dimanche 20 mars 2011

Mali, Sénégal - La Chine courtisée par Wade pour la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako

(Les Afriques 18/03/2011)

Alors que ça déraille encore du côté de la société Transrail, en charge du corridor ferroviaire Dakar-Bamako, long de 1223 km, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, passe à la vitesse supérieure. Les pourparlers avancés avec les Chinois sont bien avancés.
La situation alarmante que vit l'entreprise Transrail depuis le départ du consortium canadien, Canac, en 2003 avec son corolaire de dégradation avancée des infrastructures du réseau ferroviaire a poussé le chef de l'Etat sénégalais, Abdoulaye Wade à monter au front.
Au cours d'un entretien avec des partenaires investisseurs chinois, en mission à Dakar, le président a déclaré qu'il est en négociations avancées avec un géant de la scène mondiale pour la réalisation d'une ligne de chemin de fer devant relier la capitale sénégalaise à Bamako ( République du Mali).
Aucune information officielle relative au coût global du projet du corridor ferroviaire n'a été cependant précisée.
Selon une source autorisée, cette infrastructure pourrait être confiée à un consortium chinois étant donné que la mobilisation des fonds devrait être assurée en grande partie par un guichet de financement chinois.
A en croire, le chef de l'Etat, en charge du stratégique portefeuille des Infrastructures de l'Union africaine, cette liaison ferroviaire, la plus vieille au Sud du Sahara, lui tient à cœur et devrait être réalisée avant la fin de son mandat initialement prévu en mars 2012.
Confrontée à l’épineuse équation de moderniser le réseau ferroviaire Dakar-Bamako, en dépit des sempiternelles négociations avec les bailleurs et ses principaux actionnaires (Groupe Advens , le Sénégal et le Mali), l’entreprise Transrail peine à siffler.
Mi-août 2009, l’opérateur Vecturis avait présenté aux actionnaires, un plan de relance estimé à 139 milliards Fcfa, couvrant la période 2009-2019. Classé sans suite, la bataille du fret se joue maintenant dans le couloir routier, défiant la législation de transport de marchandises en vigueur dans les deux Etats, reconnaît une source officielle malienne, contactée par Les Afriques.
Avec un chiffre d’affaires revendiqué à hauteur de 17 milliards de F CFA (25,9 millions d’euros) et un endettement cumulé estimé à plus de 11 milliards 800 millions Fcfa, dû par des compagnies d’assurances et pétrolières, évoluant dans le secteur du corridor ferroviaire, l’entreprise Transrail est aujourd’hui sur la sellette.

Par Ismael Aidara
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