(Liberation 07/03/2011)
•Les insurgés contrôlent toujours les terminaux pétroliers de Brega et de Ras Lanouf mais craignent une attaque au sol des forces de Kadhafi, qui bombardent toujours.
•L'ONU demande un «accès urgent» aux victimes «blessées et mourantes» des bombardements menés par Kadhafi dans la ville de Misrata, 150 km à l'est de Tripoli.
•Plus de 191.000 personnes ont fui les violences et 10.000 déplacés se dirigent vers la frontière égyptienne.
13 heures. La Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, affirme le Quai d'Orsay, au lendemain d'une rencontre entre son secrétaire général Amr Moussa et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.
12h30. Un deuxième raid aérien vise le port stratégique de Ras Lanouf, tenu par les opposants au régime du colonel Mouammar Kadhafi qui ont répondu en faisant usage de l'artillerie anti-aérienne.
Le journaliste de l'AFP se trouvant à la périphérie est de la ville côtière entend un avion de chasse passer à basse altitude dans un bruit assourdissant et voit un gros panache de fumée à environ 400 mètres du point de contrôle des rebelles et à une cinquantaine de mètres de la principale route du désert.
Des rebelles ripostent par des salves de tirs, d'autres sautent dans leurs véhicules pour vérifier s'il y avait des dégâts.
11h45. De la Mauritanie à l'Iran, les régimes autoritaires qui peuvent basculer. Découvrez notre carte interactive, en permanence mise à jour, via les articles de Libération et Twitter.
11h30. «Le peuple va s'occuper des terroristes et des traîtres».
Dans une interview donnée à France24, Kadhafi développe à nouveau sa rhétorique habituelle. Il affirme que la Libye joue un «rôle essentiel dans la paix régionale et même mondiale». Selon lui, «Al-Qaeda a un plan. Je pense que les terroristes d'Al-Qaeda ont essayé de profiter de la situation en Tunisie, en Égypte, mais ils se sont repliés en Libye. Ce sont des cellules dormantes qui se sont réveillées et ont pris les armes pour tuer des membres de l'armée, de la police.»
11h20. Abdelilah al-Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, a été désigné par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, pour entamer des «consultations urgentes» avec le gouvernement du colonel Kadhafi sur la crise humanitaire causée par les combats entre forces loyalistes et insurgés.
11h15. Selon Al-Jezira, les forces de l'opposition ont attaqué hier celles de Kadhafi à Az Zintan, une ville à 160 km au sud-ouest de Tripoli. Ils auraient réussi à arrêter dix soldats en plus d'un colonel, qui aurait été gravement blessé, selon un témoin sur place.
11 heures. «Il ne devrait pas y avoir de problème de pénurie de pétrole» à cause de la situation en Libye, car la production du pays pourrait être remplacée par les réserves stockées en Arabie Saoudite, estime le patron de l'exploration du groupe pétrolier espagnol Repsol.
«Le monde consomme 86 millions de barils par jour et la Libye mettait sur le marché environ deux millions de barils», explique Nemesio Fernandez-Cuesta, dans un entretien au journal économique Cinco Dias.
10h30. Ras Lanouf, aimant de toutes les énergies guerrières. A lire dans notre zone abonnés le reportage de Jean-Pierre Perrin, envoyé spécial de Libération, à Ras Lanouf, où affluent les volontaires dans une ambiance anarchique.
10 heures. Un raid aérien vise le port pétrolier stratégique de Ras Lanouf, dans l'est libyen, où des combattants ont riposté en faisant usage de l'artillerie anti-aérienne après une explosion, selon un journaliste de l'AFP.
9 heures. Des habitants de Ras Lanouf, dans l'est libyen, où se sont repliés des insurgés chassés de la localité voisine de Ben Jawad, quittent depuis ce matin cette ville stratégique tenue par l'opposition par crainte d'attaques des pro-Kadhafi.
En moins d'un quart d'heure, une dizaines de voitures ont été vues lundi matin à la sortie de la ville se dirigeant vers Brega, plus à l'est, contrôlée par les insurgés depuis la semaine dernière.
Le seul hôtel de la ville, occupé principalement par des journalistes, a été évacué de 03H00 GMT à 06H00 GMT le personnel venant frapper aux portes et criant «urgence, urgence, vous devez partir».
Certains habitants tentaient de partir vers l'ouest au delà de Ben Jawad, une localité reprise samedi par les forces loyales à Mouammar Kadhafi, en dépit des mises en garde des rebelles.
(L'hôpital de Ben Jaouad, Reuters)
8 heures. Au moins sept personnes sont mortes et plus de 50 ont été blessées dans les combats entre pro et anti-Kadhafi dans la localité côtière de Ben Jaouad, dans l'est libyen, selon un nouveau bilan fourni lundi de source hospitalière.
L'essentiel de dimanche: au 20e jour d'insurrection, le régime libyen tente de reprendre la main, imposant à coups de bombardements, un reflux de l’opposition dans l’est et orchestrant des manifestations de «victoire» à Tripoli. La révolte prend désormais des allures de guerre civile et la télévision d'Etat annonce que des forces fidèles au dictateur sont en route vers Benghazi. Dans le même temps, Kadhafi se dit favorable à l'envoi d'une commission d'enquête «des Nations unies ou de l'Union africaine» pour évaluer la situation et brandit la menace d’une immigration massive en Europe et du terrorisme islamiste. Plus de 191.000 personnes ont fui les violences et 10.000 déplacés se dirigent vers la frontière égyptienne, selon l'ONU.
Par LIBÉRATION.FR
Monde 07/03/2011 à 09h45 (mise à jour à 13h05)
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