(Xinhuanet 07/12/2010)
NEW YORK (Nations Unies) -- Le Burundi s'est sensiblement éloigné de son passé violent et a progressé vers la paix, la stabilité et le développement, a souligné le secrétaire Général, Ban Ki-moon, dans son rapport sur la situation du pays publié lundi.
"L'organisation dans un bref laps de temps de cinq élections - communales, présidentielle, législatives, sénatoriales et collinaires- a représenté un défi considérable et, pour la première fois depuis 1993, le gouvernement burundais s'en est acquitté pleinement. Je souhaite remercierla communauté internationale ainsi que les organisations régionales et sous-régionales du soutien qu'elles lui ont apporté à cet égard", a écrit le chef de l'ONU.
"Bien que ces élections aient provoqué de profondes divisions entre acteurs politiques, et qu'un seul parti va dominer le paysage politique pendant les cinq prochaines années, il est remarquable de constater que cette situation n'a pas entraîné un retour de la violence à grande échelle, comme craint. Je pense que le fait que la confrontation ait été, dans une large mesure,circonscrite au domaine politique, témoigne de lamaturité croissante de la classe politique burundaise, du rôle actif joué par une société civile de plus en plus forte et indépendante et, surtout, du fait que la population souhaite voir s'installer durablement la paix et le développement", poursuit le rapport.
Entre mai et septembre 2010, la vie politique a été dominée par une série de scrutins. Il s'agissait des élections communales (24 mai), présidentielle (28 juin), législatives (23 juillet),sénatoriales (28 juillet) et collinaires (7 septembre).
La situation en matière de sécurité, "bien que relativement stable au cours de la période considérée, est toujours préoccupante", a toutefois estimé Ban Ki-moon. "La criminalité reste élevée, en particulier les vols à main armée, les meurtres et les violences sexuelles. Ces actes sont dans une large mesure liés au grand nombre d'armes en circulation dans le pays, à des différends fonciers et à la situation socioéconomiquedu pays", a-t-il ajouté.
Les élections présidentielles se sont déroulées le 28 juin 2010, en dépit de leur boycottage par l'ADC-Ikibiri. Le seul candidat, le présidenten exercice, a été réélu avec 91% des voix. La Commission électorale nationale indépendante a annoncé que la participation s'était élevée à 76%, contre 91% lors des élections communales.
"La situation au Burundi a suffisamment progressé, en dépit des problèmes susmentionnés. J'encourage par conséquent la communauté internationale à réorienter progressivement son soutien au processus de paix en faveur d'une assistance en matière de redressement, de développement et de consolidation démocratique. Les cinq prochaines années seront essentielles à cet égard, notamment en raison de l'instabilité politique toujours grande et de la volatilité de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs", a conclu Ban Ki-moon.
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