samedi 10 avril 2010

SENEGAL -Karim rejeté par les libéraux, Wade renonce à la mutation de son parti: des milliards et des tensions, pour rien

(Xibar.net 10/04/2010)
Le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais a dépensé des milliards du contribuable sénégalais pour une prétendue cure de jouvence de son parti. Mais, il ne faisait que tenter de berner ses « frères », parce que sachant que « l’opération chirurgicale » ne pouvait que lui être fatale.
Des millions de cartes de membres ont été confectionnées pour que le Parti démocratique sénégalais devienne, après dix ans d’exercice du pouvoir, « libéral ». Des centaines de commissaires ont été armés, avec des millions, pour la réussite de ladite opération, avec véhicules, carburant et frais de missions. Ils se sont activés, pendant des mois. Mais la montage a accouché d’une souris, puisque par une circulaire N°58 du 25 mars 2010, le président Wade a rappelé les troupes qu’il avait lâchés à l’intérieur du pays et dans la diaspora.
Le Parti démocratique sénégalais libéral n’était qu’un bluff, parce que le président Wade, qui aspire à un troisième mandat, à 86 ans, ne tient pas à prendre des risques. Car, procéder au renouvellement de son parti, c’était faire s’entretuer ses responsables politiques. Pour preuve, des batailles rangées ont opposé bon nombre de responsables libéraux. Dans bien des localités, rien n’a bougé. Des « commissaires » désignés pour l’impossible tâche ont même été obligés de se « réfugier » dans des gouvernances, pour ne pas subir la furie des « militants » armés.
Abdoulaye Wade a fait, aussi, marche arrière, parce que sachant que c’est le statut quo qui l’arrange. Car, s’atteler à la mutation du Pds et au renouvellement de ses instances, c’était courir le risque d’aller vers des votes sanctions, à son détriment ; comme ce fut le cas lors des dernières élections locales.
En vérité, il voulait livrer son parti à son fils Karim et faire de la promotion aux courtisans de celui-ci. Mais, face à la résistance des « militants de première heure » et l’appétit des « transhumants », il s’est résolu à reculer ; pour se préparer à ressauter, quand, par miracle, il décrochera un troisième mandat. On se souvient que lors de son premier mandat il avait tenter de renouveler son parti, mais avait fini par rappeler Macky Sall, qu’il avait désigné pour l’impossible mission. À l’époque, comme cette fois-ci, il ne voulait que livrer sa formation politique à son fils, Karim, qui est rejeté par les libéraux, après la sanction qui lui a été infligée par les populations aux dernières élections locales.

La Redaction
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