dimanche 21 octobre 2012

Libye : un an après, le flou demeure sur la mort de Kadhafi

(TF1 20/10/2012)
Dans quelles circonstances et par qui l'ancien dictateur libyen a-t-il tué le 20 octobre 2011 ? L'incertitude -et les polémiques qui vont avec- demeure.
Un an après, les circonstances de la capture et de la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011 près de Syrte, restent très floues. L'Otan, qui a bombardé le convoi dans lequel il se trouvait, était-elle au courant de sa présence ? Et surtout, comment est mort le dictateur ? Sur ce point, plusieurs versions divergent.
La version officielle
Elle est très simple : selon les autorités de transition en Libye, Mouammar Kadhafi, qui tentait de s'enfuir après le bombardement de son convoi, a été tué d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs avec les rebelles.
La version "vidéo"
Depuis un an, la version officielle libyenne est de fait contredite par les vidéos, filmées au téléphone portable, qui ont fait le tour du monde : on y voit l'ancien dictateur libyen prisonnier des rebelles, ensanglanté, mais encore en vie et sur le point de se faire lyncher. Si ces images sont vraies, il n'a donc pas pu être tué lors d'un échange de tirs. Il l'aurait été ensuite, d'une balle dans l'estomac selon le légiste, probablement par le chef de la Katiba (brigade) qui l'a arrêté. A quel moment et à quel endroit ? Rien de précis sur ce point.
Cette version se rapproche d'un rapport de Human Rights Watch. L'ONG a publié en début de semaine un document très complet revenant sur les événements de la journée du 20 octobre. Les preuves réunies suggèrent tout d'abord que des miliciens de l'opposition ont exécuté sommairement au moins 66 membres du convoi de Kadhafi . Sur la mort de Mouammar Kadhafi, HRW fait état de nouvelles images vidéo et de témoignages montrant que la dictateur a bien été capturé vivant. Il saignait alors d'une blessure à la tête. On voit sur ce document les rebelles le battre violemment et il semble avoir été blessé à la baïonnette sur les fesses. Selon l'ONG, "il apparaît ensuite sans vie" au moment d'être transporté, à moitié nu, dans une ambulance.
La version "DGSE"
Cette théorie a fait surface il y a quelques semaines. Dans une interview donnée à une télévision égyptienne, Mahmoud Jibril, l'ex-Premier ministre du gouvernement de transition et actuel président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT), a affirmé qu'un "agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi".
Quelques jours plus tard, le Corriere della Sera, l'un des principaux journaux italiens, a annoncé que cet agent étranger était un membre des services secrets français. La France n'a bien sûr fait aucun commentaire sur le sujet. Cette thèse laisse aussi sceptique les spécialistes du dossier.

Mis en ligne le 20 octobre 2012 à 03h40 par Fabrice Aubert
© Copyright TF1
Visiter le site de: TF1

Paul Kagame: "Le Rwanda mérite de siéger au Conseil de sécurité"

(7sur7 20/10/2012)

Le Rwanda "mérite" le siège au Conseil de sécurité de l'ONU, dont il est devenu jeudi membre non-permanent, a affirmé vendredi le président rwandais Paul Kagame, balayant les critiques liées au récent rapport de l'ONU dénonçant le rôle de Kigali dans l'instabilité de l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
"Certains médias ont rapporté que le Rwanda entrait au Conseil de sécurité des Nations unies de façon controversée. Non, ce qui est controversé, c'est le rapport du groupe d'experts de l'ONU", qui accuse à nouveau le Rwanda de soutenir la rébellion du M23 dans l'est congolais, a déclaré M. Kagame.
"Ce qui est douteux c'est le rapport de l'ONU, pas le Rwanda qui prend sa juste place aux Nations unies. Ce siège que le Rwanda va occuper nous le méritons en tant que membre de la communauté internationale", a poursuivi le président rwandais, lors d'un discours devant des étudiants à Kigali.
Le Rwanda a été élu jeudi membre non-permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, en même que l'Argentine, l'Australie, la Corée du Sud et le Luxembourg, malgré la fuite quelques jours auparavant dans la presse d'un rapport confidentiel d'un groupe d'experts de l'ONU sur la RDC, accablant pour Kigali.
Juste avant le vote, la délégation de RDC à l'ONU avait objecté, sans succès que le Rwanda n'était pas digne de siéger au Conseil de sécurité en raison de son "rôle déstabilisateur" sur son territoire.

Par: rédaction
Source: belga.be
© Copyright 7sur7

Nigeria : un responsable islamiste de Boko Haram arrêté au domicile d'un sénateur

(Le Monde 20/10/2012)

Les autorités nigérianes ont affirmé vendredi 19 octobre avoir arrêté un haut responsable présumé de Boko Haram la veille au domicile d'un sénateur, à Maiduguri, dans le nord-est du pays, considéré comme le berceau du groupe islamiste radical.
"Un chef de haut niveau de Boko Haram, un certain Shuaibu Mohammed Bama, qui était sur la liste des terroristes recherchés (...), a été arrêté par la force spéciale de l'armée au domicile d'un sénateur en activité", selon un communiqué de la force spéciale à Maiduguri, qui précise que l'arrestation a eu lieu jeudi. "Il est sous la surveillance [de la force spéciale], aide les enquêteurs et a fait des révélations surprenantes", ajoute le texte. Le communiqué n'identifie pas le sénateur.
Des informations ont fait état dans le passé de liens entre des membres de Boko Haram et des hommes politiques locaux. En novembre 2011, la police secrète nigériane avait annoncé avoir arrêté un porte-parole présumé de Boko Haram ayant des relations avec un parlementaire. Les relations en fait concernaient des hommes politiques locaux, dans le nord-est du pays.
Les assassinats et attentats de Boko Haram dans le centre et le nord du Nigeria et leur répression ont fait environ de 2 800 morts depuis 2009.

Le Monde.fr avec AFP
© Copyright Le Monde

L'Afrique du Sud déploie un plan de stimulation économique à grande échelle

(Xinhuanet 20/10/2012)

JOHANNESBURG -- Le gouvernement sud-africain a annoncé vendredi avoir identifié 18 projets stratégiques intégrés d'un montant d'environ 4.000 milliards de rands (soit environ 465 milliards d'euros) qu'il poursuivra sur les 15 prochaines années pour promouvoir la croissance économique.
Ces 18 projets d'intérêt stratégique ont été choisis parmi 645 projets par la Commission présidentielle de coordination des infrastructures, a indiqué à Johannesburg le ministre sud-africain du Développement économique Ebrahim Patel.
Un protocole d'accord pour l'avancement de ces projets a été signé entre les ministres du gouvernement et les investisseurs potentiels lors d'une réunion à Johannesburg.
Ces 18 projets stratégiques intégrés envisagés couvriront plus de 150 éléments d'infrastructure spécifique, dont des plateformes essentielles des systèmes ferroviaires, routiers, portuaires, d' irrigation, sanitaires et énergétiques.
L'un des projets dans le secteur énergétique concernera l' exploitation de la ceinture minière au nord du pays, où des investissements de plusieurs milliards de rands sont attendus.
On estime que cette zone contient des gisements représentant 18 milliards de tonnes de charbon, plus de 6.300 tonnes de platine et plus de 3.600 tonnes de palladium.
Aux termes du nouveau plan de stimulation, le gouvernement construira un corridor industriel moderne entre les principaux pôles industriels de la ville portuaire de Durban à l'est du pays, la province de Free State au centre et la province de Gauteng à l' est.
Plus de 100 nurseries et plusieurs nouveaux hôpitaux seront construits dans le pays pour améliorer le système de santé publique, et deux nouvelles universités seront construites séparément dans les parties est et ouest du pays.
Pour le premier stade du plan de développement national, le gouvernement sud-africain dépensera plus de 800 milliards de rands en infrastructure sur les trois prochaines années.

© Copyright Xinhuanet

Le Gabon est au premier rang des pays d'Afrique centrale dans le rapport de l'Indice Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique 2012

(CRI 20/10/2012)

Le Gabon a été placé à la 22ème position sur les 52 pays africains dans l'édition 2012 de l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique, tout en occupant le premier rang des sept pays de l'Afrique centrale, indique un communiqué officiel dont l'Agence Xinhua a obtenu une copie ce vendredi à Libreville.
Dans l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2012 publié le 15 octobre dernier, parmi les six Etats membres de la Communaute Economique et Monetaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), le Gabon devance le Cameroun (36e), le Congo (41e), la Guinée Equatoriale (44e), la République centrafricaine (48e) et le Tchad (50e).
Selon le communiqué, en ce qui concerne la qualité globale de la gouvernance, le Gabon enregistre un score de 54 points sur 100.
Au niveau des sous catégories, le Gabon obtient son meilleur classement (7e) en sécurité individuelle et son moins bon score ( 44e) en sécurité agricole.
L'Indice de bonne gouvernance Mo Ibrahim 2012 attribue la note la plus élevée à l'île Maurice, soit 82,8 points sur 100. L'édition 2012 de l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique confirme la tendance générale à l'amélioration de la gouvernance sur le continent africain, mais laisse percevoir quelques évolutions préoccupantes chez certaines grandes puissances régionales.
La Fondation Mo Ibrahim a pour mission d'inciter à une meilleure gouvernance en Afrique, ainsi que l'Indice Mo Ibrahim, permettant d'évaluer annuellement la qualité de la gouvernance pour chaque pays africain.   

2012-10-20 09:31:11 xinhua
© Copyright CRI

Mali : toute action militaire dans le nord du pays doit éviter d'aggraver une situation déjà précaire (responsable de l'ONU)

(Xinhuanet 20/10/2012)

NEW YORK (Nations Unies) -- La communauté internationale doit aider les autorités maliennes à lancer un processus politique crédible qui tienne des causes profondes de la crise sévissant dans ce pays, et leur offrir toute l'assistance souhaitable sur le plan militaire pour aider à reconquérir le nord du territoire, a déclaré, vendredi, le vice-secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson.
Il a également prévenu que toute intervention devait s'abstenir "d'exacerber les tensions existantes ni d'aggraver une situation humanitaire déjà précaire".
M. Eliasson a tenu ces propos lors d'une réunion de l'Union africaine, de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et du Groupe de suivi et de soutien des Nations Unies au Mali, réunion qui s'est tenue aujourd'hui à Bamako, en Afrique de l'Ouest.
"Toute action militaire doit se faire à l'appui d'une stratégie politique et de la réunification du pays. Et pour que la communauté internationale légitime une force militaire internationale, les droits humains et le droit humanitaire doivent être scrupuleusement respectés", a expliqué M. Eliasson.
"L'objectif de ce processus politique est de forger une vision nationale et inclusive pour l'avenir du Mali. Ceci exige une feuille de route pour la transition, de manière à ce que les préparatifs puissent débuter", a-t-il ajouté.
Actuellement dirigé par le président par intérim, Dioncounda Traoré, le Mali fait face à une série de défis sur les fronts sécuritaire, politique et humanitaire depuis le début de l'année. Des combats entre forces gouvernementales et rebelles touaregs ont éclaté dans le pays au début du mois de janvier. Depuis, des islamistes radicaux ont pris le contrôle de la partie nord du pays, où ils appliquent une interprétation extrême de la charia, ainsi que des restrictions prenant en particulier pour cible les femmes.

© Copyright Xinhuanet

Nigeria: un bus plonge dans une rivière faisant au moins 33 morts

(CRI 20/10/2012)

Au moins 33 personnes auraient perdu la vie lorsque le bus qui les transportait a plongé dans une rivière dans l'Etat d'Ogoun, au sud-ouest du Nigeria.
Seuls trois passagers du véhicule ont survécu à l'accident.
Le drame a eu lieu lorsque le bus de passagers a dérapé sur une route à double voie et a plongé dans une rivière en contrebas.
Le commandant de l'unité féderale de la sécurité routière, Seidou Isah Osilama, a affirmé que les agents de la sécurité dépêchés sur les lieux de l'accident quelques minutes après avaient pu sauver trois personnes.
M. Osilama a indiqué que les miraculés avaient échappé à la noyade parce qu'ils s'accrochaient sur arbre en attendant l'arrivée des secours après avoir réussi à s'extraire du véhicule accidenté.
Les passagers du véhicule, en majorité des femmes, devaient assister aux obsèques qui allaient avoir lieu vendredi au Bénin. Parti de Lagos, le bus à 36 places a dérapé et est tombé dans une rivière vers midi, selon la police.

2012-10-20 10:45:50 xinhua
© Copyright CRI

Le Bénin se dote d'une politique nationale de l'aide au développement pour la période 2011-2020

(Xinhuanet 20/10/2012)

COTONOU -- Le Bénin vient de se doter d'une politique nationale de l'aide au développement pour la période allant de 2011 à 2020, en vue d'orienter ses partenaires techniques et financiers vers les secteurs et les localités où leurs interventions seraient plus efficace, a annoncé vendredi à Cotonou, le ministre béninois du développement, de l'analyse économique et de la prospective, Marcel de Souza.
"La politique nationale de l'aide au développement a pour objectif d'améliorer la contribution de l'aide au développement économique, social et culturel du Bénin", a-t-il déclaré.
De façon spécifique, a-t-il expliqué, cette politique nationale de l'aide au développement permettra au gouvernement béninois d'améliorer la coordination de l'aide au développement, d'assurer le choix du type d'aide en adéquation avec les stratégies nationales et sectorielles et enfin d'accélérer la croissance économique de manière durable.
"Cette politique a pour ambition de clarifier les objectifs que l'exécutif béninois veut atteindre avec l'aide publique qu'il reçoit, ses préférences en terme de mobilisation et de gestion de l'aide", a-t-il précisé.
Pour le Bénin, l'aide au développement est la manifestation de la solidarité internationale à la résolution de ses problèmes de développement, a-t-il souligné.
Il a estimé que cette aide au développement est surtout liée aux orientations nationales de développement et aux programmes prioritaires définis par le gouvernement.
Ainsi, a-t-il indiqué, au Bénin, l'aide provient essentiellement de trois grands groupes de partenaires techniques et financiers, notamment les bilatéraux (39,60 %), les multilatéraux (57,12 %) et les organisations non gouvernementales internationales (3,28 %).
"Cette aide se répartit entre les dons et subventions pour en moyenne 71,83 % et les prêts pour en moyenne 28,17% en 2010", a-t- il ajouté.

© Copyright Xinhuanet

Togo : lancement d'un système d'information statistique en ligne sur l'alimentation

(Xinhuanet 20/10/2012)
LOME -- Le ministère togolais de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a lancé vendredi un système d'information statistique en ligne sur l'alimentation et l'agriculture à l'échelle nationale et infranationale, appelé CountrySTAT, en collaboration avec l'appui technique de l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le soutien financier de l'Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA).
CountrySTAT est un système statistique qui permet d'organiser, d'intégrer et de publier des données et des métadonnées statistiques pour l'alimentation et l'agriculture.
Il permet la collecte et l'homogénéisation de données statistiques institutionnelles éparses, assurant ainsi l'inter- compatibilité des tables statistiques au niveau national comme au niveau international.
Les principales retombées attendues sont de faciliter l'accès à l'information aux preneurs de décision et centraliser des données actuellement éparpillées entre différentes institutions.
Ce système, initié par la FAO, est conçu comme un guichet unique, rapide et facilement accessible sur le web, des données statistiques de bonne qualité pour l'analyse afin de fournir une aide à la décision et à la formulation de politique de développement.
Selon le ministre togolais de l'Agriculture, d'Elevage et de la Pêche, Ouro Koura Agadazi, contrySTAT-Togo est un outil mis à la disposition des preneurs de décision, des partenaire au développement et d'autres utilisateurs dans la lutte contre la faim et la pauvreté au Togo. Il facilite la planification et la prise des décisions afin d'accélérer le processus de réduction de la faim et de la malnutrition.

© Copyright Xinhuanet

jeudi 18 octobre 2012

Rwanda - RDC : Le ministre rwandais de la défense au sommet de la pyramide de commandement du M23, selon un nouveau rapport onusien

(VOA News 18/10/2012)
Un nouveau rapport non publié d’un groupe d’experts du Conseil de Sécurité de l’Onu, document que cite l’agence Reuters, indique que le ministre de la défense rwandais, le général James Kabarebe, est au sommet de la pyramide de commandement du M23, un groupe armé composé de mutin qui opère dans l’est de la RDC.
Le déserteur de l’armée congolaise Bosco Ntaganda, qui est recherché par la CPI pour crimes de guerre, fait partie de la chaine de commandement de cette rébellion contrôlant plusieurs localités en territoire de Rutshuru.
Le rapport dit que le Rwanda et l’Ouganda, qui ont démenti ces allégations, continuent de soutenir les rebelles en leur fournissant des armes, et auraient envoyé des troupes pour appuyer les insurgés dans une attaque meurtrière contre des casques bleus.
Les experts, qui ont remis le rapport au comité des sanctions du Conseil de Sécurité, précisent que des unités conjointes des armées rwandaises et ougandaises ont appuyé le M23 dans une série d’attaques en juillet 2012 pour prendre le contrôle des principales villes de Rutshuru et de la base militaire congolaise de Rumangabo.
Ce texte de 44 pages, beaucoup plus détaillé que celui du mois de juin, affirme que le M23 a accru le recrutement des enfants utilisés pour combattre, de même que les exécutions sommaires des recrues et des prisonniers.
Il est ainsi reproché au gouvernement rwandais de violer l’embargo onusien sur les armes, de faciliter le recrutement également sur le sol rwandais et d’encourager la défection au sein de l’armée congolaise.
Par ailleurs, la rébellion est alimentée par le milieu des trafiquants de minéraux et métaux précieux, qui exploitent les mines de l’est de la RDC pour le compte du Rwanda. Le 29 aout dernier, le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, avait demandé que le Rwanda soit frappé d’embargo sur les minerais pillés en RDC.
En 2011, le Rwanda a rapatrié au Congo plus de 80 tonnes de minerais de contrebande qui avaient été saisis par les douaniers.

© Copyright VOA News

Mali : "Hollande est pris entre deux feux"

(Le JDD.fr 18/10/2012)
INTERVIEW - Alors que le Conseil de sécurité de l'Onu a pressé les pays de l'ouest africain de préparer une opération pour reconquérir le nord du Mali, François Hollande répète sa détermination à lutter contre le terrorisme. Pour leJDD.fr, Philippe Hugon, chercheur à l'Iris et spécialiste du Mali, fait le point sur la situation actuelle.
Mardi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que l'intervention au Mali était "une question de semaines". Qu'en pensez-vous?
Cela me paraît peu réaliste. Effectivement, les politiques doivent mettre la pression en menaçant d'une intervention militaire dans un délai pas trop lointain. Mais en même temps, le Conseil de sécurité de l'Onu a donné 45 jours pour - éventuellement - autoriser l'intervention militaire, donc ce n'est pas assuré. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir d'intervention s'il n'y a pas un minimum d'armée malienne reconstituée avec des systèmes de formation, une hiérarchie et un appui en termes d'armement... Or, on en est loin. Ensuite, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) se dit prête mais en réalité le Sénégal n'est pas d'accord, la Côte d'Ivoire et le Nigeria sont pris par leurs problèmes intérieurs. C'est un conflit extrêmement difficile contre des groupes à la fois mafieux et terroristes. Ce n'est pas du tout une guerre conventionnelle.
Cette guerre vous semble-t-elle inévitable?
Il y a toujours deux fers au feu : il faut préparer la guerre pour vouloir la paix. On est peut-être dans cette configuration. Il y a une possibilité de négocier avec les groupes touareg, à condition de faire basculer ces 5.000 hommes du côté de la paix et de la reconversion. Le jeu des négociations passe par la reconnaissance d'une autonomie plus grande des touaregs et notamment par des opportunités de réemploi, alors qu'ils n'ont pas d'autres perspectives que les armes et le contrôle de trafics de drogue. Il faut aussi les dissocier des éléments fanatiques qui sont membres du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).
«Il n'y aura pas d'intervention militaire crédible sans l'Algérie» Pour l'heure, l'Algérie privilégie une solution négociée au Mali. Son rôle est-il essentiel?
Il n'y aura pas d'intervention militaire crédible sans l'Algérie. Elle est, dans son principe, contre l'intervention extérieure. L'Algérie ne veut en aucun cas retrouver chez elle le terrorisme et les groupes d'Aqmi qu'elle a bouté hors du pays. Par contre, elle peut être sensible à un argument : l'intégrité du territoire.
Qu'en est-il du rôle de la France?
Il est important car la France a quand même fortement appuyée la résolution prise au Conseil de sécurité de l'Onu. Elle est aussi la seule puissance militaire existante en Afrique - avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - et possède donc, grâce à ces différentes bases militaires, la logistique et les possibilités de soutien. La France est également très présente dans le renseignement et, ce que l'on dit moins, des forces spéciales sont aussi infiltrées dans les groupes terroristes.
François Hollande - qui a reçu les familles des otages - refuse de lier la question de leur libération à celle de l'intervention militaire. Peut-il réellement séparer les deux dossiers?
C'est toujours un problème. D'un côté, il est très difficile pour la France d'être indifférente à ce qu'il se passe au Mali. Mais en même temps, les otages sont des boucliers humains utilisés par les groupes d'Aqmi et du Mujao pour obtenir des rançons, négocier le retrait en Afghanistan et, aujourd'hui, une non-intervention militaire au Mali. François Hollande est pris entre deux feux : défendre la vie des otages - si jamais ils étaient assassinés, ce serait évidemment une baisse de crédibilité auprès de l'opinion publique - et céder au chantage aux otages. Cela revient à enclencher un processus permanent. Quand on libère des otages, on verse des rançons; quand on verse des rançons, on permet d'acheter des armes qui permettent d'avoir d'autres otages…
«La situation s'est tendue ces derniers mois» Un membre du Mujao a proféré samedi dernier de vives menaces contre la France. Que peut-on craindre?
La crainte la plus forte est qu'il y ait de nouvelles prises d'otages de Français dans les zones sahéliennes. Ensuite, on peut craindre des actions terroristes contre des intérêts économiques ou des entreprises françaises en Afrique. Je crois qu'il y a aussi des craintes d'action terroriste en Europe. La situation s'est tendue ces derniers mois. Dans les milieux informés, on est inquiet.
Les rebelles ont pris le contrôle de la région il y a quelques mois. Comment expliquer cette dégradation de la situation?
Ils sont implantés depuis longtemps dans le nord du Mali, puisqu'ils avaient été chassés par l'Algérie. Le Mali lui-même avait une politique qui n'était pas très claire à l'époque de l'ancien président Amadou Toumani Touré (juin 2002 - mars 2012). La chute de Kadhafi - un élément de stabilité dans la région - a également joué. Les mercenaires de Libye sont venus. Les mouvements touaregs ont pris de l'ampleur et l'armée malienne n'a pas pu contrôler le territoire. La conjonction de tout cela fait qu'il y a actuellement un espace - plus grand que la France - qui n'est pas du tout contrôlé militairement.
Quelles sont les relations entre le Mujao et Aqmi?
Les recrutements ne sont pas les mêmes. Pour simplifier, Aqmi est essentiellement algérien, alors que le Mujao est composé de touaregs d'Afrique de l'Ouest. Mais ils ont énormément de connivences, liées notamment au trafic et au contrôle d'armes, et ont mené des actions communes. Souvent, le Mujao travaille pour Aqmi. Quand on dit : 'les otages sont aux mains d'Aqmi et pas du Mujao', en réalité les otages passent d'une mouvance à l'autre. Leurs liens sont devenus étroits.

Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr
© Copyright Le JDD.fr

Nigeria - Plus de 30 morts dans des violences ethniques au Nigeria

(Le Monde 18/10/2012)
Trente personnes au moins ont été tuées et des maisons incendiées dans le centre du Nigeria au cours d'un conflit foncier opposant deux ethnies de religion différente, ont déclaré mercredi 17 octobre les autorités locales de l'Etat de Benue, où se sont déroulées les violences dimanche et lundi. Le porte-parole du gouverneur de Benue a précisé que des éleveurs fulani, une ethnie majoritairement musulmane, ont attaqué une communauté tiv, des chrétiens pour la plupart.
Selon le porte-parole, personne n'a été arrêté à la suite de l'affrontement qui s'est déroulé à Yogbo, près de la frontière avec l'Etat de Nassarawa. Les attaquants "ont incendié des maisons et, quand les gens ont fui, ils les ont attaqués. Des policiers anti-émeutes et des observateurs militaires ont été ensuite déployés dans la zone".
CONFLIT SUR L'ACCÈS À LA TERRE
Selon lui, il est difficile d'évaluer le nombre d'assaillants, l'attaque ayant eu lieu dans la nuit. Des centaine d'agriculteurs tiv ont fui leur village, selon les médias locaux. Le conflit, qui concerne essentiellement l'accès aux terres, a violemment opposé à de nombreuses reprises dans le passé des éleveurs fulani à des Tiv, des cultivateurs. Des tentatives ont été faites pour règler le différend mais elles ont échoué.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 160 millions d'habitants, compte environ 250 ethnies et des violences intercommunautaires se produisent régulièrement. Le pays est aussi divisé entre un nord à majorité musulmane et un sud à dominante chrétienne.

Le Monde.fr avec AFP
© Copyright Le Monde

Discours de Dakar : Hollande a fait mieux que Sarkozy !

(Courrier International 18/10/2012)
L'Afrique était suspendue à ses lèvres le 12 octobre, dans l'espoir que François Hollande dissipe le malentendu du discours de Nicolas Sarkozy en 2007. Le président français semble avoir réussi. Cet éditorialiste dakarois salue la teneur du discours, mais demande vite du concret.
Le Président français est venu. Il a parlé et a séduit. Après les mots, on attend les actes pour que le discours de Dakar 2012 ne soit pas seulement des vœux pieux.
Il a fait fort. Il a vraiment fait fort François Hollande. Son discours, dès l’entame, a mis à l’aise tous les Africains. En martelant dans son adresse à l’Assemblée nationale du Sénégal que "par deux fois au cours du siècle dernier, le sang africain a été versé pour la liberté du monde", le président français ne pouvait pas mieux articuler le rôle joué par les valeureux fils de cette terre africaine dans l’évolution du monde. Et vlan pour Sarkozy !
Quant au débat sémantique entre "un discours qui efface un précédent" et "écrire une nouvelle page avec l’Afrique", il pourra toujours attendre. Car dans le contenu, l’allocution de François Hollande prend tout simplement le contrepied du discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar au mois de juillet 2007. L’Afrique attendait cela depuis longtemps. Une attente comblée bien au-delà des espérances. Avec le ton de circonstance qui sied. Il suffisait de faire un tour sur la toile mondiale et de suivre certaines radios étrangères pour entendre les différentes réactions d’approbation.
Pour peu, tout ce beau monde aurait scandé "Hollande l’Afri­cain". Pourtant, rien d’étonnant à ce discours. Ce que le président français a soutenu devant l’Assemblée nationale du Sénégal est tout ce qu’il y a de plus vrai. C’est dire le contraire qui consisterait à travestir l’histoire. Pour un président normal, il n’était nullement question de faire preuve de mauvaise foi. Cependant, si les mots ont été bien choisis, les phrases bien agencées et les idées bien articulées, tout ceci reste un discours. Un beau discours certes, mais un discours. Ce qui est important, c’est de le traduire en actes. Les déclarations de bonnes intentions, le Sénégal, l’Afrique n’a de cesse de les entendre.
Les années passent, la même rengaine est toujours de mise. Mais dans la pratique, la realpolitik, les intérêts géostratégiques reprennent vite le dessus, reléguant au second plan les grands principes. Si la France dans tout ce qu’il y a de plus officielle avait offensé l’Afrique, François Hollande a réparé ce tort et a fait plus en réhabilitant le rôle historique des Africains. Maintenant pour le reste, les Africains attendent de voir s’il y a plus de considération, plus de respect surtout dans l’octroi des visas ; si vraiment la Françafrique n’aura plus sa raison d’être… Si vraiment la France va traiter les pays d’Afrique en Etat souverain. Il faut aussi pour cela que les différents responsables africains évitent de se laisser écraser, de se dicter une conduite, une politique. Ça c’est une autre paire de manches.

Le Quotidien
Mamadou Biaye
© Copyright Courrier International

Burkina-Niger : le choix de la raison !

(Sidwaya 18/10/2012)
Un différend frontalier oppose le Burkina Faso et la République sœur du Niger. Ces deux Etats, tous colonisés par la France, se disputent la paternité de localités dans la zone de l’Est du Burkina. Dans cette zone, Burkinabè et Nigériens vivent ensemble, sur le terrain, ignorant les questions de frontières, allant et revenant de part et d’autre, partageant parfois les mêmes infrastructures sanitaires, se mariant même entre eux… Signe d’une intégration parfaite entre les peuples, sur le terrain. Mais, des Etats responsables peuvent-ils se contenter de vivre, de façon informelle, sans se soucier des limites territoriales, même virtuelles, qui les séparent ? Comme on le dit et à l’image d’un mariage où tout se passe bien, tant qu’il n’y a pas de problème, l’on peut aussi dire qu’aux frontières, les populations peuvent se fréquenter, vivre ensemble, tant que tout se passe bien.
Certains pourraient se demander si c’était utile de se tirailler pour de pauvres portions de terrains. Mais, mieux vaut toujours prévenir, car, en cas de difficultés, de frictions, la gestion des crises devient difficile. C’est pour cela qu’il est bon que l’on sache exactement quelles sont les limites de chaque Etat. Même si cela ne doit pas fouler aux pieds les idéaux de fraternité et d’intégration.
Ce qui est important à saluer dans la façon dont ce différend entre le Burkina Faso et la République du Niger a été conduit, c’est la méthode choisie. Un choix de raison. En effet, les deux Etats ont décidé, unanimement, de faire recours à la justice, en allant à la Cour internationale de justice. Ainsi, de manière respectueuse, sans discours va-t-en guerre, les deux parties se sont engagées de s’en tenir à la décision de justice. Les propos des autorités, de part et d’autre, le prouvent. En témoignent les propos du ministre burkinabè de la Communication, Alain Edouard Traoré : « Ce qu’il faut retenir de fondamental, c’est la volonté des deux pays à se défendre dans un climat apaisé pour que la Cour internationale de justice puisse trancher ce litige définitivement.
Nous avons de bonnes relations et nous pensons que ce litige ne doit pas nous perturber. Avec un tel esprit, il y a une certaine bonne foi qui se manifeste de part et d’autre ». Et le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur, Mohamed Bazoum, de rassurer aussi en ces termes : « Nos autorités ont, par moment pensé qu’elles s’étaient entendues et puis cela a été mis en cause. De guerre lasse, nous avons décidé, depuis 2009, de saisir la Cour internationale de justice. Elle va rendre un verdict qui sera accepté et par le Burkina et par le Niger, quel qu’il soit. Cela rendra notre relation encore plus facile, qu’elle ne l’a été jusqu’à présent ».
Tout cela est le signe d’un pas en avant pour les pays africains. Les uns et les autres ont compris qu’il n’y a pas lieu de prendre des armes pour se combattre, pour des territoires, quelles que soient leurs richesses. Si cela arrivait en Afrique, ce serait une occasion de plus pour pointer du doigt les Africains. Ce choix est d’autant plus responsable et à encourager, quand on sait que des questions de frontières ont très vite provoqué des conflits, voire des guerres entre pays amis et voisins. Le Burkina Faso et le Mali, dans leur histoire, en savent quelque chose (…) Et des exemples de crises contemporaines, dûs aux problèmes de territoires, existent à travers le monde. Il y a le cas des crises entre le Japon et la Chine, l’Argentine et l’Angleterre, l’Espagne et le Maroc…
Il y a lieu donc d’accompagner le processus engagé entre les autorités burkinabè et nigériennes. Les deux pays, on se souvient, ont, le 20 juillet 2010, saisi conjointement la Cour internationale de justice (CIJ) d’un différend frontalier les opposant. Ainsi, par lettre conjointe datée du 12 mai 2010 et déposée au greffe, le 20 juillet 2010, les deux Etats ont notifié à la Cour, un compromis signé le 24 février 2009 à Niamey et entré en vigueur le 20 novembre 2009. Aux termes de l’article premier de ce compromis, les parties ont convenu de soumettre leur différend frontalier à la Cour et de procéder, chacune, à la désignation d’un juge ad hoc.
Selon les termes de l’entente, la Cour est priée de déterminer le tracé de la frontière entre les deux pays dans le secteur allant de la borne astronomique de Tong–Tong (Latitude : 14° 25’ 04" N/Longitude 00° 12’ 47" E) au début de la boucle de Botou (Latitude 12° 36’ 18" N/Longitude 01° 52’ 07" E) ; de donner acte aux parties de leur entente sur les résultats des travaux de la Commission technique mixte d’abornement de la frontière Burkina Faso-Niger en ce qui concerne les secteurs suivants : le secteur allant des hauteurs du N’Gourma à la borne astronomique de Tong-Tong et le secteur allant du début de la boucle de Botou jusqu’à la Rivière Mékrou.
Les politiques se sont entendus. Les populations sur le terrain vivent en parfaite harmonie. La balle est donc dans le camp de la Cour internationale de justice. Pour trancher, une bonne fois pour toute, ce différend qui n’a que trop duré.

Ali TRAORE (traore_ali2005@yahoo.fr)
© Copyright Sidwaya

Mozambique : inauguration du nouveau terminal de l'Aéroport international de Maputo

(CRI 18/10/2012)
Le président mozambicain Armando Guebuza (au premier plan) participe à l'inauguration du nouveau terminal dédié aux vols intérieurs de l'Aéroport international de Maputo, au Mozambique, le 17 octobre 2012.
Le terminal a été construit par la société chinoise Anhui Foreign Economic Construction Group Co. Ltd. Il s'inscrit dans la seconde phase de construction et d'expansion de cet aéroport, dont le coût est d'environ 36 millions de dollars.

2012-10-18 00:23:46 xinhua
© Copyright CRI

Le Mali va récuperer ses armes

(BBC Afrique 18/10/2012)
Les armes du Mali bloquées en Guinée vont désormais pouvoir être livrées à Bamako, selon le ministre guinéen de la Defense.
Abdoul Kabele Camara a confirmé que la cargaison d’armes à destination du Mali avait été débloquée après une enquête des experts de la Cédéao, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l'Ouest.
Les armes n’ont pas encore pris la direction du Mali, mais le principe de leur livraison est acquis.
Il reste maintenant à organiser le transport avec l’Etat malien, et d’obtenir des garanties sur la destination des armes.
Elles avaient été interceptées dans le port de Conakry en août dernier.
La cargaison avait été commandée par l’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré, chassé en mars par un coup d’Etat, suivi de la prise de contrôle du nord du Mali par des groupes islamistes.
Les autorités guinéennes avaient bloqué les armes, craignant qu’elles ne tombent entre les mains des putschistes emmenés par le capitaine Sanogo.
Les putschistes se sont depuis mis en retrait, laissant la place à un président de transition, Diouncounda Traoré, et une Premier ministre, Cheick Modibo Diarra.

© Copyright BBC Afrique

Sénégal - Démission du vice-président de la Fédération sénégalaise de football suite au match contre la Côte d'Ivoire

(CRI 18§10§2012)
Le premier vice-président de la Fédération sénégalaise de Football (FSF), Louis Lamotte, a démissionné mercredi de l'instance dirigeante du football après les incidents ayant émaillé samedi la rencontre Sénégal-Côte d'Ivoire comptant pour les éliminatoires de la CAN 2013, rapporte mercredi l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"Je ne peux pas me dédouaner de ce s'est passé samedi en tant que coordonnateur de la rencontre. Donc j'ai décidé d'en tirer les conclusions et de démissionner", a-t-il déclaré.
La rencontre Sénégal-Côte d'Ivoire avait été arrêté à la 71e minute alors que les Ivoiriens, vainqueurs à l'aller (4-2), venaient de marquer un deuxième but et que des supporters sénégalais en colère avaient allumé des feux et lancé des projectiles sur l'aire de jeu.
L'élimination des Sénégalais de la CAN 2013 a été confirmée mardi par la Confédération Africaine de Football (CAF) en attendant les sanctions qui vont frapper le Sénégal.

2012-10-18 06:25:36 xinhua
© Copyright CRI

Guinée: Surveillance aux frontières pour traquer les trafiquants de drogue

(Afrique en ligne 18/10/2012)
Conakry, Guinée - Le gouvernement guinéen s’engage à établir une coopération entre les différents corps des forces de l’ordre, postés aux frontières terrestres et dans les aéroports en vue de lutter contre le trafic des drogues, a révélé mardi le ministre de la Sécurité, de la Protection civile et de la Réforme du secteur de la sécurité, Mouramani Cissé. M. Cissé, qui s’exprimait au cours d’un point de presse, tenu en marge de l’ouverture d’un séminaire régional sur la lutte contre le trafic de la cocaïne en Afrique de l’Ouest, organisé conjointement par les gouvernements guinéen et français, a martelé que «la vente et la consommation de drogue constituent un crime à combattre».
A cet égard, il a dit qu’une cellule de lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue a été constituée et qui, au-delà de cette mission, veille sur l’origine de fonds rapatriés par les Guinéens de l’étranger en vue de désarticuler le système économique et financier des trafiquants.
Pour sa part, le général de corps d’Armée, Bruno Clément-Bollée, directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère français des Affaires étrangères, a indiqué qu’il existe en Guinée une volonté politique de marquer des responsabilités aussi à l’international pour faire bien comprendre que c’est ensemble qu’on arrivera.
Il a avertit que si la Guinée s’y met toute seule, sa détermination pourrait être atteinte dans la lutte contre le trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest.
Le général français a affirmé que depuis que certains résultats ont été obtenus dans la lutte contre le trafic des drogues, les dealers, venant de l’Amérique du Nord et latine, se sont orientés vers l’Afrique de l’Ouest qui, selon lui, est devenue une zone de transit, puis de consommation qui est synonyme de criminalité.
«Les dernières statistiques révèlent que près de 2,1 millions de consommateurs de cocaïne se trouvent dans la région», a-t-il déclaré.
La réunion de deux jours regroupe des experts du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo.
Ceux-ci débattront de plusieurs thèmes, notamment les problématiques locales, le renforcement structurel du dispositif de lutte contre le trafic de cocaïne, le renforcement des capacités des services spécialisés, ainsi que l’amélioration de la coopération régionale et internationale.
Le trafic de drogue grandissant, notamment en 20 et 40 tonnes de cocaïne en Afrique de l’Ouest chaque année, selon les statistiques, le ministère français des Affaires étrangères a mis en place un programme d’Appui à la lutte contre le trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest (ALCAO), maitre-d’œuvre de la réunion.
Doté d’un budget de 1,6 million d’euros, ALCAO est financé par le Fonds de solidarité prioritaire du ministère des Affaires étrangères, il apporte un soutien aux sept pays pour des actions dans les domaines de la justice, des douanes et de la sécurité intérieure.
ALCAO prévoit d’appuyer la création de structures de lutte contre le blanchiment, de saisie des avoirs criminels et de gestion des biens confisqués.
Il vise également à renforcer les capacités des services d’enquête et à soutenir la coopération régionale et internationale contre le trafic de drogue.

Pana 17/10/2012
© Copyright Afrique en ligne

mardi 16 octobre 2012

R.D.C. - Le corps-à-corps de Kinshasa

(L'Express 16/10/2012)

Deux boxeurs peuvent se défier rudement à l’heure de la pesée, s’invectiver le jour J dans le secret des vestiaires, puis, sur le ring, retenir crochets et uppercuts. Scénario illustré par l’empoignade trop attendue entre François Hollande et Joseph Kabila à Kinshasa, théâtre samedi du 14e Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Quatre jours auparavant, le locataire de l’Elysée avait fustigé les dérives autocratiques du boss de « Kin ». Hier matin, il a croisé les gants avec son hôte lors d’un tête-à-tête « franc et direct ».
Formule appliquée, dans la novlangue diplomatique, aux échanges rugueux. A en croire son entourage, le successeur de Nicolas Sarkozy aurait ainsi exigé, dix jours avant le procès en appel des huit policiers incriminés, que soient dûment jugés et punis les meurtriers Floribert Chebeya ; avant d’inaugurer, un peu plus tard, au sein du Centre culturel français, une médiathèque dédiée au militant des droits de l’homme assassiné en juin 2010. Comme annoncé, Hollande conversera ensuite avec des émissaires de l’opposition parlementaire, une délégation de la société civile puis, le soir venu, le vieil insoumis Etienne Tshisekedi. Celui-là même qui revendique la dignité de « président élu » depuis novembre 2011, date d’un scrutin entaché par des fraudes grossières.
Lors de la cérémonie d’ouverture, chacun des deux pugilistes s’est donc borné à réciter ses gammes. Même si c’est à contre-emploi que Kabila entonna un refrain à la gloire de la tolérance, de l’Etat de droit et de la démocratie. Moins dissonante aura été sa sortie sur la « guerre injuste imposée [au Nord-Kivu] par des forces négatives à la solde d’intérêts extérieurs ». Entendez la rébellion des mutins du M23, épaulée quoiqu’en dise Kigali par le Rwanda. Y penser toujours, n’en parler jamais… Si le pays des Mille collines fut à peine cité, l’ombre de son maître absolu Paul Kagamé flotta sur le huis-clos des chefs d’Etat. Et l’on doit à l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, d’avoir évoqué, publiquement cette fois, le calvaire des civils broyés entre les insurgés et l’armée dite régulière aux confins orientaux de l’ex-Zaïre.
On ne saurait taire, pour conclure, l’étrange couac qui assombrit l’épilogue du sommet kinois. A savoir l’admission directe, au titre de « membre associé » de l’OIF, de Sa Majesté le Qatar, fief francophone bien connu, dispensé de passer par la case « observateur », antichambre où patientent les candidats ordinaires. Cet insolite privilège a bien sûr alimenté de vifs débats. Mais l’intense lobbying de l’émirat, notamment auprès de partenaires africains tels que la Guinée ou Djibouti, finira par… payer. Et tant pis si Doha finance en Afrique de l’Ouest des écoles coraniques qui tendent à supplanter les établissements où se cultive la langue de Molière et d’Aimé Césaire. Tant pis si de généreux donateurs qataris choient au Nord-Mali telle faction salafiste, dont on dénonça par ailleurs les exactions barbares.
Diouf réclame non sans raison pour l’Afrique « la place qui lui revient de droit » au sein d’instances telles que le Conseil de sécurité de l’Onu, le FMI ou la Banque mondiale. Il vilipende à juste titre le « deux poids deux mesures » dont pâtit le continent dans l’arène planétaire, comme le diktat des « intérêts commerciaux et stratégiques ». Pourquoi dès lors gratifier le puissant Qatar d’un statut qui, à l’évidence, ne lui revient pas ? L’argument selon lequel la principauté des al-Thani accueille sur son sol maints expatriés hexagonaux a quelque chose de cocasse. A ce compte-là, bienvenue à l’Angleterre, à l’Allemagne et à l’Australie… Histoire de gagner du temps, on suggèrera ici d’attribuer sans délai au nouveau-venu le fauteuil de secrétaire perpétuel de l’Académie Française, voire de lui confier les commandes de la Fédération internationale de ski.

le 14 octobre 2012 0H36
par
Vincent Hugeux
© Copyright L'Express

Cameroun : à vendre Camtel, Sodecoton, SCDP et CDC

(Agence Ecofin 16/10/2012)

L’information est publiée dans les colonnes de la dernière édition de l’hebdomadaire Repères. Le vice-président de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (Ccima), Ekoko Mukete, présentant le climat des affaires du Cameroun le 4 octobre dernier aux investisseurs sud-africains, a affirmé que certaines entreprises parapubliques sont à vendre.
« Vous avez par exemple la Cdc (Cameroon Development Corporation, ndlr) qui produit de la banane et que l’Etat voudrait vendre à 64 millions de dollars. L’agriculture emploie 70% de notre main d’œuvre et 22% de notre Pib vient de là. Le sol camerounais est fertile. Lorsque vous y mettez de la banane, vous avez 14 mois pour la récolter. Avec votre technologie, ce sera plus facile. Vous avez aussi la Scdp (société camerounaise de dépôts pétroliers, ndlr) que l’Etat cède à 14 millions de dollars. Il y a également la Sodecoton détenu par l’Etat à plus de 70%. L’entreprise de téléphonie Camtel est aussi à vendre. Vous pouvez prévoir 120 millions de dollars américain », expliquait-il.
Il a présenté la corruption comme seul obstacle à l’investissement au Cameroun, tout en invitant les sud-africains de ne pas se décourager par cela, car le pays est engagé dans la lutte contre ce fléau. « L’Etat a mis sur pied un organe de lutte contre la corruption. Le Cameroun compte 32 types de minerais pendant que Douala flotte sur du gaz. Les présences de Mtn et de Tiger Brand qui a acquis Chococam à 75% sont à cet égard édifiantes. Les responsables de ces entreprises peuvent vous donner une idée précise de notre climat des affaires et je crois que vous serez satisfaits », explique Ekoko Mukete.
D’après les informations disponibles sur son site web, la Scdp est une société anonyme à participation publique est créée en 1979 pour faire face aux problèmes d'approvisionnement en hydrocarbures au Cameroun. Son capital s'élève à 3,5 milliards de francs CFA et est détenu à 51% par l’Etat camerounais et à 49% par des partenaires étrangers tels que Total ou encore Oil Libya.
Créée en 1974, la Sodecoton est une entreprise au capital de 5,4 milliards de FCfa. Ce capital est détenu à 59% par l’Etat du Cameroun, 30% par Geocoton, une entreprise française et 10% par Smic, une société d’actionnaires constitués par des privés camerounais.
La Cdc, quant à elle, est un complexe agro-industriel de production, de transformation et de commercialisation des cultures d'exportation. Ses principaux produits sont la banane, les produits semi-finis en caoutchouc, ou encore l’huile de palme et de palmiste. La CDC est une société parapublique qui s’étend sur quatre régions: le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, l’Ouest et le Littoral.
Selon les informations recueillies sur son site web, ses plantations couvrent une superficie totale d'environ 41000 hectares de terres, dont 38000 hectares de production. La CDC compte un effectif de plus de 15700 employés, y compris les travailleurs temporaires. Ce qui fait de cette société le deuxième employeur du Cameroun, après l’Etat.
La Cameroon telecommunications (Camtel), elle, est une entreprise parapublique. Elle offre les services de téléphonie mobile avec CT Phone, la téléphonie fixe et les services Internet. En décembre 2011, dans une interview accordée à TIC Mag, son directeur général, David Nkoto Emane, déclarait que Camtel valait 500 milliards de francs Cfa. « Ce que j’ai toujours dit, c’est que pour vendre Camtel, il faut d’abord améliorer l’infrastructure, notamment les réseaux. Ce qui est fait aujourd’hui. En tant que directeur général, vous comprenez bien que je préfère être directeur général d’une société d’Etat qu’être directeur général d’une société privée », affirmait-il.

Beaugas-Orain Djoyum
© Copyright Agence Ecofin