devoir s'expliquer après l'affront à la CPI

L'heure des explications a sonné pour l'Afrique du Sud après l'aller-retour du président soudanais Omar el-Béchir à Johannesburg pour le sommet de l'Union africaine au nez et à la barbe de la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche pour génocide au Darfour.
D'ici la semaine prochaine, le gouvernement va devoir justifier pourquoi le dirigeant soudanais a pu quitter le pays lundi sans encombre --qui plus est, depuis une base militaire.
Le président el-Béchir était pourtant frappé d'une interdiction de sortie du territoire obtenue la veille par une ONG sud-africaine qui avait saisi en urgence les tribunaux.
Des médias sur-africains ont fait état de pressions sur les troupes sud-africaines de maintien de la paix présentes au Darfour pour forcer Pretoria à laisser partir leur président.
Mais de l'avis de plusieurs analystes, l'Afrique du Sud, poids-lourd économique dont les rouages démocratiques fonctionnent bon gré mal gré, a délibérément choisi de ne pas arrêter M. Béchir pour rallier la fronde des dirigeants africains contre la CPI, critiquée pour ne s'en prendre qu'à des représentants du continent.
"Nous allons attendre (...) que l'Etat explique pourquoi il n'a pas fait respecter l'ordre de la justice", a déclaré l'ONG qui avait saisi la justice, le Centre des litiges d'Afrique australe (SALC). "Nous envisageons sérieusement de poursuivre l'Etat pour entrave à la justice".
Muet pendant 48 heures, le gouvernement de Jacob Zuma a fait le gros dos et rompu le silence à l'heure où le président Béchir était déjà rentré à Khartoum.
Pretoria a affirmé sur un ton laconique vouloir se plier aux injonctions de la justice et livrer les explications demandées sous huitaine.
CPI Ce légalisme de façade ne devrait cependant tromper personne.
"La décision de l'Afrique du Sud de ne pas arrêter el-Béchir amplifie les tensions qui fermentent depuis quelque temps déjà entre l'Union africaine et la CPI", a commenté Netsanet Belay, un responsable d'Amnesty International.
"C'est d'autant plus décevant quand on connaît le rôle joué par l'Afrique du Sud lors de la création de la CPI (en 2002). Voilà que maintenant, ils ont manqué à leurs obligations. On espérait qu'ils prendraient le parti des victimes de la crise au Darfour. L'Afrique du Sud, en tant que pays ayant émergé d'un passé douloureux, est mieux placé qui quiconque pour comprendre", a-t-il ajouté.
-'Entrave à la justice'-
"La décision du gouvernement sud-africain d'ignorer l'ordre du tribunal de ne pas laisser repartir le président Omar el-Béchir est une entrave délibérée et préméditée à la justice", a estimé le constitutionnaliste sud-africain Pierre de Vos.
Lundi, les dirigeants de l'ANC, le parti au pouvoir, ont tenté de se défausser en affirmant que formellement M. Béchir n'était pas l'hôte de l'Afrique du Sud mais de l'Union africaine, non membre de la CPI et libre d'inviter qui elle veut.
En fait, l'Afrique du Sud a toujours refusé la perspective que le président Béchir soit déféré aux juges de La Haye qui le recherchent pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans le conflit du Darfour.
Mais jusqu'à présent, la diplomatie sud-africaine s'était gardé de toute confrontation directe avec la CPI, recommandant au dirigeant soudanais de rester chez lui, par exemple pour ne pas gâcher le Mondial-2010 de football.
Elle a réaffirmé avec constance, en 2008 déjà, du temps du président Thabo Mbeki, médiateur au Soudan, qu'une arrestation de M. Béchir nuirait à la paix au Soudan où le conflit au Darfour a fait plus de 300.000 morts et deux millions de déplacés.
En outre, une partie de l'ANC s'est faite à l'idée que "beaucoup de pays africains trouvent que la CPI a une attitude biaisée vis-à-vis du continent", selon les termes d'un éditorial de The New Age, le quotidien proche du parti.
Beaucoup de pays africains, mais pas tous: le Botswana a fait entendre sa différence mardi en déclarant dans un communiqué: "Nous sommes déçus que le président el-Béchir ait évité une arrestation en écourtant sa venue et en fuyant, par peur d'être arrêté".

http://information.tv5monde.com