(Le Temps.ch 28/01/2011)
DAVOS — Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté vendredi à Davos le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, à "respecter la volonté" du peuple qui a choisi son rival Alassane Ouattara lors de la présidentielle de novembre.
"J'appelle une nouvelle fois le camp de Gbagbo à respecter entièrement la volonté du peuple ivoirien", a déclaré M. Ban lors d'une conférence de presse au cours du Forum économique mondial qui se déroule dans l'est des Alpes suisses.
Selon l'ONU, les violences nées de la crise entre les deux présidents ivoiriens auto-proclamés a fait depuis la mi-décembre 271 morts.
Alassane Ouattara a été reconnu président par la quasi-totalité de la communauté internationale.
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vendredi 28 janvier 2011
Gabon -Nouvelles tensions après la dissolution du principal parti d'opposition
(20 minutes 28/01/2011)
Les autorités gabonaises ont dissous mercredi le principal parti de l'opposition, l'Union nationale, a annoncé le ministère gabonais de l'Intérieur. L'un de ses dirigeants a été accusé de trahison pour s'être proclamé président lors d'une cérémonie d'investiture devant ses partisans. Cet évènement marque une escalade de la tension au Gabon depuis qu'Ali Bongo Odimba a succédé à son père Omar en 2009, au terme d'une élection contestée. Le secrétaire exécutif de l'Union nationale, André Mba Obamé, affirme avoir remporté le scrutin et s'est proclamé président mardi soir.
© Copyright 20 minutes
Les autorités gabonaises ont dissous mercredi le principal parti de l'opposition, l'Union nationale, a annoncé le ministère gabonais de l'Intérieur. L'un de ses dirigeants a été accusé de trahison pour s'être proclamé président lors d'une cérémonie d'investiture devant ses partisans. Cet évènement marque une escalade de la tension au Gabon depuis qu'Ali Bongo Odimba a succédé à son père Omar en 2009, au terme d'une élection contestée. Le secrétaire exécutif de l'Union nationale, André Mba Obamé, affirme avoir remporté le scrutin et s'est proclamé président mardi soir.
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Sénégal -Brussels Airlines fâchée contre le Sénégal
(Air Journal 28/01/2011)
Le torchon brûle entre la Belgique et le Sénégal, après que ce dernier ait interdit à la compagnie aérienne Brussels Airlines de continuer ses trois dessertes au départ de Dakar.
Depuis le début janvier 2011, Brussels Airlines ne peut plus desservir Conakry en Guinée, Banjul en Gambie et Freetown en Sierra Leone au départ de Dakar, suite à l’interdiction faite par les autorités sénégalaises. La filiale belge de Lufthansa a bien essayé d’obtenir des informations, notamment auprès de Karim Wade, nouveau ministre des transports et fils du président sénégalais, mais sans succès, forçant les diplomates à se mêler à la partie. On parle désormais de rappel d’ambassadeurs.
Geert Sciot, responsable de la communication à Brussels Airlines, avait rappelé suite à l’interdiction que la compagnie avait les droits d’opérer des vols vers Dakar avec continuation vers un autre pays d’Afrique de l’Ouest, des droits négociés entre les deux états.
Tous les regards se sont bien évidemment tournés vers la nouvelle compagnie Senegal Airlines, dont l’état est actionnaire et qui a effectué ses premiers vols le 25 janvier. Or Conakry et Banjul font justement partie des destinations desservies par la compagnie sénégalaise…
© Copyright Air Journal
Le torchon brûle entre la Belgique et le Sénégal, après que ce dernier ait interdit à la compagnie aérienne Brussels Airlines de continuer ses trois dessertes au départ de Dakar.
Depuis le début janvier 2011, Brussels Airlines ne peut plus desservir Conakry en Guinée, Banjul en Gambie et Freetown en Sierra Leone au départ de Dakar, suite à l’interdiction faite par les autorités sénégalaises. La filiale belge de Lufthansa a bien essayé d’obtenir des informations, notamment auprès de Karim Wade, nouveau ministre des transports et fils du président sénégalais, mais sans succès, forçant les diplomates à se mêler à la partie. On parle désormais de rappel d’ambassadeurs.
Geert Sciot, responsable de la communication à Brussels Airlines, avait rappelé suite à l’interdiction que la compagnie avait les droits d’opérer des vols vers Dakar avec continuation vers un autre pays d’Afrique de l’Ouest, des droits négociés entre les deux états.
Tous les regards se sont bien évidemment tournés vers la nouvelle compagnie Senegal Airlines, dont l’état est actionnaire et qui a effectué ses premiers vols le 25 janvier. Or Conakry et Banjul font justement partie des destinations desservies par la compagnie sénégalaise…
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Afrique du Sud -Nelson Mandela, 92 ans, «très malade, mais pas en danger»
(Le Parisien 28/01/2011)
L'ancien président sud-africain Nelson Mandela est hopitalisé depuis mercredi dans une clinique de Johannesburg. «Le vieil homme est très malade mais il n'est pas en danger» de mort, selon une source proche du héros de la lutte anti-apartheid, sous couvert d'anonymat. «Il n'est toujours pas rétabli mais nous nous attendons à ce qu'il sorte demain (vendredi) de l'hôpital», a ajouté jeudi soir la même source.
Aucune information officielle sur l'état de santé de M. Mandela, 92 ans, n'a filtré depuis un communiqué de la Fondation qui gère ses oeuvres caritatives et son nom, mercredi, affirmant qu'il avait été hospitalisé à Johannesburg pour des «examens de routine». «Il n'est pas en danger et il a un bon moral», a assuré sa fondation dans un court communiqué mercredi après-midi. Depuis, aucune information n'a filtré sur l'état de santé du Nobel de la paix, qui a passé la nuit dans l'établissement.
«Madiba a 92 ans et n'est plus un jeune homme (...) On s'occupe bien de lui à l'hôpital», a pour sa part assuré l'ANC, l'ancien mouvement de lutte contre l'apartheid, au pouvoir depuis 1994. «Nous appelons tous les Sud-Africains à rester calmes et à ne pas céder à la panique, parce qu'il n'y a aucune raison de le faire», a ajouté l'ANC.
Selon le quotidien The Star, Nelson Mandela a été examiné par un pneumologue, le spécialiste Michael Plit. Jeudi matin, la police contrôlait strictement les accès de l'hôpital, devant lequel de nombreux journalistes étaient rassemblés dans l'attente de nouvelles de l'icône mondiale.
«Il s'est battu pour notre liberté et nous lui en sommes reconnaissants»
Son ex-femme, Winnie Madikizela-Mandela, est arrivée en fin de matinée à son chevet. L'ancienne pasionaria de la lutte anti-apartheid, séparée de son époux depuis 1992, n'a fait aucun commentaire. Un peu plus tôt, l'assistante personnelle de Nelson Mandela, Zelda La Grange, et la fille de sa troisième épouse Graça Machel, Josina, étaient entrées dans le bâtiment sous l'escorte de gardes du corps. La veille, plusieurs membres de sa famille s'étaient déjà pressés auprès de «Tata (grand-père) Madiba»(son nom de clan devenu surnom affectueux).
«Madiba, nous t'aimons», proclamait une large banderole affichée à la fenêtre d'une école voisine de l'hôpital. Des dessins colorés d'enfants et des messages lui souhaitant un bon rétablissement étaient accrochés à la clôture.
«C'est très important de soutenir l'ancien président parce qu'il a obtenu des changements énormes pour notre génération», a affirmé Ntho Molena, une lycéenne de 16 ans. «Il s'est battu pour notre liberté et nous lui en sommes reconnaissants», a ajouté la jeune fille.
Emprisonné durant 27 ans
Celui qui fut le premier président noir d'Afrique du Sud (1994-1999) a passé 27 ans dans les geôles du régime ségrégationniste blanc, avant de prôner une réconciliation qui lui a gagné le coeur de tous ses compatriotes. Depuis son retrait de la vie politique en 2001, ses apparitions publiques se sont raréfiées. Très frêle, il a tout de même assisté à la cérémonie de clôture du Mondial 2010 de football, le 11 juillet 2010, à Johannesburg.
En octobre, un ouvrage compilant des documents personnels de Nelson Mandela, intitulé «Conversations avec moi-même» a été publié dans une vingtaine de pays, mais le nonagénaire n'a pas participé à la campagne promotionnelle. Un mois plus tard, sa fondation a exhorté ses admirateurs à ne plus tenter de le contacter. Sur internet, les messages de solidarité affluaient. «Seigneur, protège Mandela, le monde n'est pas prêt à le perdre», pouvait-on lire sur Twitter.
© Copyright Le Parisien
L'ancien président sud-africain Nelson Mandela est hopitalisé depuis mercredi dans une clinique de Johannesburg. «Le vieil homme est très malade mais il n'est pas en danger» de mort, selon une source proche du héros de la lutte anti-apartheid, sous couvert d'anonymat. «Il n'est toujours pas rétabli mais nous nous attendons à ce qu'il sorte demain (vendredi) de l'hôpital», a ajouté jeudi soir la même source.
Aucune information officielle sur l'état de santé de M. Mandela, 92 ans, n'a filtré depuis un communiqué de la Fondation qui gère ses oeuvres caritatives et son nom, mercredi, affirmant qu'il avait été hospitalisé à Johannesburg pour des «examens de routine». «Il n'est pas en danger et il a un bon moral», a assuré sa fondation dans un court communiqué mercredi après-midi. Depuis, aucune information n'a filtré sur l'état de santé du Nobel de la paix, qui a passé la nuit dans l'établissement.
«Madiba a 92 ans et n'est plus un jeune homme (...) On s'occupe bien de lui à l'hôpital», a pour sa part assuré l'ANC, l'ancien mouvement de lutte contre l'apartheid, au pouvoir depuis 1994. «Nous appelons tous les Sud-Africains à rester calmes et à ne pas céder à la panique, parce qu'il n'y a aucune raison de le faire», a ajouté l'ANC.
Selon le quotidien The Star, Nelson Mandela a été examiné par un pneumologue, le spécialiste Michael Plit. Jeudi matin, la police contrôlait strictement les accès de l'hôpital, devant lequel de nombreux journalistes étaient rassemblés dans l'attente de nouvelles de l'icône mondiale.
«Il s'est battu pour notre liberté et nous lui en sommes reconnaissants»
Son ex-femme, Winnie Madikizela-Mandela, est arrivée en fin de matinée à son chevet. L'ancienne pasionaria de la lutte anti-apartheid, séparée de son époux depuis 1992, n'a fait aucun commentaire. Un peu plus tôt, l'assistante personnelle de Nelson Mandela, Zelda La Grange, et la fille de sa troisième épouse Graça Machel, Josina, étaient entrées dans le bâtiment sous l'escorte de gardes du corps. La veille, plusieurs membres de sa famille s'étaient déjà pressés auprès de «Tata (grand-père) Madiba»(son nom de clan devenu surnom affectueux).
«Madiba, nous t'aimons», proclamait une large banderole affichée à la fenêtre d'une école voisine de l'hôpital. Des dessins colorés d'enfants et des messages lui souhaitant un bon rétablissement étaient accrochés à la clôture.
«C'est très important de soutenir l'ancien président parce qu'il a obtenu des changements énormes pour notre génération», a affirmé Ntho Molena, une lycéenne de 16 ans. «Il s'est battu pour notre liberté et nous lui en sommes reconnaissants», a ajouté la jeune fille.
Emprisonné durant 27 ans
Celui qui fut le premier président noir d'Afrique du Sud (1994-1999) a passé 27 ans dans les geôles du régime ségrégationniste blanc, avant de prôner une réconciliation qui lui a gagné le coeur de tous ses compatriotes. Depuis son retrait de la vie politique en 2001, ses apparitions publiques se sont raréfiées. Très frêle, il a tout de même assisté à la cérémonie de clôture du Mondial 2010 de football, le 11 juillet 2010, à Johannesburg.
En octobre, un ouvrage compilant des documents personnels de Nelson Mandela, intitulé «Conversations avec moi-même» a été publié dans une vingtaine de pays, mais le nonagénaire n'a pas participé à la campagne promotionnelle. Un mois plus tard, sa fondation a exhorté ses admirateurs à ne plus tenter de le contacter. Sur internet, les messages de solidarité affluaient. «Seigneur, protège Mandela, le monde n'est pas prêt à le perdre», pouvait-on lire sur Twitter.
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Gabon -L’opposant André Mba Obame s’autoproclame Président du Gabon !
(Les Afriques 28/01/2011)
Jeudi 27 janvier, les partisans de l'opposant André Mba Obame, secrétaire général du Parti Union Nationale, venus manifester, ont de nouveau été dispersés par la police à Libreville. Leur leader, réfugié au sein du siège du PNUD, s’est autoproclamé président de la république du Gabon.
Le scénario du long contentieux postélectoral de 2009 semble loin d’être terminé au Gabon. André Mba Obame, un opposant au camp présidentiel réfute toujours les résultats de la présidentielle qui avait donné Ali Bongo vainqueur en octobre 2009 avec 41,79% des voix suivi de Pierre Mamboundou (25,66%) et Mba Obame (25,33%). Pour mémoire, des violences avaient alors fait plusieurs morts (3 morts d’après le pouvoir, et au moins 5 selon l'opposition), en septembre à Port-Gentil.
Profitant de la vague de remous qui secoue le continent (révolution du jasmin, situation en Côte d’Ivoire, révoltes en Egypte), Mba Obame a prononcé, mardi 25 janvier, un serment d’investiture au siège de son parti avant de former son gouvernement. Pour sceller son action, il a alors déclaré sur la chaine de télévision TV+ que : « Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une Cour constitutionnelle aux ordres ».
La réaction du pouvoir en place ne s’est pas fait attendre. Accusé de haute trahison, l’opposant a été pourchassé. C’est de justesse qu’il s’est retranché dans les locaux du PNUD à Libreville avec quelques membres de son parti. Aussi, la dissolution de son parti, l’Union nationale a immédiatement été décidée dans la soirée. Jean François Ndongou, ministre de l’intérieur l’a confirmé mercredi 26 janvier. Les manifestants, qui campaient depuis au siège du PNUD ont été dispersés, et le personnel a même vidé les lieux pour éviter d’éventuelles représailles.
Quoi qu’il en soit sa télévision a été suspendue pour 3 mois, et le pouvoir en place menacent de radier de la fonction publique André Mba Obame et ses lieutenants, qui, dit-il, ne bénéfice plus de l’immunité parlementaire. Pourtant, en dépit de toutes ces mesures énergiques, le Conseil des ministres, présidé par Ali Bongo, à Tchibanga (sud-ouest), a semblé se désintéresser d’une contestation qualifiée de mineure.
Dans tous les cas, l’Union Africaine est pour le moins préoccupée par cette action qui intervient quelque 17 mois après l’élection présidentielle.
© Copyright Les Afriques
Jeudi 27 janvier, les partisans de l'opposant André Mba Obame, secrétaire général du Parti Union Nationale, venus manifester, ont de nouveau été dispersés par la police à Libreville. Leur leader, réfugié au sein du siège du PNUD, s’est autoproclamé président de la république du Gabon.
Le scénario du long contentieux postélectoral de 2009 semble loin d’être terminé au Gabon. André Mba Obame, un opposant au camp présidentiel réfute toujours les résultats de la présidentielle qui avait donné Ali Bongo vainqueur en octobre 2009 avec 41,79% des voix suivi de Pierre Mamboundou (25,66%) et Mba Obame (25,33%). Pour mémoire, des violences avaient alors fait plusieurs morts (3 morts d’après le pouvoir, et au moins 5 selon l'opposition), en septembre à Port-Gentil.
Profitant de la vague de remous qui secoue le continent (révolution du jasmin, situation en Côte d’Ivoire, révoltes en Egypte), Mba Obame a prononcé, mardi 25 janvier, un serment d’investiture au siège de son parti avant de former son gouvernement. Pour sceller son action, il a alors déclaré sur la chaine de télévision TV+ que : « Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une Cour constitutionnelle aux ordres ».
La réaction du pouvoir en place ne s’est pas fait attendre. Accusé de haute trahison, l’opposant a été pourchassé. C’est de justesse qu’il s’est retranché dans les locaux du PNUD à Libreville avec quelques membres de son parti. Aussi, la dissolution de son parti, l’Union nationale a immédiatement été décidée dans la soirée. Jean François Ndongou, ministre de l’intérieur l’a confirmé mercredi 26 janvier. Les manifestants, qui campaient depuis au siège du PNUD ont été dispersés, et le personnel a même vidé les lieux pour éviter d’éventuelles représailles.
Quoi qu’il en soit sa télévision a été suspendue pour 3 mois, et le pouvoir en place menacent de radier de la fonction publique André Mba Obame et ses lieutenants, qui, dit-il, ne bénéfice plus de l’immunité parlementaire. Pourtant, en dépit de toutes ces mesures énergiques, le Conseil des ministres, présidé par Ali Bongo, à Tchibanga (sud-ouest), a semblé se désintéresser d’une contestation qualifiée de mineure.
Dans tous les cas, l’Union Africaine est pour le moins préoccupée par cette action qui intervient quelque 17 mois après l’élection présidentielle.
© Copyright Les Afriques
Sénégal Airlines enfin dans les airs
(Le Griot 28/01/2011)
Tout avait commencé depuis le 7 Novembre 2009. A cette date, le ministre sénégalais des transports, Karim Wade, annonçait la création d’une nouvelle compagnie aérienne, Sénégal Airlines, en lieu et place d’Air Sénégal International (ASI) disparue au mois d’avril précédent. A voir l’engouement que cette nouvelle avait suscitée à l’époque, rien ne pouvait présager que cette entreprise viendrait à décoller. En effet, Sénégal Airlines n’a réalisé son premier vol commercial que ce mardi 25 janvier, un périple à destination de la capitale guinéenne, Conakry. Trois jours avant, samedi donc, un vol d’essai en partance pour Bamako au Mali avait été effectué avec à bord, pour promouvoir la jeune compagnie, des passagers exceptionnels dont le chef de l’état Abdoulaye Wade et quelques représentants de son gouvernement.
Avant cette heure de gloire, c’était la valse des reports pour le démarrage effectif de la compagnie, faute de moyens financiers suffisants. Aujourd’hui, tout cela est passé. Sénégal Airlines, qui détient un capital de 16 milliards de F CFA répartis entre le secteur privé (64%) et l’Etat (36%), est dans une très bonne dynamique. Elle a d’abord tenu sa promesse de réembaucher une partie du personnel de l’ASI (100 personnes), de qui elle s’est engagée à régler deux mois de salaires impayés. En outre, à sa flotte actuelle constituée de deux Airbus 320, Sénégal Airlines devrait y ajouter un troisième d’ici le mois de mars. Bref, la compagnie aérienne semble se donner les moyens d’atteindre ses objectifs, à savoir desservir les capitales ouest-africaines avant de pouvoir atteindre, l’année prochaine, d’autres continents. A cette allure, cela semble possible.
© Copyright Le Griot
Tout avait commencé depuis le 7 Novembre 2009. A cette date, le ministre sénégalais des transports, Karim Wade, annonçait la création d’une nouvelle compagnie aérienne, Sénégal Airlines, en lieu et place d’Air Sénégal International (ASI) disparue au mois d’avril précédent. A voir l’engouement que cette nouvelle avait suscitée à l’époque, rien ne pouvait présager que cette entreprise viendrait à décoller. En effet, Sénégal Airlines n’a réalisé son premier vol commercial que ce mardi 25 janvier, un périple à destination de la capitale guinéenne, Conakry. Trois jours avant, samedi donc, un vol d’essai en partance pour Bamako au Mali avait été effectué avec à bord, pour promouvoir la jeune compagnie, des passagers exceptionnels dont le chef de l’état Abdoulaye Wade et quelques représentants de son gouvernement.
Avant cette heure de gloire, c’était la valse des reports pour le démarrage effectif de la compagnie, faute de moyens financiers suffisants. Aujourd’hui, tout cela est passé. Sénégal Airlines, qui détient un capital de 16 milliards de F CFA répartis entre le secteur privé (64%) et l’Etat (36%), est dans une très bonne dynamique. Elle a d’abord tenu sa promesse de réembaucher une partie du personnel de l’ASI (100 personnes), de qui elle s’est engagée à régler deux mois de salaires impayés. En outre, à sa flotte actuelle constituée de deux Airbus 320, Sénégal Airlines devrait y ajouter un troisième d’ici le mois de mars. Bref, la compagnie aérienne semble se donner les moyens d’atteindre ses objectifs, à savoir desservir les capitales ouest-africaines avant de pouvoir atteindre, l’année prochaine, d’autres continents. A cette allure, cela semble possible.
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Rwanda -Bourse: Le Rwanda va lancer sa Bourse des valeurs
(Afrique en ligne 28/01/2011)
Le Rwanda se prépare à lancer vers la fin du mois de janvier sa première Bourse des valeurs qui va remplacer le système du marché financier existant et officiellement dénommé 'Rwanda Over-The-Counter (ROTC)' dans la perspective de faciliter la transaction des capitaux tout en maintenant la stabilité des prix, a-t-on appris mercredi de source officielle à Kigali.
'L'avantage du nouveau système est que les investisseurs disposeront de toute la latitude pour proposer individuellement l'achat ou la vente des actions sur le marché boursier', indique un communiqué officiel transmis à la PANA dans la capitale rwandaise.
'Contrairement au système archaïque qui concernait exclusivement les grandes entreprises dans le secteur des services, la Bourse rwandaise des valeurs permettra désormais aux particuliers d'échanger les valeurs mobilières, essentiellement des actions et des obligations', selon la même source
La Bourse du Rwanda sera la quatrième de l'Afrique de l'Est, après celles de Nairobi (NSE), d'Ouganda (USE) et de Dar es-Salaam (DES).
© Copyright Afrique en ligne
Le Rwanda se prépare à lancer vers la fin du mois de janvier sa première Bourse des valeurs qui va remplacer le système du marché financier existant et officiellement dénommé 'Rwanda Over-The-Counter (ROTC)' dans la perspective de faciliter la transaction des capitaux tout en maintenant la stabilité des prix, a-t-on appris mercredi de source officielle à Kigali.
'L'avantage du nouveau système est que les investisseurs disposeront de toute la latitude pour proposer individuellement l'achat ou la vente des actions sur le marché boursier', indique un communiqué officiel transmis à la PANA dans la capitale rwandaise.
'Contrairement au système archaïque qui concernait exclusivement les grandes entreprises dans le secteur des services, la Bourse rwandaise des valeurs permettra désormais aux particuliers d'échanger les valeurs mobilières, essentiellement des actions et des obligations', selon la même source
La Bourse du Rwanda sera la quatrième de l'Afrique de l'Est, après celles de Nairobi (NSE), d'Ouganda (USE) et de Dar es-Salaam (DES).
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Centrafrique -Interview exclusive / Ziguélé menace de lancer un appel à la rue (audio)
(Afriscoop 28/01/2011)
Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine et candidat à l’élection présidentielle : « Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à la population, pour que son suffrage soit respecté. »
La communauté internationale va-t-elle comprendre que l’Afrique se réveille ? En Tunisie, le peuple s’est révolté contre l’homme soutenu par la soi-disant communauté internationale, en Côte d’Ivoire, c’est l’inverse, le peuple se ressoude autour de l’homme que cette même communauté internationale ne veut pas adouber… L’Afrique se réveille, c’est la grande leçon d’histoire de ce siècle. En République Centrafricaine aussi, un autre événement vient de se produire : le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé dans des conditions très contestées le 23 janvier dernier et tous les observateurs africains ont reconnu qu’il s’agissait d’un simulacre d’élection. Or, pour l’instant, la communauté internationale semble là aussi dépassée par les circonstances… Yannick Urrien s’est entretenu avec Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine, qui s’est porté candidat à la présidence de la République et qui demande l’annulation du premier tour de cette élection. Un entretien exclusif qui nous permet de découvrir un pays qui regorge de richesses naturelles.
Kernews : Vous avez été le Premier ministre du président Patassé jusqu’au coup d’État dont il a été victime. Ensuite, vous avez été candidat à la présidence de la République, mais vous n’avez pas pu aller jusqu’au bout. Depuis, vous avez beaucoup travaillé sur le développement économique de votre pays et les observateurs notent que vous êtes celui qui maîtrise le mieux les questions liées au développement. Vous avez été candidat à cette élection présidentielle, dont le premier tour du 23 janvier dernier a eu lieu dans des conditions très troubles. Est-ce le résumé de votre parcours ?
Martin Ziguélé : C’est bien cela, sauf que je dois préciser que j’étais candidat à l’élection présidentielle en 2005. Je suis arrivé au deuxième tour et c’est à l’issue du deuxième tour que j’ai été « battu », avec 36% en ma défaveur, par l’actuel président de la République. Ce qui s’est passé chez nous le 23 janvier dernier, lors du premier tour de scrutin, est un scandale. Je vous renvoie au rapport de l’Organisation internationale de la francophonie qui est présidée par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf et qui vient de présenter son rapport concluant que le cœur de l’opération électorale, c’est-à-dire le fichier électoral, était non transparent et non fiable. Tout cela est à la base d’un scrutin qui est complètement faussé. C’est la raison pour laquelle le Collectif des forces du changement, dont je fais partie, a tenu à exprimer le rejet d’office du résultat de cette prétendue élection.
Nous pourrions parler d’une mascarade d’élection en République Centrafricaine, mais aussi de vous... Vous vous trouvez actuellement à Bangui où, selon certaines rumeurs, votre vie serait menacée…
Oui. Vous savez, lorsque l’on s’engage en politique pour effectuer un vrai changement qualitatif dans son pays, aujourd’hui en Afrique, on prend des risques physiques pour soi-même. C’est évident. Mais chacun d’entre nous aime son pays et, lorsque l’on aime son pays, on prend des risques. Je suis actuellement à Bangui, dans une situation sécuritaire assez délétère, mais je vais me battre pour mon peuple qui m’a tout donné.
On ne peut rien faire contre la volonté du peuple, c’est aussi l’enseignement des récents événements de Tunisie… Oui, personne ne peut rien faire contre la volonté du peuple et l’on ne peut pas tromper tout un peuple tout le temps. L’exemple tunisien est éloquent. Ce que nous voyons depuis quelques jours en Égypte confirme cela encore. Lorsque l’on veut tricher avec le peuple et la volonté populaire, c’est un combat perdu d’avance. C’est une question de temps, une question d’échéance, mais on arrivera toujours au changement. Notre pays n’a que 4 millions d’habitants et 622 000 km², c’est-à-dire une superficie plus grande que la France. Nous avons de la terre, nous avons de l’eau, nous n’avons pas un seul centimètre carré de désert, mais la population est au 172ème rang mondial, sur 183, dans l’indice de développement humain. Nous sommes l’un des pays les plus pauvres du monde, alors que nous avons un sous-sol avec des diamants, de l’or, de l’uranium… C’est un scandale ! Ce scandale s’explique par notre manque total de crédibilité aujourd’hui et c’est contre cela que nous nous battons.
C’est l’objet même de votre programme de redressement économique car votre pays a de grandes richesses…
Absolument. C’est le cœur de ma démarche politique.
Monsieur le Premier ministre, comment expliquez-vous le silence assourdissant de la communauté internationale face à ces fraudes en République Centrafricaine, alors qu’elle semble donner des leçons à des pays lorsque cela l’arrange ?
Nous ne nous expliquons pas ce silence de la communauté internationale parce que nous pensons que véritablement, ce qui se joue ici, c’est le sort de plusieurs millions d’habitants qui veulent s’en sortir. C’est pour cette raison que vous pouvez remarquer dans les dépêches de presse que la mobilisation de la population a été massive parce qu’elle croyait qu’en participant fortement au vote, elle allait provoquer l’alternance par les urnes. Au moment où je vous parle, la population est très frustrée et j’en appelle à toutes les nations démocratiques, particulièrement à la France, qui est quand même l’allié le plus ancien de notre pays, pour ne pas laisser sombrer une espérance collective parce que quelqu’un veut se maintenir illégalement et frauduleusement au pouvoir en manipulant et en dénaturant l’expression du suffrage populaire.
Vous avez évoqué la mission d’observation déployée par l’Organisation mondiale de la francophonie pour cette élection présidentielle, qui fait part de certains dysfonctionnements. J’ai lu le rapport et j’ai constaté qu’il ne s’agissait pas de dysfonctionnements mais de véritables fraudes, avec des distributions de cartes d’électeur et de bulletins de vote à l’entrée des bureaux, un nombre élevé de votes par dérogation… La lecture de ce rapport est stupéfiante !
Si l’objectif que chacun recherche est de faire refléter le suffrage populaire, ces élections doivent être annulées sans débat ! Le cœur du processus électoral, c’est d’abord la qualité, la transparence et la fiabilité du fichier électoral : cela n’a pas été le cas.
Il y a chez certains dirigeants africains et arabes, comme celui qui veut se maintenir en place en République Centrafricaine, une attitude qui consiste à traiter la population comme des moutons que l’on peut contrôler. Peut-être n’ont-ils pas compris que le monde a changé ?
Absolument ! Sous les latitudes dans lesquelles nous vivons ici, il y en a encore qui pensent que leur peuple n’est que du bétail, qu’ils peuvent l’encadrer, en faire ce qu’ils veulent, le tondre, le traire… Et puis, lorsqu’ils se seront enrichis, le peuple excédé se révoltera et ils pourront fuir avec leurs lingots d’or pour se planquer sous d’autres latitudes. C’est exactement cela !
L’économiste que vous êtes a beaucoup de projets pour développer la République Centrafricaine, qui regorge de richesses naturelles : concrètement, qu’allez-vous faire maintenant ?
Nous irons jusqu’au bout, notre détermination est totale. Nous allons faire jouer la légalité à fond, nous allons mener tous les recours possibles et imaginables. Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, parce qu’elle a le devoir de dire la justice au nom du peuple centrafricain, si elle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à nos militants, c’est-à-dire à la population, pour que son suffrage soit respecté.
L’Afrique se réveille en ce début d’année 2011 : on l’a vu en Côte d’Ivoire, avec le peuple qui refuse de laisser la communauté internationale dicter son choix, en Tunisie, où le peuple a renversé son dictateur protégé par cette même communauté internationale et aujourd’hui chez vous, où le peuple va aussi se battre pour faire respecter son choix…
L’Afrique se réveille ! Ceux qui fonctionnent avec des logiques anciennes et qui pensent que nos peuples peuvent tout accepter aujourd’hui se trompent lourdement.
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Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine et candidat à l’élection présidentielle : « Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à la population, pour que son suffrage soit respecté. »
La communauté internationale va-t-elle comprendre que l’Afrique se réveille ? En Tunisie, le peuple s’est révolté contre l’homme soutenu par la soi-disant communauté internationale, en Côte d’Ivoire, c’est l’inverse, le peuple se ressoude autour de l’homme que cette même communauté internationale ne veut pas adouber… L’Afrique se réveille, c’est la grande leçon d’histoire de ce siècle. En République Centrafricaine aussi, un autre événement vient de se produire : le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé dans des conditions très contestées le 23 janvier dernier et tous les observateurs africains ont reconnu qu’il s’agissait d’un simulacre d’élection. Or, pour l’instant, la communauté internationale semble là aussi dépassée par les circonstances… Yannick Urrien s’est entretenu avec Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine, qui s’est porté candidat à la présidence de la République et qui demande l’annulation du premier tour de cette élection. Un entretien exclusif qui nous permet de découvrir un pays qui regorge de richesses naturelles.
Kernews : Vous avez été le Premier ministre du président Patassé jusqu’au coup d’État dont il a été victime. Ensuite, vous avez été candidat à la présidence de la République, mais vous n’avez pas pu aller jusqu’au bout. Depuis, vous avez beaucoup travaillé sur le développement économique de votre pays et les observateurs notent que vous êtes celui qui maîtrise le mieux les questions liées au développement. Vous avez été candidat à cette élection présidentielle, dont le premier tour du 23 janvier dernier a eu lieu dans des conditions très troubles. Est-ce le résumé de votre parcours ?
Martin Ziguélé : C’est bien cela, sauf que je dois préciser que j’étais candidat à l’élection présidentielle en 2005. Je suis arrivé au deuxième tour et c’est à l’issue du deuxième tour que j’ai été « battu », avec 36% en ma défaveur, par l’actuel président de la République. Ce qui s’est passé chez nous le 23 janvier dernier, lors du premier tour de scrutin, est un scandale. Je vous renvoie au rapport de l’Organisation internationale de la francophonie qui est présidée par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf et qui vient de présenter son rapport concluant que le cœur de l’opération électorale, c’est-à-dire le fichier électoral, était non transparent et non fiable. Tout cela est à la base d’un scrutin qui est complètement faussé. C’est la raison pour laquelle le Collectif des forces du changement, dont je fais partie, a tenu à exprimer le rejet d’office du résultat de cette prétendue élection.
Nous pourrions parler d’une mascarade d’élection en République Centrafricaine, mais aussi de vous... Vous vous trouvez actuellement à Bangui où, selon certaines rumeurs, votre vie serait menacée…
Oui. Vous savez, lorsque l’on s’engage en politique pour effectuer un vrai changement qualitatif dans son pays, aujourd’hui en Afrique, on prend des risques physiques pour soi-même. C’est évident. Mais chacun d’entre nous aime son pays et, lorsque l’on aime son pays, on prend des risques. Je suis actuellement à Bangui, dans une situation sécuritaire assez délétère, mais je vais me battre pour mon peuple qui m’a tout donné.
On ne peut rien faire contre la volonté du peuple, c’est aussi l’enseignement des récents événements de Tunisie… Oui, personne ne peut rien faire contre la volonté du peuple et l’on ne peut pas tromper tout un peuple tout le temps. L’exemple tunisien est éloquent. Ce que nous voyons depuis quelques jours en Égypte confirme cela encore. Lorsque l’on veut tricher avec le peuple et la volonté populaire, c’est un combat perdu d’avance. C’est une question de temps, une question d’échéance, mais on arrivera toujours au changement. Notre pays n’a que 4 millions d’habitants et 622 000 km², c’est-à-dire une superficie plus grande que la France. Nous avons de la terre, nous avons de l’eau, nous n’avons pas un seul centimètre carré de désert, mais la population est au 172ème rang mondial, sur 183, dans l’indice de développement humain. Nous sommes l’un des pays les plus pauvres du monde, alors que nous avons un sous-sol avec des diamants, de l’or, de l’uranium… C’est un scandale ! Ce scandale s’explique par notre manque total de crédibilité aujourd’hui et c’est contre cela que nous nous battons.
C’est l’objet même de votre programme de redressement économique car votre pays a de grandes richesses…
Absolument. C’est le cœur de ma démarche politique.
Monsieur le Premier ministre, comment expliquez-vous le silence assourdissant de la communauté internationale face à ces fraudes en République Centrafricaine, alors qu’elle semble donner des leçons à des pays lorsque cela l’arrange ?
Nous ne nous expliquons pas ce silence de la communauté internationale parce que nous pensons que véritablement, ce qui se joue ici, c’est le sort de plusieurs millions d’habitants qui veulent s’en sortir. C’est pour cette raison que vous pouvez remarquer dans les dépêches de presse que la mobilisation de la population a été massive parce qu’elle croyait qu’en participant fortement au vote, elle allait provoquer l’alternance par les urnes. Au moment où je vous parle, la population est très frustrée et j’en appelle à toutes les nations démocratiques, particulièrement à la France, qui est quand même l’allié le plus ancien de notre pays, pour ne pas laisser sombrer une espérance collective parce que quelqu’un veut se maintenir illégalement et frauduleusement au pouvoir en manipulant et en dénaturant l’expression du suffrage populaire.
Vous avez évoqué la mission d’observation déployée par l’Organisation mondiale de la francophonie pour cette élection présidentielle, qui fait part de certains dysfonctionnements. J’ai lu le rapport et j’ai constaté qu’il ne s’agissait pas de dysfonctionnements mais de véritables fraudes, avec des distributions de cartes d’électeur et de bulletins de vote à l’entrée des bureaux, un nombre élevé de votes par dérogation… La lecture de ce rapport est stupéfiante !
Si l’objectif que chacun recherche est de faire refléter le suffrage populaire, ces élections doivent être annulées sans débat ! Le cœur du processus électoral, c’est d’abord la qualité, la transparence et la fiabilité du fichier électoral : cela n’a pas été le cas.
Il y a chez certains dirigeants africains et arabes, comme celui qui veut se maintenir en place en République Centrafricaine, une attitude qui consiste à traiter la population comme des moutons que l’on peut contrôler. Peut-être n’ont-ils pas compris que le monde a changé ?
Absolument ! Sous les latitudes dans lesquelles nous vivons ici, il y en a encore qui pensent que leur peuple n’est que du bétail, qu’ils peuvent l’encadrer, en faire ce qu’ils veulent, le tondre, le traire… Et puis, lorsqu’ils se seront enrichis, le peuple excédé se révoltera et ils pourront fuir avec leurs lingots d’or pour se planquer sous d’autres latitudes. C’est exactement cela !
L’économiste que vous êtes a beaucoup de projets pour développer la République Centrafricaine, qui regorge de richesses naturelles : concrètement, qu’allez-vous faire maintenant ?
Nous irons jusqu’au bout, notre détermination est totale. Nous allons faire jouer la légalité à fond, nous allons mener tous les recours possibles et imaginables. Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, parce qu’elle a le devoir de dire la justice au nom du peuple centrafricain, si elle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à nos militants, c’est-à-dire à la population, pour que son suffrage soit respecté.
L’Afrique se réveille en ce début d’année 2011 : on l’a vu en Côte d’Ivoire, avec le peuple qui refuse de laisser la communauté internationale dicter son choix, en Tunisie, où le peuple a renversé son dictateur protégé par cette même communauté internationale et aujourd’hui chez vous, où le peuple va aussi se battre pour faire respecter son choix…
L’Afrique se réveille ! Ceux qui fonctionnent avec des logiques anciennes et qui pensent que nos peuples peuvent tout accepter aujourd’hui se trompent lourdement.
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Madagascar -La pauvreté touche les 76,5% des malgaches (PAPIER GÉNÉRAL)
(Xinhuanet 28/01/2011)
ANTANANARIVO -- La pauvreté touche les 76, 5% de la population malgache, a-t-on appris dans le résultat descriptif de la 8è enquête périodique auprès des ménages (EPM 2010) effectuée par l'Institut National des Statistiques (INSTAT).
Selon cette enquête périodique de deux ans, le taux de la pauvreté à Madagascar a augmenté à 76,5% en 2010 contre 68,7% en 2005.
Normalement, cette enquête devrait avoir lieu en 2009 parce qu' il n'y en a pas eu en 2007, mais à cause de la crise politique, qui a été très chaude dans le pays en 2009, l'INSTAT a choisi de la réaliser en 2010, cinq ans avant l'achèvement de l'objectif du millénaire pour le développement, a dit le directeur général de l' INSTAT, Gérard Ravelomanatsoa.
Financé conjointement par l'Unicef, l'UNFPA, le PNUD, et le programme de renforcement de capacité de la Banque africaine pour le développement, l'INSTAT, qui est un institut public pour les statistiques à Madagascar, a pris 12460 personnes pour échantillon, représentant environ 0.87% des 21 millions d'habitant dans le pays.
L'EPM 2010 révèle que 66% de la population de la capitale de Madagascar sont pauvres, ce taux est le plus bas par rapport à d' autres provinces, tandis que dans la province de Fianarantsoa, située à 410 kilomètres de la capitale, près de 90% de la population sont pauvres.
Dans les milieux ruraux, le taux de pauvreté atteint plus de 82% contre moins de 55% dans les milieux urbains, indique l'EPM 2010.
Cette enquête montre que les deux tiers des chefs de ménage malgaches nourrissent leurs familles par l'agriculture mais avec des petites exploitations.
Une grande disparité est observée entre les familles riches et pauvres parce que les 20% des familles riches à Madagascar accaparent les 47% du revenu total de la population malgache.
Demandé sur les facteurs de ce taux de pauvreté de Madagascar, le directeur général de l'INSTAT a dit que ce chiffre est encore un chiffre descriptif, mais les analyses approfondies y afférents seront publiés en mars cette année.
Malgré tout la crise politique, qui a commencé dans le pays en décembre 2008, a laissé son impact négatif dans la réalité économique à Madagascar, surtout les aides internationales qui ont amorti la pauvreté dans le pays ont été coupées.
Il faut noter que Madagascar perçoit environ 600 milliards d' Ariary d'aides internationales, constituant le 23% du budget de l'État chaque année (1 dollar vaut environ 2000 Ariary), selon le ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina.
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ANTANANARIVO -- La pauvreté touche les 76, 5% de la population malgache, a-t-on appris dans le résultat descriptif de la 8è enquête périodique auprès des ménages (EPM 2010) effectuée par l'Institut National des Statistiques (INSTAT).
Selon cette enquête périodique de deux ans, le taux de la pauvreté à Madagascar a augmenté à 76,5% en 2010 contre 68,7% en 2005.
Normalement, cette enquête devrait avoir lieu en 2009 parce qu' il n'y en a pas eu en 2007, mais à cause de la crise politique, qui a été très chaude dans le pays en 2009, l'INSTAT a choisi de la réaliser en 2010, cinq ans avant l'achèvement de l'objectif du millénaire pour le développement, a dit le directeur général de l' INSTAT, Gérard Ravelomanatsoa.
Financé conjointement par l'Unicef, l'UNFPA, le PNUD, et le programme de renforcement de capacité de la Banque africaine pour le développement, l'INSTAT, qui est un institut public pour les statistiques à Madagascar, a pris 12460 personnes pour échantillon, représentant environ 0.87% des 21 millions d'habitant dans le pays.
L'EPM 2010 révèle que 66% de la population de la capitale de Madagascar sont pauvres, ce taux est le plus bas par rapport à d' autres provinces, tandis que dans la province de Fianarantsoa, située à 410 kilomètres de la capitale, près de 90% de la population sont pauvres.
Dans les milieux ruraux, le taux de pauvreté atteint plus de 82% contre moins de 55% dans les milieux urbains, indique l'EPM 2010.
Cette enquête montre que les deux tiers des chefs de ménage malgaches nourrissent leurs familles par l'agriculture mais avec des petites exploitations.
Une grande disparité est observée entre les familles riches et pauvres parce que les 20% des familles riches à Madagascar accaparent les 47% du revenu total de la population malgache.
Demandé sur les facteurs de ce taux de pauvreté de Madagascar, le directeur général de l'INSTAT a dit que ce chiffre est encore un chiffre descriptif, mais les analyses approfondies y afférents seront publiés en mars cette année.
Malgré tout la crise politique, qui a commencé dans le pays en décembre 2008, a laissé son impact négatif dans la réalité économique à Madagascar, surtout les aides internationales qui ont amorti la pauvreté dans le pays ont été coupées.
Il faut noter que Madagascar perçoit environ 600 milliards d' Ariary d'aides internationales, constituant le 23% du budget de l'État chaque année (1 dollar vaut environ 2000 Ariary), selon le ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina.
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Présidentielle en Centrafrique - vague de démissions à la CEI
En Centrafrique, huit membres de la Commission électorale indépendante (CEI) ont démissionné le 27 janvier. Parmi eux, des représentants de trois candidats à la présidentielle. Les représentants de Martin Ziguélé, Jean-Jacques Demafouth et Emile Gros-Raymond Nakombo ont annoncé leur décision dans un courrier au président contesté de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé. Le président sortant, François Bozizé et son parti KNK, sont donnés favoris du scrutin présidentiel et législatif du 23 janvier 2011.
Reportage à Mbaïki Ville située à 100 kilomètres au sud ouest de la capitale Bangui.
28/01/2011
Citant de graves manquements, l’opposition dit ne pas souhaiter être associée à des résultats tronqués. Elle déplore notamment que ses représentants dans les bureaux de vote n’aient pas reçu la copie des procès-verbaux, comme le prévoit le code électoral.
Dans son courrier, l'opposition proteste également contre le bourrage d’urnes parallèles et la disparition de registres d’émargement. Au total, huit délégués à la coordination de la commission électorale ont démissionné dont le vice-président de la CEI, Gabriel Jean Edouard Koyambounou. Les représentants des candidats de l’opposition ne participent pas non plus au traitement des procès-verbaux au siège de la CEI.
Mardi, lorsque l’opposition avait dévoilé mardi son intention de contester les résultats, le parti au pouvoir avait immédiatement relégué ces protestations au rayon de cris d’orfraie, émanant de candidats « impopulaires et de mauvaise foi ».
Cette fois-ci l’entourage de François Bozizé, a dit à RFI que « la majorité présidentielle préférait prendre le temps de la réflexion pour évaluer l’impact de la démission collective sur le processus électoral ».
Coryright RFI
Reportage à Mbaïki Ville située à 100 kilomètres au sud ouest de la capitale Bangui.
28/01/2011
Citant de graves manquements, l’opposition dit ne pas souhaiter être associée à des résultats tronqués. Elle déplore notamment que ses représentants dans les bureaux de vote n’aient pas reçu la copie des procès-verbaux, comme le prévoit le code électoral.
Dans son courrier, l'opposition proteste également contre le bourrage d’urnes parallèles et la disparition de registres d’émargement. Au total, huit délégués à la coordination de la commission électorale ont démissionné dont le vice-président de la CEI, Gabriel Jean Edouard Koyambounou. Les représentants des candidats de l’opposition ne participent pas non plus au traitement des procès-verbaux au siège de la CEI.
Mardi, lorsque l’opposition avait dévoilé mardi son intention de contester les résultats, le parti au pouvoir avait immédiatement relégué ces protestations au rayon de cris d’orfraie, émanant de candidats « impopulaires et de mauvaise foi ».
Cette fois-ci l’entourage de François Bozizé, a dit à RFI que « la majorité présidentielle préférait prendre le temps de la réflexion pour évaluer l’impact de la démission collective sur le processus électoral ».
Coryright RFI
Mauritanie -Premier vol d'Air Mauritius vers la Chine en juillet 2011
(Xinhuanet 28/01/2011)
PORT-LOUIS -- La compagnie d`aviation nationale mauricienne Air Mauritius effectuera son premier vol vers la Chine continentale au mois de juillet cette année, rapporte la presse mauricienne jeudi.
Le quotidien l'express ajoute que ce premier vol sera à destination de Shanghai et passera par Kuala Lumpur en Malaisie.
Air Mauritius sera la première compagnie de la région Océan Indien à effectuer cette desserte et offrira des correspondances vers l'île de La Réunion (France), Madagascar et l`Afrique du Sud.
La durée du vol, incluant le transit à Kuala Lumpur, sera d` environ 13h40min. Selon le directeur de la communication de la compagnie, la desserte sera quotidienne, hormis le samedi.
Lors d`une soirée organisée par la Fédérations des associations chinoises de Maurice, mercredi soir, le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, s'est réjouit que ce vol «tant attendu» sera enfin une réalité cette année. De son côté, le directeur de l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice, Patrice Legris, s'est félicité de ce développement qui «représente une étape essentielle pour aller vers le marché chinois.»
© Copyright Xinhuanet
PORT-LOUIS -- La compagnie d`aviation nationale mauricienne Air Mauritius effectuera son premier vol vers la Chine continentale au mois de juillet cette année, rapporte la presse mauricienne jeudi.
Le quotidien l'express ajoute que ce premier vol sera à destination de Shanghai et passera par Kuala Lumpur en Malaisie.
Air Mauritius sera la première compagnie de la région Océan Indien à effectuer cette desserte et offrira des correspondances vers l'île de La Réunion (France), Madagascar et l`Afrique du Sud.
La durée du vol, incluant le transit à Kuala Lumpur, sera d` environ 13h40min. Selon le directeur de la communication de la compagnie, la desserte sera quotidienne, hormis le samedi.
Lors d`une soirée organisée par la Fédérations des associations chinoises de Maurice, mercredi soir, le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, s'est réjouit que ce vol «tant attendu» sera enfin une réalité cette année. De son côté, le directeur de l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice, Patrice Legris, s'est félicité de ce développement qui «représente une étape essentielle pour aller vers le marché chinois.»
© Copyright Xinhuanet
jeudi 27 janvier 2011
Mandela a été hospitalisé pour "des examens", selon le président Zuma
DAVOS (Suisse) - L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, 92 ans, est hospitalisé pour des "examens", a déclaré l'actuel président sud-africain Jacob Zuma jeudi à Davos (Suisse).
"Le président Mandela va à l'hôpital (régulièrement) pour des examens et je suis sûr que ces examens sont devenus plus fréquents que quand il était un jeune homme en bonne santé", a expliqué M. Zuma, ajoutant qu'il n'avait pas parlé avec M. Mandela depuis qu'il avait été hospitalisé.
La Fondation de l'ancien chef d'Etat sud-africain a jeudi annoncé que le prix Nobel de la paix subissait depuis plus de 24 heures à Johannesburg des "examens de routine" à l'hôpital.
Des personnalités ont défilé toute la journée au chevet du héros de la lutte anti-apartheid, admis la veille dans la clinique privée Milpark. Son ex-femme Winnie Madikizela-Mandela semblait très émue à sa sortie de l'hôpital, selon l'agence Sapa.
Dans un communiqué depuis la station des Alpes suisses où il participe au Forum économique mondial, le président Zuma a par ailleurs appelé "au calme et à la retenue". "Le président Mandela va bien et est pris en charge par une équipe de spécialistes médicaux", avait-il expliqué.
(©AFP / 27 janvier 2011 19h07)
romandie.com
"Le président Mandela va à l'hôpital (régulièrement) pour des examens et je suis sûr que ces examens sont devenus plus fréquents que quand il était un jeune homme en bonne santé", a expliqué M. Zuma, ajoutant qu'il n'avait pas parlé avec M. Mandela depuis qu'il avait été hospitalisé.
La Fondation de l'ancien chef d'Etat sud-africain a jeudi annoncé que le prix Nobel de la paix subissait depuis plus de 24 heures à Johannesburg des "examens de routine" à l'hôpital.
Des personnalités ont défilé toute la journée au chevet du héros de la lutte anti-apartheid, admis la veille dans la clinique privée Milpark. Son ex-femme Winnie Madikizela-Mandela semblait très émue à sa sortie de l'hôpital, selon l'agence Sapa.
Dans un communiqué depuis la station des Alpes suisses où il participe au Forum économique mondial, le président Zuma a par ailleurs appelé "au calme et à la retenue". "Le président Mandela va bien et est pris en charge par une équipe de spécialistes médicaux", avait-il expliqué.
(©AFP / 27 janvier 2011 19h07)
romandie.com
Côte d'Ivoire - La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) ferme ses bureaux à Abidjan
(Le Nouvel Observateur 27/01/2011)
ABIDJAN — La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a annoncé jeudi la fermeture jusqu'à nouvel ordre de ses bureaux à Abidjan pour protester contre la prise de contrôle des lieux mercredi par les forces loyales au président sortant, Laurent Gbagbo, pour maintenir son accès aux coffres de l'Etat ivoirien.
Dans un communiqué, la BCEAO estime que la prise de contrôle de ses opérations en Côte d'Ivoire est une "violation flagrante des accords internationaux".
Dans les faits, la décision de la BCEAO coupe l'accès de Laurent Gbagbo aux coffres de l'Etat ivoirien et devrait entraîner un gel d'une partie de l'économie ivoirienne, fortement dépendante des ressources de la banque pour les transactions financières.
Comme la majeure partie de la communauté internationale, la BCEAO, basée à Dakar, au Sénégal, a reconnu la victoire à la présidentielle du 28 novembre d'Alassane Ouattara face à Laurent Gbagbo, qui refuse néanmoins de quitter le pouvoir.
Ce faisant, la BCEAO a officiellement coupé à Laurent Gbagbo l'accès aux coffres. Mais celui-ci a continué à retirer des fonds jusqu'à la démission le week-end dernier du gouverneur de la banque, un de ses alliés. Entre-temps, le président sorti a pu retirer illégalement 57 millions de francs CFA (86 millions d'euros), selon Patrick Achi, ministre des Finances du gouvernement formé par Alassane Ouattara.
Des soldats et la police militaire ont encerclé mercredi le siège de la BCEAO à Abidjan. Selon des informations de la presse ivoirienne, impossibles à vérifier de sources indépendantes, des coffres ont alors été ouverts et les caisses des guichets vidées.
Jeudi, quand les employés de la banque sont revenus travailler, les connexions informatiques avaient été coupées, empêchant aux forces loyales à Laurent Gbagbo l'accès aux fonds, selon la presse locale.
"Dans les prochains jours, si la banque centrale reste fermée, les banques commerciales ne pourront plus fonctionner", a déclaré Patrick Achi. "Cela paralysera l'activité économique dans le pays". AP
© Copyright Le Nouvel Observateur
ABIDJAN — La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a annoncé jeudi la fermeture jusqu'à nouvel ordre de ses bureaux à Abidjan pour protester contre la prise de contrôle des lieux mercredi par les forces loyales au président sortant, Laurent Gbagbo, pour maintenir son accès aux coffres de l'Etat ivoirien.
Dans un communiqué, la BCEAO estime que la prise de contrôle de ses opérations en Côte d'Ivoire est une "violation flagrante des accords internationaux".
Dans les faits, la décision de la BCEAO coupe l'accès de Laurent Gbagbo aux coffres de l'Etat ivoirien et devrait entraîner un gel d'une partie de l'économie ivoirienne, fortement dépendante des ressources de la banque pour les transactions financières.
Comme la majeure partie de la communauté internationale, la BCEAO, basée à Dakar, au Sénégal, a reconnu la victoire à la présidentielle du 28 novembre d'Alassane Ouattara face à Laurent Gbagbo, qui refuse néanmoins de quitter le pouvoir.
Ce faisant, la BCEAO a officiellement coupé à Laurent Gbagbo l'accès aux coffres. Mais celui-ci a continué à retirer des fonds jusqu'à la démission le week-end dernier du gouverneur de la banque, un de ses alliés. Entre-temps, le président sorti a pu retirer illégalement 57 millions de francs CFA (86 millions d'euros), selon Patrick Achi, ministre des Finances du gouvernement formé par Alassane Ouattara.
Des soldats et la police militaire ont encerclé mercredi le siège de la BCEAO à Abidjan. Selon des informations de la presse ivoirienne, impossibles à vérifier de sources indépendantes, des coffres ont alors été ouverts et les caisses des guichets vidées.
Jeudi, quand les employés de la banque sont revenus travailler, les connexions informatiques avaient été coupées, empêchant aux forces loyales à Laurent Gbagbo l'accès aux fonds, selon la presse locale.
"Dans les prochains jours, si la banque centrale reste fermée, les banques commerciales ne pourront plus fonctionner", a déclaré Patrick Achi. "Cela paralysera l'activité économique dans le pays". AP
© Copyright Le Nouvel Observateur
Connexion de la RDC à la fibre optique: jour J-4
Plus que quatre jours pour que la RDC soit branchée au réseau de câble à fibre optique. Le pays est prêt pour ce rendez-vous, a affirmé mercredi à Radio Okapi, le directeur général intérimaire de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) ex-OCPT, Jean Pierre Mongo. Selon lui, le 31 janvier, le navire câblier en provenance de pointe noire devrait accoster à Muanda dans le Bas-Congo pour y déposer la part du câble dû à la RDC.
La fibre optique, est un support qui achemine les données numériques sous forme d’impulsions lumineuses modulées. Il est constitué d’un cylindre de verre très fin entouré d’une couche de verre. L’acquisition de cette technologie permettra à la RDC de passer à l’Internet à haut débit. Mais à l’approche de la date butoir prévue pour brancher la fibre optique, les observateurs sont inquiets. Mais, le DG a.i. de la SCPT rassure. Selon lui, la RDC a déjà payé au consortium qui va installer la fibre optique 17 millions USD sur les 25 requis.
«Après avoir déposé le câble, nous devons construire la station technologique, qui est une station de très haute technologie. Elle va faire la jonction et la gestion du câble qui ira à Kinshasa,» affirme Jean-Pierre Mongo.
A en croire Jean-Pierre Mongo, la construction de cette station technologique coûtera à la RDC 12 millions USD. Les différentes opérations préalables à la commercialisation de cette technologie pourront aboutir au mois de mai 2011, indique la source. A cette date, les 24 pays concernés par l’acquisition de la fibre optique pourront procéder au test technique avant son lancement définitif.
Entretien avec Jean-Pierre Mongo:
La RDC fait partie des pays qui sont propriétaires des câbles qui passent dans l’océan. Cela constitue déjà «un atout majeur parce qu’il suffit, à ce niveau, de se connecter à l’un des câbles se trouvant dans l’océan, pour avoir une connexion mondiale en télécommunications,» avait expliqué, en février 2010, Jean Pierre Mongo dans une interview à Radio Okapi.
radiookapi.net
La fibre optique, est un support qui achemine les données numériques sous forme d’impulsions lumineuses modulées. Il est constitué d’un cylindre de verre très fin entouré d’une couche de verre. L’acquisition de cette technologie permettra à la RDC de passer à l’Internet à haut débit. Mais à l’approche de la date butoir prévue pour brancher la fibre optique, les observateurs sont inquiets. Mais, le DG a.i. de la SCPT rassure. Selon lui, la RDC a déjà payé au consortium qui va installer la fibre optique 17 millions USD sur les 25 requis.
«Après avoir déposé le câble, nous devons construire la station technologique, qui est une station de très haute technologie. Elle va faire la jonction et la gestion du câble qui ira à Kinshasa,» affirme Jean-Pierre Mongo.
A en croire Jean-Pierre Mongo, la construction de cette station technologique coûtera à la RDC 12 millions USD. Les différentes opérations préalables à la commercialisation de cette technologie pourront aboutir au mois de mai 2011, indique la source. A cette date, les 24 pays concernés par l’acquisition de la fibre optique pourront procéder au test technique avant son lancement définitif.
Entretien avec Jean-Pierre Mongo:
La RDC fait partie des pays qui sont propriétaires des câbles qui passent dans l’océan. Cela constitue déjà «un atout majeur parce qu’il suffit, à ce niveau, de se connecter à l’un des câbles se trouvant dans l’océan, pour avoir une connexion mondiale en télécommunications,» avait expliqué, en février 2010, Jean Pierre Mongo dans une interview à Radio Okapi.
radiookapi.net
Cameroun - 528 milliards de FCFA de recettes douanières au Cameroun en 2010
(Afrique Avenir 27/01/2011)
L’administration douanière du Cameroun a réalisé plus de 528 milliards de francs CFA (1.080.580.000 dollars) au cours de l’exercice 2010, a appris APA dans la mouvance de la célébration de la Journée mondiale de la douane (JMD).
Sur les 528 milliards de francs CFA, 503 milliards ont été effectivement reversés dans les caisses de l’Etat au 31 décembre 2010, reste à percevoir 25 milliards de francs CFA provenant de diverses administrations.
Il s’agit d’une réalisation à plus de 100 pour cent, puisque dans le cadre de la loi des finances 2010, il était demandé à l’administration douanière de produire 499 milliards de FCFA.
Dans cette répartition, la région du Littoral à travers le port de Douala est le principal pourvoyeur des recettes avec plus de 90% des sommes perçues.
Le directeur général de douane (DGD) Mme Minette Libom Li Likeng, a expliqué que l’amélioration des recettes douanières est la résultante des nouvelles méthodes managériales, en l’occurrence, l’entrée en vigueur du Global positionning system (GPS) dont le contrôle à partir d’un satellite réduit considérablement la fraude.
Par ailleurs, le Système douanier automatisé (SYDONIA) constitue un de sécurité des procédures, en ce sens que non seulement il permet une simplification des procédures, mais également permet de lutter efficacement contre la corruption et la fraude qui faisaient perdre d’importantes recettes à l’Etat.
Avec plus de 528 milliards de francs CFA dans les recettes de l’Etat, la douane consolide sa position comme deuxième pourvoyeuse de fond dans le budget de l’Etat, et participe à un quart de l’enveloppe globale, puisque le budget de l’Etat est de 2271 milliards de francs CFA pour l’exercice en cours.
© Copyright Afrique Avenir
L’administration douanière du Cameroun a réalisé plus de 528 milliards de francs CFA (1.080.580.000 dollars) au cours de l’exercice 2010, a appris APA dans la mouvance de la célébration de la Journée mondiale de la douane (JMD).
Sur les 528 milliards de francs CFA, 503 milliards ont été effectivement reversés dans les caisses de l’Etat au 31 décembre 2010, reste à percevoir 25 milliards de francs CFA provenant de diverses administrations.
Il s’agit d’une réalisation à plus de 100 pour cent, puisque dans le cadre de la loi des finances 2010, il était demandé à l’administration douanière de produire 499 milliards de FCFA.
Dans cette répartition, la région du Littoral à travers le port de Douala est le principal pourvoyeur des recettes avec plus de 90% des sommes perçues.
Le directeur général de douane (DGD) Mme Minette Libom Li Likeng, a expliqué que l’amélioration des recettes douanières est la résultante des nouvelles méthodes managériales, en l’occurrence, l’entrée en vigueur du Global positionning system (GPS) dont le contrôle à partir d’un satellite réduit considérablement la fraude.
Par ailleurs, le Système douanier automatisé (SYDONIA) constitue un de sécurité des procédures, en ce sens que non seulement il permet une simplification des procédures, mais également permet de lutter efficacement contre la corruption et la fraude qui faisaient perdre d’importantes recettes à l’Etat.
Avec plus de 528 milliards de francs CFA dans les recettes de l’Etat, la douane consolide sa position comme deuxième pourvoyeuse de fond dans le budget de l’Etat, et participe à un quart de l’enveloppe globale, puisque le budget de l’Etat est de 2271 milliards de francs CFA pour l’exercice en cours.
© Copyright Afrique Avenir
L'Egypte peut-elle suivre le chemin de la Tunisie?
(L'Express 27/01/2011)
Moins de deux semaines après les souvlèvements en Tunisie, l'Egypte entre, elle aussi, dans une période de contestation. Deux régimes politiques similaires donneront-ils lieux à deux révolutions populaires? L'EXPRESS.fr fait le point sur le système politique Egyptien.
La révolution du Jasmin va-t-elle se propager jusqu'en Egypte ? Les points communs ne manquent pas : un pouvoir autocratique en place depuis des dizaines d'années, des élections qui n'en portent que le nom, un appareil sécuritaire et policier démesuré... Mais les différences qui séparent le régime égyptien et celui qui vient de chuter en Tunisie pourraient bien aussi faire avorter la contestation populaire qui gronde.
"Une certaine dose de liberté d'expression"
Mohammed Hosni Moubarak, au pouvoir en Egypte depuis 1981, parvient à se maintenir à la tête de l'Etat depuis plus de trente ans en resserrant l'étau sécuritaire en période d'élections. Pour le politologue du CNRS Jean-Noël Ferrié, "le système Moubarak est très habile. Il distille une certaine dose de liberté d'expression. Il n'empêche pas le débat, il le contrôle. Cela permet à la population d'avoir un sentiment de liberté." D'après ce spécialiste de la politique contemporaine égyptienne, "une grande partie des médias est verrouillée, mais les journaux d'opposition existent et ne mâchent pas leurs mots. Moubarak n'est pas dérangé par la critique, il la maîtrise et fait en sorte qu'elle ne se propage pas."
Des revendications sociales mais pas politiques
Du côté de la rue, la contestation existe aussi. Depuis les années 2000, la chape de plomb qui recouvrait jusqu'à l'idée d'une manifestation s'est doucement fissurée. Les grandes grèves de 2006 et 2008 ont provoqué de légers reculs du pouvoir. Des secteurs qui jusque là n'étaient pas concernés se sont tour à tour réveillés, comme les employés des taxes ou les médecins. Pour Tewfik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France "Il ne faut pas sous-estimer la souplesse de ce régime. Il a su gérer l'émergence de ces manifestations. Il a réussi à les localiser et à empêcher la jonction des différents intérêts. Ce régime laisse s'exprimer des revendications sociales du moment qu'elles ne deviennent pas politique."
"Une armée fidèle"
"Tant que l'armée aura l'impression de défendre l'Etat égyptien, elle le défendra sans états d'âme". Sur ce point, Tewfik Aclimandos, interrogé sur France Culture, est rejoint par Jean-Noël Ferrié qui ajoute : "L'entourage de Moubarak n'a rien à voir avec celui de Ben Ali. Tous les chefs d'Etat depuis 1954 sont issus de l'armée. La corruption existe, mais l'armée est fidèle. Ce qui tient réellement les forces militaires à disposition du pouvoir, c'est avant tout l'idée de servir l'Etat." La fidélité de l'armée vient également du fait que Mohammed Hosni Moubarak est vu comme un grand chef militaire, à l'inverse de son fils, censé reprendre les rênes du pouvoir après lui.
"Une justice indépendante"
La constitution égyptienne prône une séparation des pouvoirs, identique à celle qui régit les démocraties occidentales. Créée en 1979, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) veille à son respect. Pour Eberhard Kienle, directeur de recherches au CNRS, "le principe de la séparation des pouvoirs est clairement respecté dans le domaine de la justice". "À maintes reprises, la HCC a donné une interprétation 'libérale' de la Constitution et jugé contraires à celle-ci des lois peu soucieuses des libertés individuelles." D'après Jean-Noël Ferrié, "les magistrats ont une grande éthique professionnelle. Ils leur arrivent de se positionner contre le gouvernement."
Les Etats-Unis : un allié partagé
L'Egypte est le deuxième bénéficiaire du soutien économique américain -1,7 milliard de dollars par an - après Israël. Pour Marc Lavergne, directeur du Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej) au Caire, interrogé par TV5 Monde, "l'avènement de la démocratie pourrait devenir un cauchemar pour Israël, le principal allié américain dans la région. Ils sont partagés entre le coeur et la raison." Dans le cas de la Tunisie, les Etats-Unis pourraient avoir choisi de ne pas soutenir Moubarak. Mais l'administration américaine est prudente quand il s'agit de l'Egypte: "Nous soutenons les droits universels de réunion et d'expression", a assuré la Maison Blanche dans un communiqué, tout en assurant l'Egypte qu'elle reste une "alliée proche et importante, et continuera de l'être".
Au-delà du régime et de ses soutiens, la société elle-même est différente. Pas de classe moyenne sur laquelle la révolution pourrait s'appuyer durablement, notamment. Tous les ingrédients qui ont permis la révolution du jasmin en Tunisie ne sont donc pas réunis en Egypte. Mais un renversement de régime n'est pas une science exacte qui obéirait à un schéma unique pré-établi. Le jasmin pourrait-il alors devenir le parfum de liberté qui manquait encore à la colère populaire égyptienne?
Par Basile Lemaire, publié le 27/01/2011
Egypte: au moins mille arrestations, appel à de nouvelles manifestations
LE CAIRE (AFP) - jeudi 27 janvier 2011 - 10h28 - Au moins mille personnes ont été arrêtées en deux jours de manifestations sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak en Egypte, a indiqué jeudi un responsable, alors que les militants entendent poursuivre leur mouvement de contestation.
Les forces de l'ordre étaient massivement présentes dans le centre du Caire pour faire face aux manifestations qui ont déjà fait six morts -4 manifestants et deux policiers- et des dizaines de blessés depuis mardi à travers le pays.
Ces protestations, à l'appel de l'opposition qui réclame des réformes politiques, économiques et sociales, sont les plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir en 1981 de M. Moubarak, 82 ans, objet de critiques pour n'avoir notamment jamais levé l'état d'urgence en place depuis près de 30 ans.
"Au moins mille personnes ont été arrêtées à travers le pays", a déclaré le responsable de la sécurité sous couvert de l'anonymat.
Le "Mouvement du 6 avril", une organisation de jeunes pro-démocratie, à l'origine de ces rassemblements, a appelé les Egyptiens à continuer le mouvement, inspiré par la révolte tunisienne qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali. "Jeudi ne sera pas un jour de vacances, les actions dans la rue vont se poursuivre", affirme le groupe sur sa page Facebook. Il appelle également à des manifestations après les prières hebdomadaires du vendredi.
"Nous avons commencé et nous n'arrêterons pas", a déclaré un manifestant à l'AFP.
Les protestations se sont poursuivies tard jeudi dans le centre du Caire où les forces de sécurité ont procédé à de nouvelles arrestations et dispersé les protestataires à coups de gaz lacrymogènes.
Les autorités avaient annoncé mercredi l'interdiction des manifestations, après un premier jour de manifestations à travers le pays durant lesquelles les forces de sécurité ont fait preuve de retenue. Mercredi, elles ont pourchassé les manifestants dans les rues des quartiers, faisant usage de gaz lacrymogènes, de matraques et même de pierres. Les protestataires jetaient aussi des pierres sur les forces anti-émeutes.
Au Caire, ils ont forcé un portail de l'enceinte du ministère des Affaires étrangères avant d'en être chassés par des gaz lacrymogènes.
A Suez, à 100 km au nord-est du Caire), les manifestations ont été les plus violentes mercredi. Les affrontements ont éclaté après le refus de la police de remettre le corps d'un des trois manifestants morts mardi. Les manifestants ont lancé des bouteilles incendiaires contre un bâtiment relevant de la municipalité, dont une partie a pris feu, selon des témoins. Ils ont aussi attaqué le siège du parti de M. Moubarak et un poste de police. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, alors qu'ils tentaient d'atteindre une place du front de mer pour manifester, selon des témoins.
La communauté internationale, dont les Etat-Unis, l'Union européenne et l'ONU, ont appelé le gouvernement égyptien à écouter les demandes du peuple et à respecter la liberté d'expression.
© Copyright L'Express
Moins de deux semaines après les souvlèvements en Tunisie, l'Egypte entre, elle aussi, dans une période de contestation. Deux régimes politiques similaires donneront-ils lieux à deux révolutions populaires? L'EXPRESS.fr fait le point sur le système politique Egyptien.
La révolution du Jasmin va-t-elle se propager jusqu'en Egypte ? Les points communs ne manquent pas : un pouvoir autocratique en place depuis des dizaines d'années, des élections qui n'en portent que le nom, un appareil sécuritaire et policier démesuré... Mais les différences qui séparent le régime égyptien et celui qui vient de chuter en Tunisie pourraient bien aussi faire avorter la contestation populaire qui gronde.
"Une certaine dose de liberté d'expression"
Mohammed Hosni Moubarak, au pouvoir en Egypte depuis 1981, parvient à se maintenir à la tête de l'Etat depuis plus de trente ans en resserrant l'étau sécuritaire en période d'élections. Pour le politologue du CNRS Jean-Noël Ferrié, "le système Moubarak est très habile. Il distille une certaine dose de liberté d'expression. Il n'empêche pas le débat, il le contrôle. Cela permet à la population d'avoir un sentiment de liberté." D'après ce spécialiste de la politique contemporaine égyptienne, "une grande partie des médias est verrouillée, mais les journaux d'opposition existent et ne mâchent pas leurs mots. Moubarak n'est pas dérangé par la critique, il la maîtrise et fait en sorte qu'elle ne se propage pas."
Des revendications sociales mais pas politiques
Du côté de la rue, la contestation existe aussi. Depuis les années 2000, la chape de plomb qui recouvrait jusqu'à l'idée d'une manifestation s'est doucement fissurée. Les grandes grèves de 2006 et 2008 ont provoqué de légers reculs du pouvoir. Des secteurs qui jusque là n'étaient pas concernés se sont tour à tour réveillés, comme les employés des taxes ou les médecins. Pour Tewfik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France "Il ne faut pas sous-estimer la souplesse de ce régime. Il a su gérer l'émergence de ces manifestations. Il a réussi à les localiser et à empêcher la jonction des différents intérêts. Ce régime laisse s'exprimer des revendications sociales du moment qu'elles ne deviennent pas politique."
"Une armée fidèle"
"Tant que l'armée aura l'impression de défendre l'Etat égyptien, elle le défendra sans états d'âme". Sur ce point, Tewfik Aclimandos, interrogé sur France Culture, est rejoint par Jean-Noël Ferrié qui ajoute : "L'entourage de Moubarak n'a rien à voir avec celui de Ben Ali. Tous les chefs d'Etat depuis 1954 sont issus de l'armée. La corruption existe, mais l'armée est fidèle. Ce qui tient réellement les forces militaires à disposition du pouvoir, c'est avant tout l'idée de servir l'Etat." La fidélité de l'armée vient également du fait que Mohammed Hosni Moubarak est vu comme un grand chef militaire, à l'inverse de son fils, censé reprendre les rênes du pouvoir après lui.
"Une justice indépendante"
La constitution égyptienne prône une séparation des pouvoirs, identique à celle qui régit les démocraties occidentales. Créée en 1979, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) veille à son respect. Pour Eberhard Kienle, directeur de recherches au CNRS, "le principe de la séparation des pouvoirs est clairement respecté dans le domaine de la justice". "À maintes reprises, la HCC a donné une interprétation 'libérale' de la Constitution et jugé contraires à celle-ci des lois peu soucieuses des libertés individuelles." D'après Jean-Noël Ferrié, "les magistrats ont une grande éthique professionnelle. Ils leur arrivent de se positionner contre le gouvernement."
Les Etats-Unis : un allié partagé
L'Egypte est le deuxième bénéficiaire du soutien économique américain -1,7 milliard de dollars par an - après Israël. Pour Marc Lavergne, directeur du Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej) au Caire, interrogé par TV5 Monde, "l'avènement de la démocratie pourrait devenir un cauchemar pour Israël, le principal allié américain dans la région. Ils sont partagés entre le coeur et la raison." Dans le cas de la Tunisie, les Etats-Unis pourraient avoir choisi de ne pas soutenir Moubarak. Mais l'administration américaine est prudente quand il s'agit de l'Egypte: "Nous soutenons les droits universels de réunion et d'expression", a assuré la Maison Blanche dans un communiqué, tout en assurant l'Egypte qu'elle reste une "alliée proche et importante, et continuera de l'être".
Au-delà du régime et de ses soutiens, la société elle-même est différente. Pas de classe moyenne sur laquelle la révolution pourrait s'appuyer durablement, notamment. Tous les ingrédients qui ont permis la révolution du jasmin en Tunisie ne sont donc pas réunis en Egypte. Mais un renversement de régime n'est pas une science exacte qui obéirait à un schéma unique pré-établi. Le jasmin pourrait-il alors devenir le parfum de liberté qui manquait encore à la colère populaire égyptienne?
Par Basile Lemaire, publié le 27/01/2011
Egypte: au moins mille arrestations, appel à de nouvelles manifestations
LE CAIRE (AFP) - jeudi 27 janvier 2011 - 10h28 - Au moins mille personnes ont été arrêtées en deux jours de manifestations sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak en Egypte, a indiqué jeudi un responsable, alors que les militants entendent poursuivre leur mouvement de contestation.
Les forces de l'ordre étaient massivement présentes dans le centre du Caire pour faire face aux manifestations qui ont déjà fait six morts -4 manifestants et deux policiers- et des dizaines de blessés depuis mardi à travers le pays.
Ces protestations, à l'appel de l'opposition qui réclame des réformes politiques, économiques et sociales, sont les plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir en 1981 de M. Moubarak, 82 ans, objet de critiques pour n'avoir notamment jamais levé l'état d'urgence en place depuis près de 30 ans.
"Au moins mille personnes ont été arrêtées à travers le pays", a déclaré le responsable de la sécurité sous couvert de l'anonymat.
Le "Mouvement du 6 avril", une organisation de jeunes pro-démocratie, à l'origine de ces rassemblements, a appelé les Egyptiens à continuer le mouvement, inspiré par la révolte tunisienne qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali. "Jeudi ne sera pas un jour de vacances, les actions dans la rue vont se poursuivre", affirme le groupe sur sa page Facebook. Il appelle également à des manifestations après les prières hebdomadaires du vendredi.
"Nous avons commencé et nous n'arrêterons pas", a déclaré un manifestant à l'AFP.
Les protestations se sont poursuivies tard jeudi dans le centre du Caire où les forces de sécurité ont procédé à de nouvelles arrestations et dispersé les protestataires à coups de gaz lacrymogènes.
Les autorités avaient annoncé mercredi l'interdiction des manifestations, après un premier jour de manifestations à travers le pays durant lesquelles les forces de sécurité ont fait preuve de retenue. Mercredi, elles ont pourchassé les manifestants dans les rues des quartiers, faisant usage de gaz lacrymogènes, de matraques et même de pierres. Les protestataires jetaient aussi des pierres sur les forces anti-émeutes.
Au Caire, ils ont forcé un portail de l'enceinte du ministère des Affaires étrangères avant d'en être chassés par des gaz lacrymogènes.
A Suez, à 100 km au nord-est du Caire), les manifestations ont été les plus violentes mercredi. Les affrontements ont éclaté après le refus de la police de remettre le corps d'un des trois manifestants morts mardi. Les manifestants ont lancé des bouteilles incendiaires contre un bâtiment relevant de la municipalité, dont une partie a pris feu, selon des témoins. Ils ont aussi attaqué le siège du parti de M. Moubarak et un poste de police. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, alors qu'ils tentaient d'atteindre une place du front de mer pour manifester, selon des témoins.
La communauté internationale, dont les Etat-Unis, l'Union européenne et l'ONU, ont appelé le gouvernement égyptien à écouter les demandes du peuple et à respecter la liberté d'expression.
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Côte d'Ivoire - La guerre économique est lancée par le camp Ouattara
(La Croix 27/01/2011)
Abidjan vit au rythme de la rumeur. La semaine dernière, le camp Ouattara assurait qu’une intervention militaire extérieure était inévitable pour s’installer au palais. Dans la ville, on était certain qu’au Nord, à Bouaké, les armées des voisins africains de la Cedeao se regroupaient pour descendre vers Yamoussoukro.
En début de semaine, le combat se portait sur le terrain économique. Alassane Ouattara demandait l’arrêt pour un mois des exportations de cacao. Dans la foulée, il réussissait à faire destituer un proche de Gbagbo du poste de gouverneur de la BCEAO, l’institut d’émission du franc CFA. Du coup, jeudi 27 janvier, dans la ville, on évoquait un « casse du siècle » perpétré dans la nuit par les forces pro-Gbagbo dans les réserves de la BCEAO d’Abidjan…
Reste, pour les deux belligérants, le terrain diplomatique. À la veille du sommet de l’Union africaine qui s’ouvre vendredi à Addis-Abeba, l’unanimité autour d’Alassane Ouattara se fissure. L’Afrique du Sud, l’Angola, l’Ouganda sont séduits par l’idée d’un recomptage des voix des élections ivoiriennes et d’un nouveau dialogue entre Africains. Alors, Abidjan assure que le colonel libyen Kadhafi va bombarder le palais de Gbagbo pour le déloger.
la guerre économique arrange beaucoup de monde, sauf les Ivoiriens
Chez Ouattara et ses soutiens, on est convaincu que la négociation ne servira qu’à faire gagner du temps à Laurent Gbagbo. Les pays de la Cedeao, emmenés par le Nigeria, ont brandi très tôt la menace d’une intervention militaire. En écho, la télévision publique (RTI) et les proches de Gbagbo ont mis l’accent sur les millions de « ressortissants de la sous-région » installés en Côte d’Ivoire et qui pourraient en faire les frais.
Aujourd’hui, la Cedeao demande le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir. « Elle sait très bien qu’elle ne l’obtiendra pas, à cause de la réticence de la Russie », estime un diplomate. La France et l’Onuci ne disent plus grand-chose. Les 900 soldats de Licorne sont peu visibles, leur mission étant d’exfiltrer les ressortissants français en cas de danger, et les 9 000 hommes de l’Onuci se font plus discrets depuis des attaques répétées contre leurs convois.
Dans ces conditions, la guerre économique lancée par Alassane Ouattara arrange beaucoup de monde, sauf les Ivoiriens, affectés dans leur vie quotidienne. Sans compter que personne ne peut évaluer le temps qu’il faudra pour ressentir l’impact de l’arrêt du cacao ou du contrôle de la BCEAO.
Plusieurs scénarios possibles
Un haut fonctionnaire français livrait récemment qu’Alassane Ouattara avant de rentrer en 1999 en Côte d’Ivoire avait suivi un cours de six mois aux États-Unis sur la résolution pacifique des conflits. Il essaie maintenant de le mettre en pratique.
D’autres scénarios sont sur la table. L’option d’un coup d’État, par des proches de Gbagbo – mais «ceux qui pourraient le faire disent qu’ils ont peur pour leur famille», confie un observateur. L’option de la rue, comme à Tunis. Enfin, l’hypothèse d’une descente des Forces nouvelles basées à Bouaké, épaulées par des militaires et un armement étrangers.
Deux fois depuis deux mois, ces Forces nouvelles ont commencé à marcher vers Yamoussoukro, la capitale politique du pays. Deux fois, elles sont remontées. Certains estiment qu’elles ont été repoussées par les militaires pro-Gbagbo, d’autres qu’Alassane Ouattara ne s’était pas encore résolu à être installé par une armée, considérée par beaucoup d’Ivoiriens comme constituée de rebelles, par qui le drame est arrivé en 2002. Mais le temps file et les options pourraient bien se réduire.
Pierre COCHEZ, à Abidjan
27/01/2011 17:38
© Copyright La Croix
Abidjan vit au rythme de la rumeur. La semaine dernière, le camp Ouattara assurait qu’une intervention militaire extérieure était inévitable pour s’installer au palais. Dans la ville, on était certain qu’au Nord, à Bouaké, les armées des voisins africains de la Cedeao se regroupaient pour descendre vers Yamoussoukro.
En début de semaine, le combat se portait sur le terrain économique. Alassane Ouattara demandait l’arrêt pour un mois des exportations de cacao. Dans la foulée, il réussissait à faire destituer un proche de Gbagbo du poste de gouverneur de la BCEAO, l’institut d’émission du franc CFA. Du coup, jeudi 27 janvier, dans la ville, on évoquait un « casse du siècle » perpétré dans la nuit par les forces pro-Gbagbo dans les réserves de la BCEAO d’Abidjan…
Reste, pour les deux belligérants, le terrain diplomatique. À la veille du sommet de l’Union africaine qui s’ouvre vendredi à Addis-Abeba, l’unanimité autour d’Alassane Ouattara se fissure. L’Afrique du Sud, l’Angola, l’Ouganda sont séduits par l’idée d’un recomptage des voix des élections ivoiriennes et d’un nouveau dialogue entre Africains. Alors, Abidjan assure que le colonel libyen Kadhafi va bombarder le palais de Gbagbo pour le déloger.
la guerre économique arrange beaucoup de monde, sauf les Ivoiriens
Chez Ouattara et ses soutiens, on est convaincu que la négociation ne servira qu’à faire gagner du temps à Laurent Gbagbo. Les pays de la Cedeao, emmenés par le Nigeria, ont brandi très tôt la menace d’une intervention militaire. En écho, la télévision publique (RTI) et les proches de Gbagbo ont mis l’accent sur les millions de « ressortissants de la sous-région » installés en Côte d’Ivoire et qui pourraient en faire les frais.
Aujourd’hui, la Cedeao demande le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir. « Elle sait très bien qu’elle ne l’obtiendra pas, à cause de la réticence de la Russie », estime un diplomate. La France et l’Onuci ne disent plus grand-chose. Les 900 soldats de Licorne sont peu visibles, leur mission étant d’exfiltrer les ressortissants français en cas de danger, et les 9 000 hommes de l’Onuci se font plus discrets depuis des attaques répétées contre leurs convois.
Dans ces conditions, la guerre économique lancée par Alassane Ouattara arrange beaucoup de monde, sauf les Ivoiriens, affectés dans leur vie quotidienne. Sans compter que personne ne peut évaluer le temps qu’il faudra pour ressentir l’impact de l’arrêt du cacao ou du contrôle de la BCEAO.
Plusieurs scénarios possibles
Un haut fonctionnaire français livrait récemment qu’Alassane Ouattara avant de rentrer en 1999 en Côte d’Ivoire avait suivi un cours de six mois aux États-Unis sur la résolution pacifique des conflits. Il essaie maintenant de le mettre en pratique.
D’autres scénarios sont sur la table. L’option d’un coup d’État, par des proches de Gbagbo – mais «ceux qui pourraient le faire disent qu’ils ont peur pour leur famille», confie un observateur. L’option de la rue, comme à Tunis. Enfin, l’hypothèse d’une descente des Forces nouvelles basées à Bouaké, épaulées par des militaires et un armement étrangers.
Deux fois depuis deux mois, ces Forces nouvelles ont commencé à marcher vers Yamoussoukro, la capitale politique du pays. Deux fois, elles sont remontées. Certains estiment qu’elles ont été repoussées par les militaires pro-Gbagbo, d’autres qu’Alassane Ouattara ne s’était pas encore résolu à être installé par une armée, considérée par beaucoup d’Ivoiriens comme constituée de rebelles, par qui le drame est arrivé en 2002. Mais le temps file et les options pourraient bien se réduire.
Pierre COCHEZ, à Abidjan
27/01/2011 17:38
© Copyright La Croix
Gabon - Des militants de Mba Obame dispersés par les forces de l'ordre
(Romandie.com 27/01/2011)
LIBREVILLE - Les forces de l'ordre ont dispersé jeudi matin devant le siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) les sympathisants de l'opposant et président autoproclamé André Mba Obame, réfugié depuis mardi au PNUD, a appris l'AFP auprès de l'opposition.
"La dispersion s'est produite à l'aube et était l'oeuvre de gendarmes et militaires -des bérets rouges-. Il y a eu des tirs de grenades lacrymogène. Il y a eu des blessés et une trentaine d'arrestations", a affirmé à l'AFP Michel Ongoundou, opposant et "ministre de la Défense" dans le "gouvernement" du président autoproclamé.
Joint par l'AFP, un responsable du ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il était "possible qu'il y ait eu des interpellations". "Mais si ces gens sont de simples sympathisants, ils ne resteront pas en prison", a-t-il ajouté.
Un journaliste de l'AFP s'est rendu brièvement sur les lieux à 06H15 (locales, 05H15 GMT) avant d'en être éconduit poliment par la gendarmerie. A 06H15, les gendarmes nettoyaient la rue devant le PNUD ramassant divers débris: sacs poubelle, cailloux, bouteilles plastique.
La tente, les chaises en plastique et les appareils de sonorisation qui avaient été installés la veille pour les militants devant le PNUD avaient disparu. Aucun militant n'était visible.
"Ca a commencé peu après 04H00" a poursuivi M. Ongoundou qui a passé la nuit en compagnie d'une trentaine opposants dont M. Mba Obame au PNUD. "J'étais sur la terrasse et j'ai vu deux camions arriver puis une colonne de forces anti-émeutes. Immédiatement, ils ont chargé", a-t-il poursuivi.
"Les jeunes (sympathisants) ont crié. Certains ont été blessés et ont escaladé les mur pour se réfugier ici. D'autres ont été pourchassés dans les quartiers avoisinants", a assuré M. Ongoundou.
M. Mba Obame, qui s'est autoproclamé président mardi, est réfugié depuis mardi soir au siège du PNUD à Libreville. Il affirme être "président élu du Gabon".
En octobre 2009, après un long contentieux, Ali Bongo avait été proclamé président définitivement élu du Gabon avec 41,79% des voix devant un autre opposant, Pierre Mamboundou (25,66%), et M. Mba Obame (25,33%).
(©AFP / 27 janvier 2011 08h35)
© Copyright Romandie.com
LIBREVILLE - Les forces de l'ordre ont dispersé jeudi matin devant le siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) les sympathisants de l'opposant et président autoproclamé André Mba Obame, réfugié depuis mardi au PNUD, a appris l'AFP auprès de l'opposition.
"La dispersion s'est produite à l'aube et était l'oeuvre de gendarmes et militaires -des bérets rouges-. Il y a eu des tirs de grenades lacrymogène. Il y a eu des blessés et une trentaine d'arrestations", a affirmé à l'AFP Michel Ongoundou, opposant et "ministre de la Défense" dans le "gouvernement" du président autoproclamé.
Joint par l'AFP, un responsable du ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il était "possible qu'il y ait eu des interpellations". "Mais si ces gens sont de simples sympathisants, ils ne resteront pas en prison", a-t-il ajouté.
Un journaliste de l'AFP s'est rendu brièvement sur les lieux à 06H15 (locales, 05H15 GMT) avant d'en être éconduit poliment par la gendarmerie. A 06H15, les gendarmes nettoyaient la rue devant le PNUD ramassant divers débris: sacs poubelle, cailloux, bouteilles plastique.
La tente, les chaises en plastique et les appareils de sonorisation qui avaient été installés la veille pour les militants devant le PNUD avaient disparu. Aucun militant n'était visible.
"Ca a commencé peu après 04H00" a poursuivi M. Ongoundou qui a passé la nuit en compagnie d'une trentaine opposants dont M. Mba Obame au PNUD. "J'étais sur la terrasse et j'ai vu deux camions arriver puis une colonne de forces anti-émeutes. Immédiatement, ils ont chargé", a-t-il poursuivi.
"Les jeunes (sympathisants) ont crié. Certains ont été blessés et ont escaladé les mur pour se réfugier ici. D'autres ont été pourchassés dans les quartiers avoisinants", a assuré M. Ongoundou.
M. Mba Obame, qui s'est autoproclamé président mardi, est réfugié depuis mardi soir au siège du PNUD à Libreville. Il affirme être "président élu du Gabon".
En octobre 2009, après un long contentieux, Ali Bongo avait été proclamé président définitivement élu du Gabon avec 41,79% des voix devant un autre opposant, Pierre Mamboundou (25,66%), et M. Mba Obame (25,33%).
(©AFP / 27 janvier 2011 08h35)
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Côte d'Ivoire - Washington favorable aux efforts pour faciliter un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire
(Xinhuanet 27/01/2011)
WASHINGTON -- Le conseiller du président américain à la sécurité nationale, Tom Donilon, a affiché mercredi son soutien ferme aux efforts qui sont menés pour faciliter un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire.
M. Donilon s'est exprimé sur la situationen ivoirienne suite à la visite à la Maison Blanche d'une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), dirigée par le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma.
M. Donilon a exprimé "son soutien ferme aux efforts menés par la CEDEAO pour faciliter un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire", indique un communiqué de la Maison Blanche.
"M. Donilon et la délégation de la CEDEAO ont réaffirmé leur engagement commun de voir le vainqueur des dernières élections Alassane Ouattara assumer le rôle de président de la Côte d'Ivoire, et leur volonté commune de voir l'ancien président Laurent Gbagbo céder le pouvoir", selon le document.
MM. Gbagbo et Ouattara sont engagés dans un bras de fer depuis l'organisation du second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre dernier. L'ONU et la CEDEAO ont reconnu l'élection de M. Ouattara et demandé à M. Gbagbo de quitter le pouvoir. La CEDEAO n'a pour sa part pas exclu une intervention militaire comme dernier recours.
M. Donilon et la délégation de la CEDEAO ont mis l'accent sur l"'importance de maintenir l'unité internationale sur ce point", comme l'avaient approuvé l'Union africaine (UA), la CEDEAO et le Conseil de sécurité de l'ONU.
Ils ont convenu de "poursuivre leur coordination étroite" en ce sens, selon le communiqué.
Publié le 2011-01-27 11:23:52
© Copyright Xinhuanet
WASHINGTON -- Le conseiller du président américain à la sécurité nationale, Tom Donilon, a affiché mercredi son soutien ferme aux efforts qui sont menés pour faciliter un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire.
M. Donilon s'est exprimé sur la situationen ivoirienne suite à la visite à la Maison Blanche d'une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), dirigée par le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma.
M. Donilon a exprimé "son soutien ferme aux efforts menés par la CEDEAO pour faciliter un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire", indique un communiqué de la Maison Blanche.
"M. Donilon et la délégation de la CEDEAO ont réaffirmé leur engagement commun de voir le vainqueur des dernières élections Alassane Ouattara assumer le rôle de président de la Côte d'Ivoire, et leur volonté commune de voir l'ancien président Laurent Gbagbo céder le pouvoir", selon le document.
MM. Gbagbo et Ouattara sont engagés dans un bras de fer depuis l'organisation du second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre dernier. L'ONU et la CEDEAO ont reconnu l'élection de M. Ouattara et demandé à M. Gbagbo de quitter le pouvoir. La CEDEAO n'a pour sa part pas exclu une intervention militaire comme dernier recours.
M. Donilon et la délégation de la CEDEAO ont mis l'accent sur l"'importance de maintenir l'unité internationale sur ce point", comme l'avaient approuvé l'Union africaine (UA), la CEDEAO et le Conseil de sécurité de l'ONU.
Ils ont convenu de "poursuivre leur coordination étroite" en ce sens, selon le communiqué.
Publié le 2011-01-27 11:23:52
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Nigeria - La compagnie pétrolière publique nigériane proche d'une exploitation commerciale sur le bassin du Lac Tchad
(Xinhuanet 27/01/2011)
ABUJA -- La compagnie pétrolière d'État nigériane a déclaré mercredi qu'elle se rapprochait d'une découverte de pétrole exploitable dans le bassin du lac Tchad.
Le porte-parole de la Nigerian National Petroleum Corporation ( NNPC) Levi Ajuonuma a affirmé à Abuja que le gouvernement fédéral nigérian était déterminé à mener jusqu'au bout une cartographie pétrolière exhaustive du pays.
La compagnie est enthousiasmée par son avancée impressionnante dans les activités d'exploration pétrolière en cours dans le bassin du Lac Tchad, a déclaré M. Ajuonuma à la presse.
Cette cartographie nationale permettra de dynamiser la recherche de pétrole et de gaz dans tous les bassins sédimentaires du pays, a-t-il dit.
"Au cours des six derniers mois, la NNPC, en accord avec les aspirations de M. le président de réaliser une augmentation durable des réserves de pétrole brut du pays, a intensifié la recherche de pétrole brut commercial dans le bassin du lac Tchad", a-t-il dit.
"Ce bassin fait partie de ce que l'on désigne comme les Bassins sédimentaires intérieurs de la frontière nigériane, ou NFISB. La zone du NFISB comprend également les bassins d'Anambra, de Bida de Gongola/Yola et de Sokoto le long du Bénoué", a-t-il ajouté.
Ce projet de cartographie pétrolière complète sera le premier du genre au cours des 100 années d'exploration de pétrole brut dans ce pays, a-t-il dit.
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ABUJA -- La compagnie pétrolière d'État nigériane a déclaré mercredi qu'elle se rapprochait d'une découverte de pétrole exploitable dans le bassin du lac Tchad.
Le porte-parole de la Nigerian National Petroleum Corporation ( NNPC) Levi Ajuonuma a affirmé à Abuja que le gouvernement fédéral nigérian était déterminé à mener jusqu'au bout une cartographie pétrolière exhaustive du pays.
La compagnie est enthousiasmée par son avancée impressionnante dans les activités d'exploration pétrolière en cours dans le bassin du Lac Tchad, a déclaré M. Ajuonuma à la presse.
Cette cartographie nationale permettra de dynamiser la recherche de pétrole et de gaz dans tous les bassins sédimentaires du pays, a-t-il dit.
"Au cours des six derniers mois, la NNPC, en accord avec les aspirations de M. le président de réaliser une augmentation durable des réserves de pétrole brut du pays, a intensifié la recherche de pétrole brut commercial dans le bassin du lac Tchad", a-t-il dit.
"Ce bassin fait partie de ce que l'on désigne comme les Bassins sédimentaires intérieurs de la frontière nigériane, ou NFISB. La zone du NFISB comprend également les bassins d'Anambra, de Bida de Gongola/Yola et de Sokoto le long du Bénoué", a-t-il ajouté.
Ce projet de cartographie pétrolière complète sera le premier du genre au cours des 100 années d'exploration de pétrole brut dans ce pays, a-t-il dit.
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