jeudi 17 janvier 2013

EN DIRECT. Mali : 1.400 militaires français déjà déployés

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Des troupes supplémentaires ont été envoyées, ainsi que des hélicoptères de combat. Suivez tous les événements en direct.

L'essentiel :Un officier français photographié sur une base militaire aérienne à Bamako, le 16 janvier. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)
  • Une semaine après le début de l'intervention française au Mali, la France continue de renforcer son dispositif militaire terrestre, avec l'envoi de troupes supplémentaires et d'hélicoptères de combat, de type Gazelle et Tigre, a annoncé l'état-major des armées. 1.400 soldats français sont actuellement déployés. Ce dispositif doit être progressivement porté à environ 2.500.
  • Les troupes françaises ont commencé leur progression vers le nord du pays pour stopper l'avancée des groupes islamistes armés. Tous les événements de la journée de mardi.
  • La crise malienne a pris ce mercredi une nouvelle dimension internationale, avec une prise d'otages massive sur un site gazier en Algérie. Un groupe islamiste armé a revendiqué l'attaque, réclamant notamment "l'arrêt de l'agression" au Mali. Quatre français seraient "potentiellement" retenus, selon Europe 1. Suivez les événements algériens en direct.


12h45 - L'UE approuve la mission de formation de l'armée malienne
Les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé la mission de l'UE destinée à former et à réorganiser l'armée malienne, a-t-on appris de source européenne. Cette décision, prise au cours d'une réunion ministérielle exceptionnelle consacrée à la crise malienne, vise à déployer quelque 450 Européens, dont 200 instructeurs, à partir de la mi-février.
12h35 - Borloo en appelle à un sommet européen
"Il faut un sommet de Paris, il faut un sommet de Bruxelles, vous l'appelez comme vous voulez", déclare le président de l'UDI sur i>TELE. Ca ne "peut pas être une affaire strictement de discussions militaires avec des moyens techniques ou des avions de ravitaillement. Il faut un soutien politique et il faut un soutien militaire". "Je suis surpris qu'il n'y ait pas une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement" pour "qu'il y ait une position politique des Européens", a poursuivi l'ex-ministre.
12h25 - Mauritanie : l'opposition est contre une participation au conflit
La Coordination de l'opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) en Mauritanie prône le dialogue pour régler la crise. L'opposition s'est déclarée contre "'toute participation de la Mauritanie à la guerre en cours en raison de la gravité de ses retombées", mercredi soir lors d'un meeting à Nouakchott. Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a exclu de participer à la force ouest-africaine devant intervenir au Mali, mais a indiqué que son armée riposterait à toute attaque en Mauritanie.
12h25 - 200 soldats tchadiens ont quitté leur pays
Un premier contingent destinés à la future force africaine au Mali a quitté hier soir N'Djamena à bord de trois avions, selon une source militaire tchadienne ce jeudi. "Deux cents éléments des forces spéciales tchadiennes", sur les 2.000 hommes promis par le Tchad, ont quitté hier soir N'Djamena et ils sont présentement à la base militaire de Niamey (Niger)" a indiqué une source militaire tchadienne sous couvert de l'anonymat, précisant qu'ils devaient être rejoints par d'autres troupes africaines avant de pénétrer au Mali.
12h20 - Claude Bartolone rencontre son homologue malien
Le président socialiste de l'Assemblée nationale reçevra à 18H00 le président par intérim de l'Assemblée nationale du Mali, Younoussi Touré, au lendemain du débat sur l'intervention française au Palais Bourbon, annonce la présidence.
12h15 - Les conseils de Jacques Cheminade
L'ex-candidat à la présidentielle livre sa vision de l'intervention française dans un communiqué publié sur son site. "les jihadistes ne peuvent pas simplement être éliminés par les armes", y explique-t-il. Sa solution : "combattre ceux financent le terrorisme et les trafics", au rangs desquels "le Qatar", "l'Arabie saoudite", et "les réseaux de la City, de Wall Street et de nos propres banques qui leur sont associées, qui contrôlent les gouvernements anglais et américain actuels et instrumentalisent les djihadistes en Syrie".
12h - Vigipirate : la sécurité des ministre délégués renforcée
Ils se sont vu adjoindre les services d'officiers de sécurité, affirme une source gouvernementale. D'ordinaire, ces ministres délégués ne disposent pas en permanence d'officiers de sécurité pour assurer leur protection, contrairement aux ministres de plein exercice.Le plan Vigipirate a été renforcé de le cadre de l'intervention française au Mali.
11h35 - 1.400 militaires français actuellement sur le sol malien
Le ministre de la Défense annonce que 1.400 militaires français sont d'ores et déjà sur le sol malien, sur les 2.500 annoncés au début des opérations. "Ce matin, il y a 1.400 militaires français sur le sol malien", a déclaré Jean-Yves le Drian en marge d'un déplacement à Vincennes, alors qu'ils étaient plus de 800 selon le pointage donné la veille par le ministère de la Défense. "Il y a eu des combats hier (jeudi, ndlr) au sol et par voie aérienne. Il y en a eu cette nuit, il y en a en ce moment", a ajouté le ministre.
11h - Prodi : pas d'autres voies que l'intervention française
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahel, l'ancien Premier ministre italien Romano Prodi, estime qu'il n'y avait pas d'autres voies que l'intervention française au Mali pour empêcher "la mise en place d'une zone franche terroriste au cour de l'Afrique".
"Je ne suis pas un 'belliciste' et par le passé face à d'autres épisodes de guerre comme en Libye, j'ai manifesté des doutes. Mais dans ce cas, il me semble qu'il n'y avait pas d'autres moyens à mettre en oeuvre pour éviter le pire", a expliqué Prodi dans un entretien au journal "L'Unita".
10h45 - Pas de polémique en temps de guerre, tranche Guaino
Le député UMP assure que l'heure n'est pas au débat face à l'intervention française, l'unité étant nécessaire en temps de guerre. "Quand la France est en guerre - et c'est une guerre, pas une petite opération de police - nous devons tous être unis derrière nos soldats qui risquent leur vie", a déclaré l'élu des Yvelines sur RTL. Un peu plus tôt, Brice Hortefeux fustigeait la "réelle impréparation" de la France.

Henri Guaino : "Un peu de démocratie, M... par rtl-fr
10h15 - Nouvel accrochage entre islamistes et soldats maliens à Konna
Les faits sont survenus dans la nuit de mercredi à jeudi. La prise de Konna, le 10 janvier par les jihadistes, avait provoqué l'intervention de Paris. Un premier affrontement avait eu lieu mercredi après-midi entre des islamistes et des soldats maliens, appuyés par l'armée française présente dans le secteur.
"Nous avons eu un deuxième accrochage avec les islamistes à 20 km de Konna", a déclaré le capitaine Saliou Coulibaly. "Six islamistes ont été tués et nous avons pu récupérer huit véhicules et en détruire d'autres", a-t-il affirmé.
10h10 - Longuet réfute tout lien entre les événements algériens et l'intervention française
L'ancien ministre de la Défense (UMP) juge sur LCI qu'il n'y avait pas de lien entre la prise d'otages en Algérie et l'offensive lancée par la France au Mali. La prise d'otages sur un site gazier du centre-est de l'Algérie n'est "pas du tout" la conséquence directe de l'action engagée vendredi par Paris contre les islamistes au Mali, a assuré le sénateur de la Meuse sur LCI.
"Cette prise d'otages demande une préparation. Très clairement, il a fallu plusieurs semaines pour acheminer des moyens, des hommes", il a fallu "des repérages". L'action française a peut-être été "un déclencheur", a poursuivi Gérard Longuet, mais "on ne peut pas imaginer qu'en moins d'une semaine, une telle prise d'otages ait pu être conçue par une filiale d'al-Qaïda ou Aqmi". "En tout état de cause, c'est un objectif qui avait été préparé".
9h30 - Un dispositif français renforcé
La France a envoyé des troupes supplémentaires ainsi que des hélicoptères de combat, annonce l'état-major des armées. "On poursuit la montée en puissance. Des hommes continuent à se mettre en place, avec des hélicoptères", a indiqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, sans préciser le nombre d'appareils concernés.
Des hélicoptères de type Gazelle et Tigre, ont notamment été déployés au Mali. Premiers à intervenir le 10 janvier dans la région de Konna (centre du pays), les hommes du Commandement des opérations spéciales (COS) opèrent en particulier avec des hélicoptères de combat dont le nombre est tenu secret. Des appareils de manoeuvre, type Cougar ou Caracal, sont également sur place.
9h - Hortefeux blâme une "réelle impréparation" de l'initiative française
Dans une interview au "Figaro" jeudi, ce proche de Nicolas Sarkozy, qui critique une "réelle impréparation" de l'offensive anti-islamistes, est interrogé sur la position de l'ancien président. "Personne ne peut s'exprimer à sa place, mais je pense que si le principe paraît juste, les modalités sont plus qu'incertaines", répond-il.
"Les soutiens diplomatiques et logistiques ont été à ce jour plus que mesurés et témoignent d'une réelle impréparation", dénonce l'eurodéputé, qui se dit "surpris qu'une commission d'enquête sur ce qui s'est passé en Somalie n'ait pas encore été constituée". Un commando de la DGSE y a tenté en vain de libérer un otage français.

tempsreel.nouvelobs.com

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