(Afrique en ligne 14/12/2010)
La communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réitéré dimanche son soutien au candidat de l'opposition, M. Alassane Ouattara, le président démocratiquement élu de la Côte d'Ivoire et a rejeté toute éventualité de formation d'un gouvernement de coalition comme solution à l'impasse politique dans laquelle se trouve le pays.
Selon les spéculations, le président sortant, Laurent Gbagbo, qui a perdu les élections du 28 novembre devant Allassane Ouattara, conformément aux résultats proclamés par la commission électorale indépendante (CEI), serait favorable à la formation d'un gouvernement de coalition en Côte d'Ivoire selon le modèle du Kenya et du Zimbabwe, comme une solution de sortie de crise.
Mais le porte-parole de la CEDEAO, Sunny Ugoh, a indiqué que cette hypothèse est hors de question, se référant à la décision prise par les leaders de l'organisation sous régionale au cours de leur sommet extraordinaire tenu mardi à Abuja (Nigeria).
"Le président de l'Autorité des chefs d'état et de gouvernements de la CEDEAO a clairement indiqué à l'issue du sommet d'Abuja qu'ils ne sont pas favorables à un gouvernement d'union nationale", a indiqué à la PANA M. Ugoh qui précise qu'ill 'n'y' a aucune ambiguïté à ce sujet '.
Il a également affirmé que la reconnaissance de Ouattara comme président élu de ce pays par les leaders de l'Afrique de l'ouest ne fait l'objet d'aucun doute.
'Les chefs d'état et de gouvernement, dans leur sagesse collective et dans l'esprit de promouvoir la démocratie et la transparence et de garantir le respect de l'expression de la volonté populaire par les urnes, ont pris la décision de reconnaître les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle, proclamés par la commission électorale indépendante', a précisé M. Ugoh
Le conseil constitutionnel avait annulé les résultats proclamés par la commission électorale pour déclarer finalement Gbagbo vainqueur, créant ainsi ce un désordre institutionnel dans ce pays d'Afrique de l'ouest, leader mondial des producteurs de cacao.
Les observateurs ont exprimé la crainte que l'échec d'une solution rapide de la crise ne replonge le pays dans la situation de 2002, lorsqu'une mutinerie avait divisé le pays en deux entités.
Pana
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