(Metro 17/03/2011)
Kadhafi a lancé une offensive sur Misrata et Benghazi, symboles de la révolte du peuple libyen. L'armée libyenne a annoncé l'arrêt des opérations militaires dimanche pour que les insurgés se rendent.
L'armée libyenne a annoncé jeudi l'arrêt de ses opérations militaires contre l'insurrection à partir de dimanche, pour donner une chance aux "terroristes" de déposer leur arme et de profiter d'une grâce. Une annonce qui intervient quelques heures avant un vote prévu au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution imposant une zone d'exclusion aérienne pour clouer au sol l'aviation des forces libyennes par la force.
"Demain (jeudi, ndlr) ça sera la bataille décisive. Il ne faut pas laisser Misrata otage aux mains d'une poignée de cinglés", avait lancé hier Mouammar Kadhafi. Et les opérations promises par le régime libyen contre Misrata et Benghazi, symboles de la révolte ont été mises en application. Bien décidé à "mater l'insurrection".
Les forces loyales à Kadhafi ont ainsi mené l'offensive à Misrata, 200 km à l'est de Tripoli. Un bilan fait état d'au moins quatre morts et une dizaine de blessés. Mais les informations nous parvenant ce jeudi sont partiales et contradictoires. L'armée libyenne affirmant s'être emparé de la ville, un porte-parole de l'opposition assurant que Misrata était toujours entre leurs mains.
William Burns, le directeur politique du département d'Etat américain a affirmé ce jeudi que les forces armées du colonel Kadhafi se trouvaient à 160 km du fief de l'opposition Benghazi et continuent "d'avancer" grâce à leur supériorité militaire. Le régime libyen avait affirmé un peu plus tôt que ses forces étaient aux portes de la ville située à 1000 km à l'est de Tripoli. L'opposition a quant à elle indiqué que les forces armées ont tenté de bombarder des positions des insurgés, en vain. Elle assure avoir abattu deux avions.
Soulignant l'urgence d'une intervention de la communauté internationale qui tergiverse depuis des semaines, l'ambassadeur libyen adjoint à l'ONU Ibrahim Dabbachi, qui a fait défection, a affirmé que son pays avait besoin d'une résolution "dans les 10 heures", sous peine de "voir un vrai génocide".
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