vendredi 4 mars 2011

Centrafrique, Libye, Mali, Niger, Tchad - D'ex-rebelles africains accusés d'aider Kadhafi

(La Voix du Nord 04/03/2011)
D'anciens combattants de rébellions africaines financées par Mouammar Kadhafi dans les années 90 et au début des années 2000 seraient payés par le colonel pour combattre en Libye l'insurrection à laquelle il est confronté.
Des élus de la région de Kidal, dans le nord du Mali, ont affirmé que des Touareg maliens et nigériens, parmi lesquels d'anciens rebelles, sont recrutés « massivement » par le régime libyen, ce qui les inquiète car ils pourraient revenir avec leurs armes et déstabiliser à nouveau le Sahel. Le Mali et le Niger ont été pendant près de vingt ans déstabilisés par ces rébellions touareg , financièrement soutenues par la Libye, qui ont pris fin en 2006 au Mali et en 2009 au Niger.
Pont aérien du Tchad ?
Pour convaincre la rébellion touareg du Niger de signer la paix avec les autorités de Niamey, Kadhafi lui avait offert des millions de dollars, hébergé à Tripoli ses principaux chefs et une partie de leurs combattants. Selon une source touareg du Niger, « il y a au moins 3 000 ex-combattants touareg qui errent dans la nature depuis 2009, rien d'étonnant à ce que certains se fassent recruter par Kadhafi, à qui ils sont redevables. Certains ex-rebelles ont été fabriqués par Kadhafi qui les a intégrés parmi ses milices après les avoir naturalisés libyens ».
Selon Abdou Salam Ag Assalat, président de l'assemblée régionale de Kidal, « c'est du Tchad, semble-t-il, qu'il y a un pont aérien » pour acheminer les Touareg en territoire libyen. D'autres font la route pour aller dans le sud de la Libye ».
Dans les années 80, le Tchad a été l'un des principaux théâtres d'intervention de la Libye, qui y a aussi soutenu diverses rébellions et en a occupé la partie nord. Des membres des rébellions de cette époque et d'autres ayant suivi vivent en Libye, de même que d'ex-rebelles centrafricains.

vendredi 04.03.2011, 05:11 - La Voix du Nord
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